CÉLÉBRER LA MERVEILLEUSE NUIT OÙ NOTRE SAUVEUR BIEN-AIMÉ EST NÉ DANS UNE ÉTABLE

Eugène a été ordonné prêtre le 21 décembre 1811 et a célébré sa «première messe» la veille de Noël. Il avait invité sa mère à s’unir à lui d’une manière très spéciale.

Chère mère, unissez-vous à moi la nuit de Noël, participez aux saints mystères à Aix, tandis qu’à Amiens, dans la plus fervente des communautés, je les célébrerai pour vous; parlons chacun de notre côté à notre bon Maître qui assurément ne saurait rien nous refuser en un si beau jour…

Lettre à sa mère, le 8 décembre 1811, E.O. XIV n. 96

Après Avant une ordination, la coutume était de faire une retraite de quelques jours pour se préparer à célébrer la messe pour la première fois. Pour le jour de sa consécration, il avait écrit, à l’avance, à sa mère :

Je vous quitte, chère et bonne maman. J’ai pris trois jours encore pour m’accoutumer à l’idée que je suis prêtre et pour me préparer à célébrer les divins mystères la nuit délicieuse où notre aimable Sauveur naquit dans une étable…

Lettre à sa mère, le 21 décembre 1811, E.O. XIV n. 97

 

PAUSE POUR NOËL

 

Je vous souhaite les bénédictions de Noël.

Nous reprendrons le 21 janvier

 

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SE PRÉPARER À NOËL AVEC SAINT-EUGÈNE

Un des moments privilégiés de prière pour Eugène était d’être capable de s’unir avec ceux qu’il aimait en présence de Dieu notre Père. Dans notre tradition Oblate nous avons appris à notre reconnaitre dans cet exercice sous le terme d’«oraison». En tant que séminariste à Paris, il écrivit à sa mère, un matin de Noël, comment il avait été uni à elle pendant la Messe de Minuit, malgré la distance qui les séparait.

Ah!, ma très chère maman, croyez-vous que cette nuit je ne me suis pas trouvé avec vous? Eh! comment, en méditant sur la sainte Mère de notre Dieu, qui venait d’être comblée de consolation en donnant au monde son Sauveur, et en même temps qui devait sentir si vivement la pauvreté, l’infirmité et la misère à laquelle elle voyait son divin Maître réduit pour l’amour des hommes, comment ces tendres sentiments ne m’auraient-ils pas ramené vers vous? Oh! Que oui, ma bonne mère, nous avons passé ensemble la nuit aux pieds des autels, qui me représentaient la crèche de Bethléem; nous avons ensemble offert nos dons à notre Sauveur et nous lui avons demandé de naître dans nos cœurs et d’y fortifier tout ce qui est faible, etc. Hélas!, vous connaissez assez mon cœur, puisqu’il a été formé du vôtre, ainsi vous devez bien être persuadée que le sentiment de la nature y est aussi vif et s’y fait autant sentir que dans le vôtre.

Lettre à sa mère, 25 décembre 1809, EO XIV n. 37

Quelles sont les personnes avec qui je voudrais m’unir, devant la crèche de Bethléem, cette année ?

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IL Y A 200 ANS : NOTA BENE – L’EXEMPLE EST UNE MANIÈRE DE DIRIGER

Le remède à la situation tragique de l’Eglise – et plus particulièrement au mal fait par « la paresse, la nonchalance, la corruption des prêtres » – proposé par Eugène est celui du bon exemple des prêtres. « L’exemple est une manière de diriger » disait Albert Schweitzer – et il était difficile de trouver quelqu’un qui en soit aussi convaincu qu’Eugène.

Nous reconnaissons les thèmes familiers de la fondation, qui reviennent constamment : dans les pas des apôtres, « être » plutôt que « faire », « tout pour Dieu », etc. :

Il faut pour cela former des apôtres qui, après s’être convaincus de la nécessité de se réformer soi-même, travaillent de tout leur pouvoir à convertir les autres:
« Veille sur ta personne et sur ton enseignement, dit l’apôtre saint Paul à Timothée, persévère en ces dispositions. Agissant ainsi, tu te sauveras, toi et ceux qui t’écoutent. » (1Tim 4,16).
Et comme nous avons vu que la source véritable du mal était l’insouciance, l’avarice et la corruption des prêtres, ces abus étant réformés, les autres cesseront.

Règle de 1818, Chapitre premier §3 Nota Bene. Missions, 78 (1951) p. 15

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IL Y A 200 ANS : NOTA BENE – L’ANALYSE AVANT L’ACTION

Les Missionnaires, en se dévouant à la reconstruction de l’Eglise de France post-révolutionnaire, ont donné leur vie pour ramener ces victimes abandonnées de la révolution dans la plénitude de la communion avec Jésus-Christ et les membres de son Corps. Afin d’être efficace, il était nécessaire d’avoir une analyse claire de la situation à laquelle il voulait répondre par leur ministère.

Pour parvenir à réussir dans cette sainte entreprise, il faut premièrement rechercher les causes de la dépravation qui asservit aujourd’hui les hommes à toutes leurs passions.
On peut les réduire à trois chefs principaux:
§  1. L’affaiblissement pour ne pas dire la perte totale de la foi;
§  2. L’ignorance des peuples;
§  3. La paresse, la nonchalance, la corruption des prêtres.
… Ces causes étant connues, il est plus aisé d’y apporter le remède.

Règle de 1818, Chapitre premier §3 Nota Bene. Missions, 78 (1951) p. 15

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IL Y A 200 ANS :NOTA BENE – LES DEUX COTÉS DE L’IMAGE

On peut toucher l’intensité des émotions d’Eugène ! Alors qu’il réfléchissait sur la situation de l’Eglise en France, il exprime son horreur devant le comportement de certains prêtres qui ne vivaient pas les exigences de leur vocation.

Ensuite, contrastant avec cette situation, il décrit son admiration et son émerveillement devant la beauté de la vocation des Missionnaires. Il est dans ce même sentiment d’émerveillement lorsqu’il médite sur l’Eglise :

L’Église, ce bel héritage du Sauveur, qu’il avait acquis au prix de son sang,
puis, il regarde l’autre coté de la situation :
a été ravagée de nos jours d’une manière cruelle.
L’Eglise, le Corps du Christ, est le magnifique héritage que nous a laissé le Sauveur lui-même. Mais, avec peine et douleur, Eugène décrit l’état dans lequel elle a été réduite :
Cette épouse chérie du Fils de Dieu ne lui enfante presque plus que des monstres. L’ingratitude des hommes est à son comble ; l’apostasie bientôt générale;
et à part le sacré dépôt qui sera toujours conservé intact jusqu’à la fin des siècles, il ne reste plus du christianisme que les traces de ce qu’il a été, de sorte que l’on peut dire avec vérité que, grâce à la malice et à la corruption des chrétiens de nos jours, leur condition est pire que celle de la gentilité, avant que la croix eût terrassé les idoles.

Règle de 1818, Chapitre premier §3 Nota Bene. Missions, 78 (1951) p. 15

Je me demande ce qu’Eugène écrirait aujourd’hui s’il devait situer son Nota Bene dans notre monde actuel ? Le Peuple de Dieu, cet héritage glorieux, acquis par le Sauveur au prix de son sang, continue, de nos jours, à être cruellement ravagé… Vatican II a souligne le fait que NOUS sommes le Peuple de Dieu…

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IL Y A 200 ANS : LEUR AMBITION DOIT EMBRASSER E LA TERRE ENTIERE

Même s’il est conscient du fait qu’ils ne sont que six prêtres et trois séminaristes scholastiques pour le moment, il ne peut contenir son enthousiasme – ils ont de grands rêves :

et quoique,
vu leur petit nombre actuel
et les besoins plus pressants des peuples qui les entourent,
ils doivent pour le moment borner leur zèle aux pauvres de nos campagnes et le reste, leur ambition doit embrasser, dans ses saints désirs,
l’immense étendue de la terre entière

Règle de 1818, Chapitre premier §3 Nota Bene.
Missions, 78 (1951) p. 15

Les rencontres quotidiennes d’Eugène avec le Sauveur dans la prière, et sa spiritualité qui prend racine dans la Bible, le remplissent de confiance et lui permettent d’avoir de grand rêves : « Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume. » Luc 12,32

On le décrivait avec un cœur aussi large que le monde, et il pouvait visualiser, plein de conviction, la graine de moutarde qui croissait à partir d’Aix en Provence – et qui aujourd’hui a atteint tous les pays du monde où les membres de la famille Mazenodienne sont présents.

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IL Y A 200 ANS: NOTA BENE – UN MOMENT SENSATIONNEL

Eugène est emporté par ce qu’il y a de merveilleux dans notre vocation. Elle vient de Dieu et est une invitation à entrer dans le Royaume de Dieu, en nous donnant la charge de n’être rien de moins que les co-opérateurs du Sauveur !

Quelle fin plus sublime que celle de leur Institut?!
Leur instituteur, c’est Jésus-Christ, le Fils de Dieu lui-même;
leurs premiers pères, les Apôtres.
Ils sont appelés à être les coopérateurs du Sauveur, les corédempteurs du genre humain;

Règle de 1818, Chapitre premier §3 Nota Bene.
Missions, 78 (1951) p. 15

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IL Y A 200 ANS: NOTA BENE –  QUELLE FIN PLUS SUBLIME QUE CELLE DE LEUR INSTITUT!

Quelle fin plus sublime que celle de leur Institut!

Il réaffirme, avec des mots différents, les trois piliers fondateurs de notre vocation, qu’il avait décrits dans notre Premier article, et qui nous définissent.

NOTA BENE – A NOTER ! Leur instituteur, c’est Jésus Christ, le Fils de Dieu lui-même;

La congrégation a son origine dans l’appel de Jésus – il est le Fondateur. Chaque Missionnaire fait partie de ce corps parce qu’il est conscient de l’invitation personnelle venant de Jésus Christ.

NOTA BENE – A NOTER ! leurs premiers pères, les Apôtres.

Nous sommes appelés à former une communauté. Pas n’importe quelle communauté, mais une communauté qui suit l’exemple des apôtres. Et plus que de le suivre, il s’agit de s’insérer dans la communauté évangélique de Jésus, de ses apôtres et de ses premiers disciples. Il s’agit de perpétuer cette communauté.

NOTA BENE – A NOTER ! Ils sont appelés à être les coopérateurs du Sauveur, les corédempteurs du genre humain

Le troisième pilier est la mission : celle d’amener les gens à vivre la même expérience de salut que celle qu’ont vécu les Missionnaires. C’est alors que la définition courte du Missionnaire devient : « co-opérateur du Sauveur » – rien de moins qu’un co-rédempteur!

NOTA BENE. Quelle fin plus sublime que celle de leur Institut!

Chaque fois que je médite sur ces mots, j’en ai presque le souffle coupé. Si nous vivons cette réalité de façon convaincante, à quelle lumière missionnaire notre vocation nous appellera ! Si nous vivons vraiment ces mots dans leur plénitude, quelle différence ferons-nous dans le monde … NOTA BENE – A NOTER!

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IL Y A 200 ANS: NOTA BENE – A NOTER!

Après avoir réfléchi sur les dommages causés à l’Eglise par de mauvais prêtres, Eugène a trempé sa plume dans l’encrier et s’est lancé dans une réflexion passionnée sur la vocation des Missionnaires. Il écrit : NOTA BENE – à noter !

Le texte qui suit nous est connu comme « la Préface », dans la forme sous laquelle nous l’avons reçue.

Eugène avait pour but de lutter contre les ravages causés par de mauvais prêtres en exposant l’idéal de ce qu’est le Missionnaire Oblat :

Quelle fin plus sublime que celle de leur Institut!
Leur instituteur, c’est Jésus Christ, le Fils de Dieu lui-même;
leurs premiers pères, les Apôtres.
Ils sont appelés à être les coopérateurs du Sauveur,
les corédempteurs du genre humain;

Règle de 1818, Première partie, Chapitre premier. Les fins de l’Institut, §3. Nota Bene. Missions, 78 (1951) p. 15

Voici, d’une manière succincte ce qu’est le noyau de la vocation des Missionnaires pour tous ceux qui aspirent à vivre selon le rêve d’Eugène.

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IL Y A 200 ANS: LE SOUCI POUR LES JEUNES

Les monastères avaient été les pionniers de l’éducation en Europe, et voilà donc ce souci pour les jeunes qui avait aussi motivé Eugène dans son ministère envers les jeunes (ce que nous avons examiné en détail dans les articles des semaines précédentes)

Article 3. C’est pourquoi encore les membres de cette Société s’emploient aussi à instruire la jeunesse de ses devoirs religieux, à la détourner du vice et de la dissipation; à la rendre propre à remplir comme il faut les obligations que la religion et la société ont droit de lui imposer dans les divers états auxquels elle se destine.

1818 Règle, Première partie, Chapitre premier. De la fin de l’Institut. § 2.
Missions, 78 (1951) p.13-14

Avec la chute de Napoléon, les ordres monastiques commencèrent à être restaurés et le souci d’Eugène n’était plus nécessaire, sauf pour apprendre à partir de leur exemple dans leur périple vers l’idéal de la plénitude de vie en Dieu.

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