PLEASE JOIN US FOR: “ENLARGING THE TENT: AN INVITATION TO GROWTH FOR OUR CHARISM FAMILIES”

Kusenberger Chair of Oblate Studies 2023 Public Lecture

Wednesday February 15  7:00PM – 8:30PM Central US Time at Oblate School of Theology IN-PERSON AND ONLINE OPTIONS AVAILABLE

The charism embodied and expressed by a founder or founding community has often “spun out” and seeds have been planted for the foundation of not just one, but often many, religious communities. In addition, these communities have welcomed lay missionaries, associates, co-workers and other lay partners who share the spirit, the spirituality, the outlook and the mission of the founder and those who have followed in their footsteps.

Through bringing together stories and theology, the participants in this session will explore the dream and the vision of what it means to be and to live as and in charismatic families. We will explore the possibilities that open to all if we have the courage and fidelity to walk this road, enlarging the tent through embracing this unfolding reality. We will delve into the theology and ecclesiology underlying this movement in the Church and, using examples drawn from various charismatic families around the world, expand our awareness of the great potential of this movement for mission.

Presenter

Anne Walsh, D.Min and Redemptorist Lay Missionary. Dr. Walsh has presented workshops, courses, and retreats all over the world. She is the principal writer for “On Good Soil: Pastoral Planning for Evangelization and Catechesis with Adults”. Dr. Walsh is also known for her “Catholic Women in Leadership” series on Catholic television. She currently serves as the Coordinator of Partnership in Mission for the Redemptorist Family in North America, and as Chair of the Redemptorist General Commission for Partnership in Mission.

Registration

Individuals can register to participate online, via Zoom Webinar, or in person, on the OST campus/WTC 101.

To Participate Online: FREE     REGISTER HERE

This event will be recorded and will be available for viewing afterward on the Oblate School of Theology YouTube Channel. Online participants will receive an automated email 24 hours after the conclusion of the lecture with instructions on how to re-watch.

To Participate In-person: FREE (Please RSVP Below)

For information or to register by phone, contact Victoria Luna, Director of Continuing Education, at vluna@ost.edu or (210) 341-1366 EXT 325.

For further details on the Kusenberger Chair of Oblate Studies: CLICK HERE

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LA PREMIÈRE MISSION OBLATE AUX ÉTATS-UNIS

Les Missionnaires Oblats sont arrivés dans l’est du Canada en 1841. Maintenant, cinq ans plus tard, ils sont invités à s’établir sur la côte ouest de l’Amérique du Nord. Eugène de Mazenod écrivait à un Oblat de France:

Monseigneur Blanchet, évêque de Walla Walla, frère de Mgr l’Archevêque de l’Orégon , veut confier son intéressante mission à notre Congrégation; il désire que les Pères de notre Société concourent avec lui à étendre le Royaume de Jésus-Christ dans les régions confiées à sa sollicitude. Par ce choix de prédilection les travaux de la Congrégation s’étendront d’une mer à l’autre, et en nous échelonnant nous communiquerons par là du Canada aux États-Unis.

Lettre au Père Pascal Ricard, 8 janvier 1847, EO I n 74

POUR RÉFLÉCHIR

Comment puis-je être un témoin aujourd’hui dans ma vie quotidienne habituelle ?

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IL SE LAISSE ENTRAÎNER À FAIRE PLUS QUE SES FORCES NE LE COMPORTENT, IL VOIT POURTANT CE QU’IL EN RÉSULTE

Le zèle missionnaire irréfléchi du père Adrien Telmon était infatigable, mais à un prix. Il avait fini par tomber malade et devait être soigné par les Sœurs grises d’Ottawa. La lettre de gratitude d’Eugène pour leurs soins est remplie de la supplique de faire voir au père Telmon la folie de son activité sans fin qui affectait sa santé.

Mon intention n’était pourtant point de tant différer de vous remercier des soins que vous avez eus de mon bien-aimé fils, le père Telmon, pendant sa maladie. Plût à Dieu, mes chères Sœurs, que vous eussiez autant de pouvoir pour détourner ce cher père des excès de travail auxquels il se livre comme vous avez de charité pour le soulager dans ses maux. C’est là mon tourment à l’immense distance où je suis de cet objet de ma tendre affection.

Je sais d’avance que malgré toutes mes défenses il se laisse entraîner à faire plus que ses forces ne le comportent, il voit pourtant ce qu’il en résulte.

Oh! mes chères Sœurs, dites-le lui bien que Dieu ne veut pas et que par conséquent personne au monde ne peut exiger qu’il ruine sa précieuse santé. Elle vient d’éprouver une cruelle atteinte. Le genre de maladie qu’il a contractée exige une modération soutenue, des ménagements continuels pendant longtemps. S’il se laisse aller comme auparavant, tant vaut qu’il prépare son suaire, je le pleure comme mort.

Je ne puis atteindre ce cher enfant d’ici, il ne m’écoute pas. Soyez, mes chères Sœurs, ma voix auprès de lui; qu’elle retentisse sans cesse à ses oreilles. Répétez-lui qu’il n’est pas tenu à faire plus qu’il ne peut raisonnablement. Dites-lui que je lui défends de compromettre son existence qui tient à cette réserve juste et raisonnable qui d’ailleurs l’oblige en conscience. Autrement à quoi servirait que l’on fît des vœux pour sa conservation? Il est défendu de tenter Dieu.

Lettre aux Sœurs Grises de l’hôpital de Bytown, 30 juillet 1846, EO I n 68

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VOUS SAVIEZ POURTANT LE PRIX QUE J’ATTACHE À VOTRE EXISTENCE ET TOUT CE QUE J’ATTENDS DE VOTRE ZÈLE ET DE VOTRE INTELLIGENCE.

Le Père Adrien Telmon était un tourbillon d’activité ! Très talentueux, créatif et impulsif, il se lança avec zèle dans d’innombrables projets missionnaires en France, et maintenant au Canada. Eugène se préoccupait de son bien-être.

J’attends vos lettres avec d’autant plus d’impatience que je sais que vous avez été malade et que les détails sur vos travaux et votre situation me sont nécessaires pour mon administration… Maintenant, mon enfant, s’il vous reste encore quelque étincelle d’affection pour moi dans le cœur, je vous en conjure donnez-moi vous-même directement de vos nouvelles, mais bien détaillées, bien circonstanciées, accompagnées de la promesse de faire tout ce qui dépendra de vous pour ne pas mettre d’obstacle à votre parfait rétablissement. Si vous étiez auprès de moi, je me chargerais de l’exécution des prescriptions médicales; à 2000 lieues je ne puis que supplier, ordonner s’il le faut, et m’inquiéter beaucoup…

Eugène avait un amour paternel et une préoccupation pour lui, ce qui exigeait parfois beaucoup de patience. Sa frustration face au comportement d’Adrien est évidente dans cette lettre.

J’en reviens à votre santé. Je vois avec une profonde douleur qu’elle s’est considérablement [affaiblie] par l’excès de travail auquel vous vous êtes livré. Vous n’avez jamais su vous modérer, mon cher enfant; vous saviez pourtant le prix que j’attache à votre existence et tout ce que j’attends de votre zèle et de votre intelligence. Pourquoi vous mettre dans l’impossibilité d’agir faute d’avoir la mesure de vos forces? Je vous en conjure donc, il en est encore temps, suspendez tout ce qui peut entretenir votre mal et l’aggraver. Ne faites ni plus ni moins de ce que vous prescrit votre médecin. Vous n’êtes plus dans le cas de braver les ménagements qui vous sont indiqués; obéissez avec simplicité, là se trouve pour vous présentement tout le mérite.

Lettre au P. Adrien Telmon au Canada, 26 janvier 1846, EO I n 60

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RENDRE MOI UN COMPTE PERSONNEL DE TOUS VOS SUJETS EN MISSION EN AMERIQUE

En tant que Supérieur général, Eugène était obligé de prendre des décisions concernant le bien-être des Oblats en dehors de la France, mais il avait besoin d’informations pour pouvoir le faire. Au 19ème siècle, les lettres entre le Canada et la France mettaient plusieurs mois à arriver et Eugène trouvait cela exaspérant. C’est pourquoi il a insisté pour que tous les supérieurs locaux lui écrivent tous les trois mois, et les autres une fois par an au minimum. Du Supérieur de toute la mission canadienne, le Père Guigues, Eugène attendait une communication plus fréquente et plus détaillée, comme il l’indique dans cette lettre:

Je vous prie de saluer affectueusement de ma part le p. Allard dont j’ai reçu la lettre en son temps. Vous me ferez plaisir, dans une de vos premières lettres, de me rendre un compte personnel de tous vos sujets en mission en Amérique; vous me parlerez des progrès qu’ils font dans la vertu, des efforts qu’ils font pour corriger leur caractère s’il est défectueux, de leur régularité, de leur obéissance, de leur union, de leur capacité pour les divers ministères, etc. Ce compte-rendu doit me parvenir au moins une fois par an. Voilà pour les personnes, nulle exceptée. Vous en ferez autant pour l’état de chaque maison et pour chaque mission. Ce second rapport, s’il vous coûte trop d’écrire, vous pourrez le dicter au p. Allard. Exactitude, précision, point d’exagération, confiance, simplicité, voilà ce que j’attends de vous pour ma gouverne.

Lettre au Père Eugène Guigues au Canada, 14 mai 1846, EO I n 62.

Ce qui est intéressant ici, c’est que la principale préoccupation d’Eugène n’était pas ce que les Oblats faisaient en tant que missionnaires, mais la qualité de leur vie : leur « être pour faire ». Il était convaincu qu’ils accomplissaient davantage par le témoignage que par les mots.

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JE NE PUIS CONSENTIR QUE NOS PERES AILLENT SEULS DANS QUELQUE MISSION QUE CE SOIT

Eugène avait imaginé que les Pères Aubert et Taché, nouvellement ordonné, vivraient en communauté et exerceraient leur ministère à partir de là. Eugène a été alarmé d’apprendre que ce ne serait pas le cas :

Ce que me dit le p. Allard relativement à la Rivière-Rouge ne laisse pas que de m’alarmer. Nos deux Pères, me dit-il, vont être séparés pour une année. Mais je n’entends pas les choses ainsi, je ne puis consentir que nos Pères aillent seuls dans quelque mission que ce soit. Toute sorte de bien doit être subordonné à celui-là. Expliquez-vous, je vous en prie, avec NN. SS. les Évêques et prenez-le pour règle de votre propre gouverne.

Lettre à Eugène Guigues au Canada, 30 juillet 1846, EO I n 67

Les défis missionnaires de milliers de personnes qui n’avaient pas été évangélisées rendaient cela impossible, comme le raconte Yvon Beaudoin.

Le père Taché passe une partie de l’hiver à Saint-Boniface et l’autre à Baie-Saint-Paul où il étudie les rudiments de la langue sauteuse. Le 8 juillet 1846, il part avec l’abbé Laflèche pour fonder la mis­sion de l’Île-à-la-Crosse. Ils passent l’hiver au poste de la Compagnie de la Baie d’Hudson et étudient le cri. L’abbé La­flèche travaille ensuite auprès des Indiens proches du poste de traite et le père Taché se charge, au cours des étés de 1847, 1848, 1849 et 1850, des longues courses apostoliques au Lac Caribou et au Lac Athabaska. Le 25 mars 1847, Mgr de Mazenod écrit au père Guigues: «Je gémis de voir un si jeune père, à peine sorti du noviciat, séparé de tous les nôtres à une si grande distance.»”(https://www.omiworld.org/fr/lemma/tache-mgr-alexandre-fr/

L’alarme d’Eugène devait être multipliée et constamment répétée pour le reste de sa vie : la communauté apostolique et le zèle missionnaire étaient deux aspects essentiels de son charisme – mais comment maintenir un équilibre dans ces éléments essentiels lorsque le besoin d’évangéliser les gens était si pressant ?

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RAPPELEZ-VOUS QUE QUELQUE PART QUE VOUS SOYEZ, VOUS DEVEZ TOUJOURS ÊTRE CE QUE VOUS ÊTES

En France, Eugène connaissait tous les Oblats et ils n’avaient aucun doute sur son affection pour eux en tant que père d’une famille missionnaire. Il n’avait jamais rencontré le Canadien Alexandre Taché mais tenait à lui assurer qu’il était un membre aimé de la famille, même s’ils ne s’étaient jamais rencontrés.

Je reviens au p. Taché avec lequel je n’ai pas encore bien fait connaissance. J’attends de lui une petite lettre qui me montre son écriture, c’est quelque chose, à défaut de la personne, de voir des lignes tracées par la main de celui qu’on ne peut voir, mais que l’on aime déjà par l’effet de l’admirable union de la charité qui ne fait de nous tous qu’un cœur et qu’une âme. Je vous charge expressément, mon cher fils, de lui exprimer tous les sentiments que vous me connaissez pour les enfants que le bon Dieu m’a donnés.

En tant que membres de la famille des Missionnaires Oblats, les Pères Aubert et Taché, avaient un style de vie bien précis à vivre.

Jusqu’à présent vous ne formez qu’une bien petite communauté, n’importe, conformez-vous à la règle autant qu’il vous sera possible. Quoique vous ne soyez que deux, rien n’empêche que vous fassiez bien des choses en commun: vos méditations du matin et du soir, votre office, vos examens. Vous accomplirez un devoir, et ceux qui habitent la maison de l’Évêque en seront édifiés. Rappelez-vous que quelque part que vous soyez, vous devez toujours être ce que vous êtes.

Lettre au Père Pierre Aubert à St Boniface, Canada, 21 février 1846, EO I n 61

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CE SONT DES HOMMES QU’IL NOUS FAUT, ET ON M’ENVOIE DES ENFANTS!

L’Oblat canadien, Alexandre Taché, était un scolastique de 22 ans quand Eugène l’a envoyé à St Boniface.  En écrivant au Père Pierre Aubert à son sujet, Eugène a dit:

Je n’avais pas attendu votre lettre pour régler que l’on vous associât un prêtre. Vous fûtes parti quand mes ordres arrivèrent à Longueuil. J’écris de nouveau pour que l’on vous envoie un prêtre parmi les deux sujets qui doivent aller vous rejoindre.

Je présume pourtant que le cher compagnon qui a été fonder avec vous la mission de la Rivière-Rouge a été élevé au sacerdoce comme il a dû aussi faire sa profession entre vos mains comme j’y avais autorisé. C’est beau de faire ses vœux sur le champ de bataille en face de l’ennemi que l’on vient combattre de si loin. Toutes ces choses m’étaient présentes le 17 de ce mois, et j’en parlai même dans la belle réunion de tous nos Pères et Frères qui renouvelaient  entre mes mains et en la présence de N [otre]-S [eigneur] Jésus-Christ la consécration qu’ils avaient.

Lettre au Père Pierre Aubert à St Boniface, Canada, 21 février 1846, EO I n 61

Les deux missionnaires et deux Sœurs Grises partent le 25 juin dans un canot de la Compagnie de la Baie d’Hudson et arri­vent à Saint-Boniface le 25 août, après 62 jours de voyages. Déçu à la vue de ce jeune novice, Mgr Provencher aurait dit: «Ce sont des hommes qu’il nous faut, et on m’envoie des enfants!» https://www.omiworld.org/fr/lemma/tache-mgr-alexandre-fr/

Monseigneur Provencher a ordonné cet « enfant » au diaconat dès son arrivée, puis à la prêtrise en octobre 1845, et le lendemain, le Père Aubert a assisté à son oblation perpétuelle à Saint-Boniface. Cinq ans plus tard, Alexandre Taché est devenu évêque et deviendra une force majeure dans l’établissement et la croissance de l’Église dans l’Ouest du Canada.

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25 JANVIER 1816 – RAPPEL DES JOURS DE LA FONDATION

Le premier jour de vie de communauté des Missionnaires, représente évidemment, une histoire de première importance, souvent reprise dans tous ses détails. Dans ses Mémoires, le P. Tempier le décrit ainsi : «Ce jour mémorable que je n’oublierai jamais aussi longtemps que je vivrai.»

Ici, Eugène  écrit aux novices et aux scolastiques de Billens, en Suisse ; ils s’y trouvent pour échapper aux dangers d’une persécution antireligieuse du gouvernement de Louis Philippe. Il fait le récit du début de leur famille religieuse, et en tire une conclusion concernant le vœu de pauvreté et l’appel à la simplicité.

Je célèbre demain l’anniversaire du jour où, il y a seize ans, je quittais la maison maternelle pour aller m’établir à la mission. Le p. Tempier en avait pris possession quelques jours avant. Notre gîte n’était pas si magnifique que le château de Billens, et quelque dépourvus que vous soyez, nous l’étions encore davantage. Mon lit de sangle fut placé dans le petit passage qui conduit à la bibliothèque qui était alors une grande chambre servant de chambre à coucher au p. Tempier et à un autre qu’on ne nomme plus parmi nous; c’était aussi notre salle de communauté. Une lampe formait tout notre bel éclairage et, quand il fallait se coucher, on la posait sur le seuil de la porte pour qu’elle servît aux trois.

La table qui ornait notre réfectoire était une planche à côté d’une autre, posées sur deux vieux tonneaux. Nous n’avons jamais eu le bonheur d’être si pauvres depuis que nous avons fait vœu de l’être. Nous préludions, sans nous en douter, à l’état parfait où nous vivons si imparfaitement. Mais je remarque, à dessein, cette espèce de dénuement très volontaire puisqu’il eût été facile de le faire cesser en faisant transporter tout ce qu’il fallait de chez ma mère, pour en déduire que le bon Dieu nous dirigeait dès lors, et vraiment, sans que nous y pensassions encore, vers les conseils évangéliques dont nous devions plus tard faire profession. C’est en les pratiquant que nous en avons connu le prix.
Je vous assure que nous n’avions rien perdu de notre gaieté; au contraire, comme cette nouvelle manière de vivre formait un contraste assez frappant avec celle que nous venions de quitter, il nous arrivait souvent d’en rire de bien bon cœur. Je devais ce bon souvenir au saint anniversaire de notre premier jour de vie commune. Que je serais heureux de la continuer avec vous!

Lettre à Jean-Baptiste Mille et les novices et scolastiques,
le 24 janvier 1831, E.O. VIII n.383

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IL EST DES REGARDS QUI ONT UNE INFLUENCE MARQUEE SUR TOUTE UNE EXISTENCE

L’évêque Joseph Norbert Provencher de la colonie de la Rivière Rouge (Manitoba), qui avait besoin de prêtres pour développer les œuvres de son diocèse, a demandé au Supérieur des Oblats canadiens, le Père Guigues, l’aide des Oblats. Le Père Guigues a hésité car il n’avait pas de missionnaires à libérer de leurs engagements actuels. Eugène a agi rapidement et a nommé le Père Pierre Aubert et un jeune Canadien, Alexandre Taché, comme premiers deux Oblats à Saint-Boniface.

Yvon Beaudoin:

 » il entre au grand séminaire de Montréal le 1er septembre 1841. En se rendant à la cathédrale, le 3 décembre, fête de saint François Xavier, il voit les six premiers Oblats arrivés la veille. Il écrira plus tard à ce propos que ses yeux s’attachèrent, avec une attention particulière, sur leurs figures et leurs croix d’Oblats. «Il est des regards qui ont une influence marquée sur toute une existence; celui que j’arrêtai alors sur les pères Honorat et Telmon n’a pas peu contribué à toute la direction de ma vie.»

Sa théologie n’est pas terminée lors­que Mgr Ignace Bourget le nomme régent au collège de Chambly (1842-1843) puis, en janvier 1844, professeur de mathéma­tiques au séminaire de Saint-Hyacinthe. Le 5 octobre 1844, Alexandre commence son noviciat à Longueuil. Le père Jean-François Allard, maître des novices, le juge très favorablement. Il écrit à Mgr de Mazenod: «

Le frère A. Taché, d’une des familles les plus distinguées du pays, jouit au dehors d’une réputation de talent bien assise: mémoire heureuse, esprit droit, jugement solide, pénétration peu com­mune, facilité d’élocution. Toutes ces qualités sont relevées par une sagesse, une excellente éducation, une politesse ex­quise qui le feront briller dans toutes les sociétés. De plus, il possède l’humilité et la prudence, ne parlant qu’avec beaucoup d’à-propos” (https://www.omiworld.org/fr/lemma/tache-mgr-alexandre-fr/)

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