L’IDENTITÉ DE LA FAMILLE MAZENODIENNE : UN CORPS D’ÉLITE POUR L’ÉGLISE

C’est seulement après Vatican II que le mot « charisme » a été utilisé pour décrire les caractéristiques particulières d’une famille religieuse comme un don de Dieu, mais c’est exactement ce concept auquel Eugène fait référence lorsqu’il parle de l’esprit des Missionnaires :

Notre Seigneur Jésus-Christ nous a laissé le soin de continuer le grand œuvre de la rédemption des hommes…

Chaque Société dans l’Église a un esprit qui lui est propre; il est inspiré de Dieu selon les circonstances et les besoins des temps

Il utilise une image militaire : l’ensemble de l’Eglise est telle une armée en marche pour détruire le pouvoir du mal et établir le Royaume de Dieu. La famille Mazenodienne doit être un « corps d’élite » – une division spécialement choisie et entraînée, grâce à ses talents, afin de préparer le chemin pour l’arrivée de l’armée principale.

Chaque Société dans l’Église a un esprit qui lui est propre; il est inspiré de Dieu selon les circonstances et les besoins des temps où il plaît à Dieu de susciter ces corps de réserve, ou, pour mieux dire, ces corps d’élite qui devancent le corps de l’armée dans la marche, qui la surpassent par la bravoure et qui remportent aussi de plus éclatantes victoires.

Lettre à Henri Tempier, le 22 août 1817, E.O. VI n. 21

C’était la mission du groupe d’Eugène : être une force au travail pour préparer, à travers les missions paroissiales, le ministère pour la jeunesse, et les missions permanentes, l’établissement plus complet et plus profond de l’Eglise en Provence.

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Une réponse à L’IDENTITÉ DE LA FAMILLE MAZENODIENNE : UN CORPS D’ÉLITE POUR L’ÉGLISE

  1. Denyse Mostert dit :

    « Un corps d’élite… qui devance le corps de l’armée dans la marche… » ! Un peu déconcertants tout de même ces mots martiaux appliqués à un petite groupe de missionnaires » ! Quoi qu’il en soit, cinq lignes suffisent à Eugène de Mazenod pour cerner l’esprit qui doit animer la petite Société.

    Aucune trace d’orgueil là-dedans. C’est à Dieu uniquement qu’il a plu « de susciter [en temps voulu] ces corps de réserve, ou, pour mieux dire, ces corps d’élite » qui « dépassent le corps de l’armée dans la marche, qui la surpassent par la bravoure et qui remportent aussi de plus éclatantes victoires».

    L’histoire des Missionnaires de Provence vient corroborer ces affirmations. C’est en effet sous l’action de l’Esprit qu’un jeune noble à la vie mondaine trépidante, a été soudainement rejoint par la souffrance des victimes oubliées de la Révolution. Les embûches de toutes sortes dirigées par après contre le petit groupe de prêtres venus à sa suite disent d’elles-mêmes combien leur action, dérangeante par sa nouveauté, ne pouvait se vivre qu’au prix d’une « bravoure » certaine. « Victoires éclatantes » aussi que les villageois se précipitant pour réapprendre Jésus Christ, et la dimension nouvelle qu’il vient offrir à leur vie.

    La vocation de la famille mazenodienne qui « est de construire l’Église là où elle n’est pas encore née ou, encore, là où elle passe à travers des difficultés », (*) ne s’inscrit-elle pas dans la continuité de l’intuition fondamentale d’Eugène de Mazenod de laquelle sont nés les Missionnaires de Provence ? (*)

    Belle et difficile vocation pour laquelle il faut nous exercer à la « bravoure » et à la persévérance des premiers missionnaires…

    (*) http://omiworld.org/dictionary.asp?v=10&vol=1&let=E&ID=1096

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