EN JESUS CHRIST, NOTRE CENTRE COMMUN OÙ NOTRE COEUR DEVIENT UN.

La pratique d’orasion qui était important pour Saint Eugène est illustré dans ce beau texte.

Trouvons-nous ainsi souvent ensemble, en Jésus-Christ, notre centre commun en qui tous nos cœurs se confondent et toutes nos affections se perfectionnent.

Bien qu’il soit physiquement séparé de ses confrères Oblats, Saint Eugène pratiquait toujours la prière d’« oraison » – d’être uni avec eux dans la présence eucharistique de Jésus-Christ. Chaque jour quand il priait dans sa chapelle, il était uni à ses confrères, où qu’ils soient

Très chers, voilà mon bouquet de ce beau jour de fête.

Lettre à Jean Baptiste Mille et aux Pères et Frères à Billens, le 1 Novembre 1831, EO VIII n 406

Quelle belle tradition Saint Eugène nous a laissé! Nous pouvons être en contact avec nos êtres chers en présence de Jésus qui nous uni, malgré la distance géographique. C’est le vrai sens de “l’oraison” du Saint Eugène.

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21 MAY 1861 – COMMÉMORER LA MORT DE NOTRE FONDATEUR

La veille de sa mort, Eugène a confié ce message à sa famille Oblate:

Dites-leur bien que je meurs heureux… que je meurs heureux de ce que le bon Dieu a daigné me choisir pour fonder dans l’Église la Congrégation des Oblats..

Et il a suivi:

Pratiquez bien parmi vous la charité… la charité… la charité… et au dehors, le zèle pour le salut des âmes

Joseph Fabre, Lettre circulaire 1861

La Congrégation des Oblats et l’Archidiocèse de Marseille se sont réuni à la tombe de St Eugene pour commémorer le 150ème anniversaire de sa mort. L’actuel successeur en tant que supérieur général a rappelé:

Pour nous, les Oblats, saint Eugène était un homme passionné avec un grand amour pour Jésus-Christ, pour l’Eglise et pour les pauvres, trésors qu’il partagea avec le peuple de Marseille pendant trente-sept ans, comme vicaire général, puis comme évêque.
Dans le même temps, il a été Supérieur général des Missionnaires Oblats et a guidé cette congrégation grandissante depuis la maison épiscopale, de l’autre côté de la rue.
C’est de cette même ville qu’il nous a envoyés pour prêcher l’Evangile dans le monde… Nous, Oblats, sommes fiers de continuer à suivre son inspiration dans près de soixante-dix pays, avec plus de quatre mille missionnaires et de nombreux laïcs associés..

P. Louis Lougen OMI

Pendant la messe, durant son homélie, le successeur actuel d’Eugène en tant qu’Evêque de Marseille a dit:

Mgr de Mazenod était animé par la passion d’annoncer l’Évangile du Christ. C’est par le chemin de la rencontre des plus pauvres que le Christ est venu à lui et l’a attaché à Lui. Il en a fait un apôtre infatigable.
En cela il est un modèle pour nous.
Que la passion de l’Évangile nous habite ! Qu’elle nous conduise vers les plus pauvres d’aujourd’hui en Église…

Mgr Georges Pontier

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OBLATION: SORTIR DE L’ENFANCE POUR DEVENIR DES HOMMES PARFAIT EN CHRIST

La journée de la Toussaint, Eugène portait dans son coeur Pierre Aubert qui se consacrait au Seigneur par ses vœux perpétuels.

Ce baiser de paix et toutes les grâces de la communion des saints se sont répandus au loin et seront parvenus jusqu’à vous, je n’en doute pas, parce que le sacrifice d’où elles découlent avait été offert pour vous comme pour les présents. Il n’est pas jusqu’à notre cadet, le plus jeune de notre chère famille, ce bon Pierre, qui doit sortir aujourd’hui de l’enfance pour prendre les dimensions de l’homme parfait, qui ne m’occupât délicieusement.

Lettre à Jean Baptiste Mille et aux pères et frères à Billens, 1 Novembre 1831, EO VIII n 406

Quand il dit “l’homme parfait” Saint Eugène se réfère à la Lettre aux Ephésiens 4, 13 “jusqu’à ce que nous parvenions tous ensemble à l’unité dans la foi et dans la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’adultes, à la taille du Christ dans sa plénitude.”  Voici le but de la formation initiale et permanente oblates.

Pierre Aubert a continué à vivre son oblation comme un grand missionnaire au Canada.

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SE PORTER MUTUELLEMENT DANS LE CŒUR ET DANS NOS PRIERES

Nous avons passé beaucoup de temps à réfléchir sur la retraite privée pendant laquelle Eugène a médité sur les Constitutions et les Règles. Maintenant, il est de retour à la vie ordinaire de chaque jour – et ses préoccupations en tant que supérieur de sa famille religieuse.

Pour vous donner une preuve évidente de ma bonne volonté, je ne veux pas sortir de ma retraite sans vous écrire au moins quelques lignes. Vous verrez par là, mes chers, que vous êtes ma première pensée à la descente de la sainte montagne où, conformément à la Règle, et d’après le conseil de notre divin Maître, je viens de quiescere pusillum [ed. Marc 6, 31 “Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu”.]
Je dois même avouer que je n’ai pas attendu d’avoir fini mes exercices pour m’occuper de vous. Très souvent vous m’étiez présents, et ce n’était assurément pas pour me distraire.

Prier pour les membres de sa famille religieuse faisait toujours partie intégrante de sa prière quotidienne. Il a écrit cette lettre le 1er novembre, la Toussaint, le jour où les Oblats ont renouvelé leur oblation – et où les nouveaux membres de la famille ont professé leurs premiers vœux. Eugène rend grâce pour le don de la vocation oblate :

Ce matin entre autres, dans le recueillement des saints mystères célébrés avant l’aurore dans la chapelle du séminaire, vous grossissiez dans ma pensée l’élite de ces fervents disciples qui avaient devancé le jour pour rendre à Dieu des actions de grâces pour le grand bien qui n’a pas été accordé à tous.

Lettre à Jean Baptiste Mille et aux pères et frères à Billen. 1 Novembre 1831, EO VIII n 406

Aujourd’hui, nous sommes tous invités à rendre grâce pour le don de notre vocation baptismale et à nous rappeler que, en tant que membres de la famille Mazenodienne, nous sommes unis à vivre et à exprimer notre vocation.

 

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UNE INVITATION POUR NOUS RENOUVELER COMME DISCIPLE

Saint Eugène conclut sa retraite en disant que tout ce qui est écrit dans la règle, tout ce qu’il a médité, est là pour “maintenir l’esprit de notre vocation.” Autrement dit, tout ce qui est dans notre règle de vie, a pour objectif de nous aider à nous concentrer sur notre vocation baptismale des disciples comme nous l’exprimons dans notre relation avec Dieu, les uns avec les autres et avec nous-mêmes à la lumière de l’Évangile.

Toutes ces choses sont précieuses. Elles sont éminemment propres à nous maintenir dans l’esprit de notre vocation, à nous faire acquérir de nouvelles vertus et de plus abondants mérites; c’est pourquoi la Règle insiste pour que le missionnaire, celui surtout qui a rendu de plus éclatants services à l’Église, celui qui a procuré le plus de gloire à Dieu et sauvé le plus grand nombre d’âmes dans l’exercice des saintes missions, accoure joyeux dans le sein de nos communautés pour s’y faire oublier des hommes et se retremper par la pratique de l’obéissance et de l’humilité et de toutes les vertus cachées, dans l’esprit de sa vocation et la ferveur de la perfection religieuse, sans négliger ses autres devoirs

Puis Eugène cite directement de la Règle sur la nécessité de renouvellement individuel par plusieurs moyens:

Fini le temps des missions, ils rentreront avec joie dans la retraite de leur sainte maison, où ils emploieront le temps à se renouveler dans l’esprit de leur vocation, à méditer la loi du Seigneur, étudier l’Écriture sainte, les saints pères, la théologie dogmatique et morale, et les autres branches de la science ecclésiastique; ils s’occuperont aussi à préparer de nouveaux matériaux pour les prochaines missions 
… En vivant de la sorte, on est sûr de plaire à Dieu et alors nul obstacle pour que l’on s’approche du Sauveur, qu’on s’unisse à lui par le sacrement de son amour en lui offrant journellement le saint Sacrifice.

Note de Retraite, Octobre 1831, EO XV n. 163

 

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SE SOUMETTRE AVEC HUMILITÉ À CELUI QUI EST CHOISI PARMI SES FRÈRES POUR REPRESENTER JESUS CHRIST

Citant la règle, les méditations de retraite du Saint Eugène l’a amené à commenter certains domaines de la relation avec le Sauveur comme vécu au quotidien.

Le ministère qu’ils exercent leur apporte gratitude, louange et reconnaissance. Il est donc important de se rappeler qu’ils sont des simples instruments de Jésus le Sauveur. Ils ont besoin de cultiver l’humilité (pour dire “il s’agit de toi, Jésus, pas moi”) et la simple coopération avec leur supérieur (“il s’agit de nous, la Communauté, et non pas moi.”)

Unis par les liens de la plus intime charité ». Ils ne doivent donc pas se bouder, ils ne doivent pas se contrister par des marques d’indifférence ou de froideur, « unis par les liens de la plus intime charité, ils vivront dans la pratique exacte de la sainte obéissance sous la dépendance des supérieurs ». Il ne s’agit pas ici seulement du Supérieur général. Que dire alors des murmures, que dire des préventions? « C’est ainsi qu’ils parviendront à se rendre familiers la sainte vertu d’humilité… » en se soumettant avec simplicité à celui choisi parmi les frères pour représenter Jésus Christ, pour qu’il commande en son nom, pour qu’on lui obéisse exactement « exacte » et qu’on acquiesce par l’humilité qui leur est infiniment nécessaire. « Ainsi, ils parviendront à se rendre familiers la sainte vertu d’humilité qu’ils ne cesseront de demander à Dieu comme leur étant infiniment nécessaire dans le ministère dangereux qu’ils exercent.

Puis Saint Eugène donne la véritable raison de ces sauvegardes: à Dieu appartient le crédit et non pas à notre orgueil.

En voici la raison : « Car ce ministère produisant ordinairement de très grands fruits, il serait à craindre que les succès éclatants, qui sont l’ouvrage de la grâce et dont, conséquemment, tout l’honneur doit être rapporté à Dieu, ne fussent quelquefois un piège très dangereux pour le missionnaire imparfait qui ne se serait pas exercé assidûment dans cette première et indispensable vertu! » Les superbes sont donc averties !

Notes de Retraite, Octobre 1831, EO XV n. 163

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PAS DES BOUDEURS, PAS DE SIGNE D’INDIFFERENCE OU DE FROIDEUR

« Ceci est mon commandement : aimez-vous les uns les autres comme je vous aime. » (Jean 15, 12). La méditation de retraite du Saint Eugène continue :

« Unis par les liens de la plus intime charité ». Ils ne doivent donc pas se bouder, ils ne doivent pas se contrister par des marques d’indifférence ou de froideur, « unis par les liens de la plus intime charité, ils vivront dans la pratique exacte de la sainte obéissance sous la dépendance des supérieurs ». Il ne s’agit pas ici seulement du Supérieur général. Que dire alors des murmures, que dire des préventions?

Notes de retraite, Octobre 1831, EO XV n. 163

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ILS TACHERONT DE DEVENIR D’AUTRES JESUS CHRIST, REPENDANT PARTOUT LA BONNE ODEUR DE SES AIMABLES VERTUS

Saint Eugène conclut sa méditation sur les vertus en résumant le but et les moyens pour mettre l’Évangile en pratique “Aimez le Seigneur votre Dieu avec tout votre esprit, de tout votre cœur, de toute votre âme, et aimez votre prochain comme vous-même. La carte pour y parvenir : “Ceci est mon commandement : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés” (Jean 15, 12) “comme je t’aime” les vertus nous montrent les moyens, les qualités nécessaires pour rester conscients de l’amour de Jésus pour nous.

Mais tant en mission que dans l’intérieur de la maison, leur principale occupation sera d’avancer dans les voies de la perfection religieuse ; ils s’exerceront surtout dans l’humilité, la pauvreté, l’abnégation de soi-même, l’esprit de mortification, l’esprit de foi, la pureté d’intention, etc; en un mot, ils tâcheront de devenir d’autres Jésus Christ, répandant partout la bonne odeur de ses aimables vertus ».

Notes Retraite, Octobre 1831, EO XV n. 163

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TRANSFORMER TOUTES NOS « ACTIONS » et « ÊTRE » EN TEMPS DE DIEU

Notre vocation comme famille Mazenodienne est d’imiter la vie de Jésus et des apôtres. C’est de faire leur ministère : rendre présent Jésus-Christ dans nos activités quotidiennes. C’est la pratique des vertus comme Jésus les a enseigné à ses apôtres – et à nous à travers eux.

Il faut donc vivre de leur vie, exercer leur ministère, pratiquer leurs vertus. Nul doute : « À l’imitation de ces grands modèles, une partie de leur vie sera employée à la prière, au recueillement intérieur et à la contemplation dans le secret de la maison de Dieu qu’ils habiteront en commun. » « L’autre sera entièrement consacrée aux œuvres extérieures du zèle le plus actif, telles que les missions, la prédication et les confessions, les catéchismes, la direction de la jeunesse, la visite des malades et des prisonniers et autres exercices semblables

Notes de Retraite, Octobre 1831, EO XV n. 163

Pour atteindre cet objectif, nous devons travailler à un équilibre entre l’action et la tranquillité, le travail et la réflexion, le temps de travail et le temps de prière. L’objectif est de transformer toutes nos « actions » et « être » en temps de Dieu.

Les activités des Missionnaires Oblats sont énumérées ci-dessus, mais le texte est pour nous tous qui suivons le charisme de Saint Eugène. Quelles sont mes activités quotidiennes que j’aimerais, dans notre monde d’aujourd’hui, ajouter dans la liste, comme un laïc baptisé.

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NOUS NOUS EMERVEILLONS EN SILENCE DE NOTRE GRANDE VOCATION

Pourquoi toute cette insistance sur la nécessité d’imiter ces vertus ? C’est parce que Jésus est notre fondateur. C’est parce que, sans lui et l’exemple de sa relation avec les apôtres, notre vie et notre vocation baptismale n’auraient pas de sens. Voici le fondement de notre vocation en tant que famille Mazenodienne.

Croirait-on que la Règle suppose avoir assez insisté sur l’indispensable nécessité d’imiter Jésus Christ? Non. Voici qu’elle nous présente le Sauveur come le vrai instituteur de la Congrégation, et les Apôtres qui les premiers ont marché sur les traces de leur Maître comme nos premiers pères. Peut-on rien de plus pressant pour nous porter à les imiter! Jésus, notre Instituteur, les Apôtres, nos devanciers, nos premiers pères! Et c’est l’Église qui nous l’apprend, c’est Pierre par la bouche de Léon qui nous le dit! Prosternons-nous, écoutons avec respect, admirons en silence. Jurons d’être fidèles, de devenir dignes de notre grande vocation. « Il a déjà été dit que les missionnaires doivent, autant que le comporte la faiblesse de la nature humaine, imiter en tous les exemples de Notre Seigneur Jésus Christ, principal instituteur de la Société et de ses Apôtres, nos premiers pères »

Notes de Retraite, Octobre 1831, EO XV n. 163

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