PRESSEZ-VOUS BIEN AUTOUR DE CE BON SAUVEUR QUI DEMEURE AU MILIEU DE VOUS

Ecrivant à la communauté de formation en Suisse, Eugène les exhorte à se souvenir constamment de la présence du Sauveur parmi eux – surtout en tenant compte des profanations qui avaient eu lieu en France contre les symboles religieux et même les hosties eucharistiques.

… Oh Dieu! pressez-vous bien autour de ce bon Sauveur qui demeure au milieu de vous, redoublez d’amour et d’attention auprès de sa personne divine, appliquez souvent vos lèvres sur l’autel où il repose et prosternez-vous devant lui pour lui rendre tous les devoirs qui lui sont dûs et lui témoigner même extérieurement le désir de réparer tant d’outrages qu’il reçoit en France. Ce n’est pas seulement son image qui est profanée, son propre corps vient d’être foulé aux pieds et dévoré par des monstres dans l’église Saint-Louis à Paris.
Je frissonne en vous le répétant. Voilà où nous en sommes dans notre décevante liberté.

Lettre a Jean Baptiste Mille, 19 mars 1831, EO VIII n 387

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J’AURAIS DEMANDÉ À DIEU DE ME FAIRE MOURIR DANS UN BAIN TIÈDE POUR ME PUNIR DE TANT DE LÂCHETÉ

La réunion de la communauté a été couronnée de succès, à l’exception d’un membre.

Le p. [Martin] seulement, qui n’a pas plus de courage que de bon sens, trouve difficile de concilier le travail qu’on lui a imposé et la régularité que j’exige. Ce n’est pas avec de pareils apôtres qu’on ferait la conquête du monde. Il me semble que si, à vingt-cinq ans, j’avais agi ainsi, j’aurais demandé à Dieu de me faire mourir dans un bain tiède pour me punir de tant de lâcheté.

Lettre a Hippolyte Courtès, 6 mars 1831, EO VIII n 386

Le zélé Eugène, qui brûlait passionnément d’amour pour le Sauveur et voulait que ses Oblats le partagent entre eux et parmi les plus abandonnés, ne pouvait comprendre le manque de passion et de zèle de qui que ce soit.

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PROCÉDÉ POUR FAIRE FACE À LA DIVISION DANS UNE COMMUNAUTÉ

La communauté oblate de Marseille semblait avoir perdu son sens d’orientation et Eugène donne l’impression que tous avaient peur de faire face aux problèmes.

Je suis au Calvaire depuis deux jours malgré les conseils trop pusillanimes qui tendaient à me détourner de cette pensée. Peut-être les aurais-je écoutés davantage si ma conscience ne me faisait un devoir de pourvoir au bien de tous.

Tenant compte des facteurs qui avaient perturbé le bien-être de la communauté, Eugène, en tant que Supérieur majeur de la Congrégation, était conscient de son devoir d’intervenir pour le bien de tous.

Les circonstances d’une part, de l’autre les maladies, la mort et quelques autres raisons avaient concouru à démonter nos observances.

Avant la réunion de la communauté, il a rencontré chaque membre en privé pour leur permettre d’exprimer leur pensée.

Avant de mettre le pied dans la maison, j’ai entendu chacun en particulier

Puis il a réfléchit dans la prière sur tout ce qu’il avait entendu.

 J’ai pesé dans la balance du sanctuaire les choses et les personnes,

Seulement après cela a-t-il réuni la communauté – pleinement conscient qu’il n’agissait pas de sa propre autorité, mais de l’autorité de la Règle de Vie, à laquelle chaque Oblat s’était engagé publiquement.

puis la Règle à la main je suis venu rétablir l’ordre sans lequel je n’aurais pas pu entrer. Il faut dire, à la louange de tous, qu’il n’a fallu pour cela qu’une demi-heure d’entretien dans lequel j’ai mis chaque chose à sa place et dès cet instant tout a marché dans la perfection.

Lettre au Hippolyte Courtès, 6 mars 1831, EO VIII n 386

La méthode a reussi : souci pour le bien-être de la communauté, rassembler les faits, réfléchir sur les faits dans la prière, puis à la lumière de la Règle et de son autorité, aider la communauté à prendre ses décisions.

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JE SUIS PERE, ET QUEL PÈRE!

Vous le savez, je suis père et quel père! Donc, je ne puis me contenter de la part qu’on donne au supérieur.

Dès le jour que Eugène fondait les Oblats, il avait un sentiment de paternité spirituelle. Comme il l’exprime aux scolastiques, avec qui il avait passé quelques semaines très spéciales à Billens, nous voyons l’aspect spirituel de cet amour paternel. Il n’est pas dirigé vers des personnes, mais vers Dieu et le service de l’Église.

Si vous pouviez écouter à la porte quand je parle de vous, ou lire ce que j’en écris, vous comprendriez ce que vous m’êtes, mais vous le savez et c’est auprès du bon Dieu que vous me tenez compte de mes sentiments.
 Et vos vertus, votre dévouement pour la gloire de Dieu et pour le service de l’Eglise, feront ma gloire et ma consolation au milieu de l’assemblée des saints; j’en jouis, en attendant, dans le secret de mon cœur et je vous bénis en me recommandant toujours plus à vos prières et à votre souvenir.
Adieu, encore, mes chers enfants
Lettre au P. Jean Baptiste Mille et les scholastiques, 24 janvier 1831, EO VIII n 383

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QUE JE SERAIS HEUREUX DE LA CONTINUER AVEC VOUS!

Écrivant aux jeunes scolastiques, Eugène continue de raconter ses souvenirs du premier jour de la vie communautaire des Oblats.

La table qui ornait notre réfectoire était une planche à côté d’une autre, posées sur deux vieux tonneaux. Nous n’avons jamais eu le bonheur d’être si pauvres depuis que nous avons fait vœu de l’être.

À cette étape, ils n’avaient pas encore fait des vœux religieux. Les vœux viennent quelques années plus tard alors qu’ils visaient à vivre dans un “état de perfection”.

Nous préludions, sans nous en douter, à l’état parfait où nous vivons si imparfaitement. Mais je remarque, à dessein, cette espèce de dénuement très volontaire puisqu’il eût été facile de le faire cesser en faisant transporter tout ce qu’il fallait de chez ma mère, pour en déduire que le bon Dieu nous dirigeait dès lors, et vraiment, sans que nous y pensassions encore, vers les conseils évangéliques dont nous devions plus tard faire profession. C’est en les pratiquant que nous en avons connu le prix.
Eugene recalls the joy of that happening, and wishes he could relive it with the future Oblates.

Eugène se souvient de la joie de cet événement et souhaite la revivre avec les futurs Oblats.

Je vous assure que nous n’avions rien perdu de notre gaieté; au contraire, comme cette nouvelle manière de vivre formait un contraste assez frappant avec celle que nous venions de quitter, il nous arrivait souvent d’en rire de bien bon cœur. Je devais ce bon souvenir au saint anniversaire de notre premier jour de vie commune. Que je serais heureux de la continuer avec vous!

Lettre au P. Jean Baptiste Mille, 24 janvier 1831, EO VIII n 383

« Comme je serais heureux de la continuer avec vous! » dit-il à chacun de nous aujourd’hui: vivez dans l’enthousiasme des premiers jours de votre vocation autour du charisme et de la spiritualité qu’il nous a laissés.

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JE CÉLÈBRE DEMAIN L’ANNIVERSAIRE DU JOUR OÙ, IL Y A SEIZE ANS, JE QUITTAIS LA MAISON MATERNELLE POUR ALLER M’ÉTABLIR À LA MISSION

Au milieu de la persécution religieuse et de toutes les déceptions et pertes qu’Eugène avait connues pendant deux ans, il rappelle l’un des événements les plus importants de notre vie oblate. C’est le jour où l’aventure oblate a commencé – avec une grande simplicité et de la pauvreté – et avec beaucoup de joie parce qu’ils avaient découvert le dessein de Dieu sur eux !

Je célèbre demain l’anniversaire du jour où, il y a seize ans, je quittais la maison maternelle pour aller m’établir à la mission. Le p. Tempier en avait pris possession quelques jours avant. Notre gîte n’était pas si magnifique que le château de Billens, et quelque dépourvus que vous soyez, nous l’étions encore davantage. Mon lit de sangle fut placé dans le petit passage qui conduit à la bibliothèque qui était alors une grande chambre servant de chambre à coucher au p. Tempier et à un autre qu’on ne nomme plus parmi nous ; c’était aussi notre salle de communauté. Une lampe formait tout notre bel éclairage et, quand il fallait se coucher, on la posait sur le seuil de la porte pour qu’elle servît aux trois.

Lettre au P. Jean Baptiste Mille, 24 janvier 1831, EO VIII n 383

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AVEC MARIE IMMACULEE PENDANT LA PAUSE

Marie Immaculée est la patronne de la Congrégation. Docile à l’Esprit, elle s’est entièrement consacrée, comme humble servante, à la personne et à l’oeuvre du Sauveur.
Dans la Vierge attentive à recevoir le Christ pour le donner au monde dont il est l’espérance, les Oblats reconnaissent le modèle de la foi de l’Église et de leur propre foi.
Ils la regarderont toujours comme leur Mère. C’est dans une grande intimité avec elle, Mère de miséricorde, qu’ils vivront leurs souffrances et leurs joies de missionnaires. Partout où les conduira leur ministère, ils chercheront à promouvoir une dévotion authentique envers la Vierge Immaculée, préfiguration de la victoire finale de Dieu sur tout mal.

Règle de Vie,  CC&RR Constitution 10

Chaque jour, je vous invite a lire “Inspirations Quotidiennes”: https://www.omiworld.org/fr/inspirations-quotidiennes/

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LAISSEZ-MOI VOUS AIMER AUTANT QUE VOTRE SAINTE MÈRE VOUS A AIMÉS ET VOUS AIME ENCORE

Eugène devint prêtre comme en réponse à sa prise de conscience de l’amour indescriptible de Dieu pour lui. Ici, durant sa retraite de préparation à son ordination sacerdotale, il prie pour être en mesure de faire de son ministère sacerdotal une réponse d’amour total :

Mon Dieu, redoublez, triplez, centuplez mes forces, que je vous aime, non pas seulement autant que je puis vous aimer, ce n’est rien, mais que je vous aime autant que vous ont aimé les saints, autant que  vous aimait et que vous aime votre très s[ain]te Mère.

Notes recueillies durant la retraite de préparation à l’ordination à la prêtrise, Décembre 1811, EO XIV n. 95

En Marie, le nouveau prêtre vit un modèle à imiter pour apprendre à aimer Dieu et être pour lui un exemple de don total de soi-même par le biais de son ministère.

 

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Ô JÉSUS, VIVANT EN MARIE, VIENS VIVRE EN MOI

Les Sulpiciens veillaient à ce que chacun des prêtres formés par eux puisse dire: «Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi» (Ga 2, 20). Marie était présentée comme le modèle de cette attitude, puisque le Christ a habité en elle dans le sens le plus plein du mot.

Casimir Lubowicki, “Marie” dans le Dictionnaire des valeurs oblates, https://www.omiworld.org/fr/lemma/marie/

Eugène voulut que cette prière fût récitée tous les jours chez les Oblats, et elle est devenue une partie de notre tradition spirituelle :
O Jésus, vivant en Marie,
Viens vivre en nous,
Dans la sainteté de ton Esprit,
Dans la perfection de tes voies,
Dans la vérité de tes vertus,
Dans la communion à tes mystères,
Maîtrise en nous toute puissance ennemie,
En ton Esprit Saint, la gloire du Père. Amen
 
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APPRENDRE DE MARIE COMMENT VIVRE EN UNION AVEC JÉSUS

Le thème de Marie unie avec Jésus, et étant ainsi un modèle pour sa propre union avec Jésus, revient souvent durant les années où Eugène était au séminaire. Le matin de Noël, il écrivait à sa mère :

Ah! ma très chère maman, croyez-vous que cette nuit je ne me suis pas trouvé avec vous? Eh! comment, en méditant sur la s[ain]te Mère de notre Dieu, qui venait d’être comblée de consolation en donnant au monde son Sauveur, et en même temps qui devait sentir si vivement la pauvreté, l’infirmité et la misère à laquelle elle voyait son divin Maître réduit pour l’amour des hommes, comment ces tendres sentiments ne m’auraient-ils pas ramené vers vous? Oh! que oui, ma bonne mère, nous avons passé ensemble la nuit aux pieds des autels, qui me représentaient la crèche de Bethléem; nous avons ensemble offert nos dons à notre Sauveur et nous lui avons demandé de naître dans nos cœurs et d’y fortifier tout ce qui est faible, etc.

Lettre à sa mère, 25 décembre 1809, EO XIV n. 37

 

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