Ô JÉSUS, VIVANT EN MARIE, VIENS VIVRE EN MOI

Les Sulpiciens veillaient à ce que chacun des prêtres formés par eux puisse dire: «Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi» (Ga 2, 20). Marie était présentée comme le modèle de cette attitude, puisque le Christ a habité en elle dans le sens le plus plein du mot.

Casimir Lubowicki, “Marie” dans le Dictionnaire des valeurs oblates, https://www.omiworld.org/fr/lemma/marie/

Eugène voulut que cette prière fût récitée tous les jours chez les Oblats, et elle est devenue une partie de notre tradition spirituelle :
O Jésus, vivant en Marie,
Viens vivre en nous,
Dans la sainteté de ton Esprit,
Dans la perfection de tes voies,
Dans la vérité de tes vertus,
Dans la communion à tes mystères,
Maîtrise en nous toute puissance ennemie,
En ton Esprit Saint, la gloire du Père. Amen
 
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APPRENDRE DE MARIE COMMENT VIVRE EN UNION AVEC JÉSUS

Le thème de Marie unie avec Jésus, et étant ainsi un modèle pour sa propre union avec Jésus, revient souvent durant les années où Eugène était au séminaire. Le matin de Noël, il écrivait à sa mère :

Ah! ma très chère maman, croyez-vous que cette nuit je ne me suis pas trouvé avec vous? Eh! comment, en méditant sur la s[ain]te Mère de notre Dieu, qui venait d’être comblée de consolation en donnant au monde son Sauveur, et en même temps qui devait sentir si vivement la pauvreté, l’infirmité et la misère à laquelle elle voyait son divin Maître réduit pour l’amour des hommes, comment ces tendres sentiments ne m’auraient-ils pas ramené vers vous? Oh! que oui, ma bonne mère, nous avons passé ensemble la nuit aux pieds des autels, qui me représentaient la crèche de Bethléem; nous avons ensemble offert nos dons à notre Sauveur et nous lui avons demandé de naître dans nos cœurs et d’y fortifier tout ce qui est faible, etc.

Lettre à sa mère, 25 décembre 1809, EO XIV n. 37

 

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OBLATS DE MARIE IMMACULÉE – COMMENT N’Y AVONS-NOUS PAS PENSÉ PLUS TÔT?

Une fois la décision prise et qu’Eugène eut demandé ce nouveau nom, il fut rempli de joie d’avoir fait la bonne chose.

les Oblats de l’Immaculée Marie. Mais c’est un brevet pour le ciel! Comment n’y avons-nous pas pensé plus tôt?

Lettre à Henri Tempier, 22 décembre 1825, EO VI n. 213

Pourquoi n’y avait-il pas pensé plus tôt? Dans les jours qui viennent, je vais explorer quelques-uns des textes qui montrent la place occupée par Marie dans la vie d’Eugène avant cette décision.

Eugene “ semble prendre conscience que, même s’il avait toujours aimé Marie, il n’avait pas encore compris le rôle essentiel qu’elle joue dans le projet de la Rédemption. En cherchant le patron qui exprime le mieux le but de sa Congrégation, c’est-à-dire une personne marchant à la suite du Christ, engagée dans l’apostolat au service et à l’instruction des pauvres, il n’avait pas songé à Marie. À Rome, il comprend ce qu’est vraiment Marie. Le nom de la Congrégation naît donc d’une découverte selon laquelle ses membres, pour répondre réellement aux urgences de l’Église, doivent s’identifier avec Marie Immaculée, «s’offrir» comme elle au service du projet salvifique de Dieu..”  Casimir Lubowicki, « Marie https://www.omiworld.org/fr/lemma/marie/

 

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NOUS PRIONS VOTRE SAINTETÉ DE NOUS DONNER LE NOM D’OBLATS DE MARIE IMMACULÉE

Ayant décidé de changer le nom de notre Congrégation, Eugène demanda alors au Pape de nous donner officiellement ce nom. Lorsque cette demande fut éventuellement exaucée, Eugène fut en mesure de proclamer partout que c’était là le nom « que le Pape nous avait donné ».

Votre Sainteté est suppliée en même temps de vouloir bien, dans le bref d’approbation que les Missionnaires sollicitent, leur donner le nom d’Oblats de la très sainte et immaculée Vierge Marie au lieu d’Oblats de saint Charles, pour éviter toute confusion de nom avec d’autres congrégations,

“ Comme en fait la remarque le père Fernand Jetté, le nom d’une famille religieuse exprime habituellement sa nature, son essence, sa fonction62. Il semble bien que le choix du nom de «Missionnaires Oblats de la très sainte et immaculée Vierge Marie» soit, chez le père de Mazenod, la maturation d’une nouvelle et plus profonde vision de la mission de la Congrégation. Il découvre Marie comme le modèle le plus adéquat de la vie apostolique voulue pour sa Congrégation, comme la personne la plus engagée au service du Christ, des pauvres et de l’Église.”

Casimir Lubowicki, « Marie » https://www.omiworld.org/fr/lemma/marie/

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PREPARER POUR NOTRE FÊTE PATRONALE

Il y aura une pause dans ces réflexions au cours du mois de Décembre.

A la lumière de notre prochaine fête patronale le 8 Décembre, je voudrais me focaliser sur Marie pendant ces jours de préparation

Je me suis occupé dans la journée de dresser la supplique, pour présenter au pape le jour qu’il me donnera audience.

Journal romain, 8 décembre 1825, EO XVII

Ce jour était celui de la fête de l’Immaculée Conception et ce fut durant les jours de prière en préparation pour elle qu’Eugène eut l’intuition de changer le nom des Oblats. Dans le dernier paragraphe de la pétition au Pape, nous tombons sur l’utilisation de ce nom pour la toute première fois :

Votre Sainteté est suppliée en même temps de vouloir bien, dans le bref d’approbation que les Missionnaires sollicitent, leur donner le nom d’Oblats de la très sainte et immaculée Vierge Marie au lieu d’Oblats de saint Charles,

Pétition pour l’approbation au Pape Léon XII, 8 décembre 1825, EO XIII n. 48

«Quand on choisit un patron pour un groupe, on pense spontanément à quelqu’un qui incarne les qualités et les activités de ce groupe de la meilleure façon possible.» Fernand Jetté OMI

 

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LA PERSECUTION RELIGIEUSE EST ENCORE À SA COMBLE

Eugène est finalement retourné à Marseille où il pouvait faire l’expérience directe de l’attitude anti-religieuse des autorités. Il est resté calme, confiant que Dieu n’abandonnera jamais ni l’Église ni lui et il a opté : « d’adorer Dieu et ses chemins même quand ils sont trop dure pour moi »

Écrivant aux scolastiques en Suisse il leur conseille d’être prudents.

…Désormais vous m’écrirez à Marseille. Je n’ai pas besoin de vous rappeler qu’il ne serait pas prudent de nommer chaque chose par son nom, car la persécution contre la religion va son train. On n’a pas signé un seul acte, une seule lettre, au ministère des affaires ecclésiastiques, qui ne soit oppressif pour l’Église et ses ministres. Et ce n’est rien encore en comparaison de ce qu’ils nous promettent. Ce n’est pas la volonté qui leur manque, il faut leur savoir gré de l’intention, en attendant qu’ils fassent mieux encore

Lettre au P. Jean Baptiste Mille, 24 janvier 1831, EO VIII n 383

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ADORER DIEU ET SES CHEMINS MÊME QUAND ON LES TROUVE TROP DURES

Eugène restait à Nice, avec l’espoir de recevoir la permission d’ouvrir une mission oblate dans le royaume de Sardaigne. La réponse négative est finalement arrivée et il se prépare donc pour retourner à Marseille.

… Les projets dont je vous ai parlé dans ma dernière lettre ont échoué devant les nuages gros de tempêtes qui couvrent l’horizon. Dès lors, il n’y a plus de raison pour que je prolonge mon séjour où je n’ai plus rien à faire. C’est dommage, un vaste champ est fermé à notre zèle et Dieu sait si ceux qui refusent le secours que la Providence leur offrait avaient besoin de notre ministère! Ce ne sera pas notre faute. J’ai fait tout ce qui dépendait de moi, il ne me reste plus qu’à gémir sur la difficulté de faire le bien dans ces circonstances où tant de gens réussissent à faire le mal, et à adorer les desseins de Dieu lors même qu’ils me semblent très rigoureux. C’est la disposition dans laquelle j’ai tâché de me mettre dans le dernier malheur qui vient de nous arriver, car j’ai senti vivement la perte de notre cher p. Capmas.

Lettre au P. to Jean Baptiste Mille, 24 janvier 1831, EO VIII n 383

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SA NOBLE CONVICTION ATTIRE MON ADMIRATION

Jean Baptiste Honorat était le supérieur de la maison de Nîme, mais les événement après la révolution de 1830 a forcé la fermeture de la maison et le départ de la communauté. Le gouvernement ne permet pas la prédication de la mission.  Le P. Honorat a proposé un autre ministère différent de la prédication paroissiale.

Honorât m’a écrit, comme je m’y attendais, mais je ne me propose pas de lui répondre parce que je pense que vous êtes en correspondance avec lui. Vous lui transmettrez donc mon sentiment sur ce qu’il me demande. Plein de zèle pour le salut des âmes, il voudrait prêcher aux pauvres, de pays en pays, persuadé que son ministère ne serait pas infructueux, ne cherchant que la gloire de Dieu sans vouloir retirer d’autre rétribution que son pain quotidien. J’admire ses beaux sentiments, sans en être surpris; ce saint prêtre est à la hauteur de toutes les vertus de son état et capable d’un bien autre dévouement,

Lettre au P. Tempier, 20 janvier 1831, EO VIII n 382

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JE L’ADORE QUAND IL SOUPIRE ET PLEURE DEVANT LE TOMBEAU DE LAZARE

C’était un moment très difficile pour St Eugène, surtout maintenant, qu’un Oblat qu’il aimait et admirait vient de mourir tragiquement. Eugène révèle son angoisse et critique ceux qui prétendent de ne pas voir la nécessité d’exprimer leur angoisse.

Ce genre de perfection me serait offert que je n’en voudrais pas. Je dis plus, elle est pour moi, en quelque sorte, un sujet de scandale lorsque je la vois préconisée dans certaines histoires où, sans doute, on l’attribue faussement à des hommes que l’on s’efforce, non sans mensonge, de placer en dehors de la nature humaine et que l’on calomnie, à mon avis, d’une manière cruelle. Jésus-Christ, notre unique modèle, ne nous a pas donné cet exemple.
J’adore son frémissement et ses larmes sur le bord de la tombe de Lazare autant que je dédaigne et abhorre le stoïcisme, l’insensibilité et l’égoïsme de tous ceux qui voudraient, ce semble, dépasser ce prototype de toute perfection, qui a bien voulu sanctifier toutes les positions de notre triste pèlerinage.

Lettre au P. Tempier, 11 janvier 1831, EO VII n 380

Voici l’une des citations de St Eugène qui m’a beaucoup influencé et fait de lui un grand modèle pour moi. « Jésus Christ est notre seul modèle».

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PRIEZ DIEU POUR MOI, POUR LA GRÂCE D’ACCEPTER LES PLANS DE LA MISERICORDE DIVINE AVEC UNE RESIGNATION PARFAITE

Je vous annonce donc avec douleur que le Seigneur a appelé à lui notre cher p. Capmas le 10 courant, à midi et demi, après une agonie longue et pénible. On me mande que, hors d’état de se faire comprendre à cause de l’extrême faiblesse où il était réduit, il entrait néanmoins avec beaucoup de piété dans tous les sentiments qu’on lui suggérait. Il a été déposé dans le caveau du séminaire à Saint-Just. Je vous demande de lui accorder vos suffrages avec toute la ferveur dont vous êtes capables. Demandez à Dieu pour moi la grâce d’une entière résignation aux desseins de la divine Providence. Dominus dédit, Dominus abstulit , il est de notre devoir d’ajouter: sit nomen Domini benedictum.. « Dieu a donné, Dieu a repris » [Job 1, 21] et c’est notre devoir de dire : Béni soit le nom du Seigneur

Lettre au P. Jean Baptiste Mille, 10 janvier 1831, EO VIII n 379

À son confident le P. Tempier, il a partagé sa souffrance en acceptant la volonté de Dieu:

Il faut avouer que la maladie et la mort frappent chez nous avec un discernement qui démonterait des hommes moins soumis à la volonté de Dieu que nous le sommes. J’en fais sans crainte la reflexion, parce qu’il me semble que je suis assez établi dans cette habitude de conformité aux desseins impénétrables de la divine Providence, quoique je ne me vante certes pas d’être insensible aux coups qui semblent parfois devoir nous accabler.

Lettre au P.  Tempier, 11 janvier 1831, EO VII n 380

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