JE VOUS ASSIGNE À CETTE BELLE MISSION

Le p. Guigues sera accompagné d’un prêtre et d’un diacre de la Société. Dieu aidant on vous en enverra encore, s’il en est besoin, mais je voudrais me donner le temps de respirer.

Lettre à l’évêque Bourget de Montréal, 7 juin 1844, EO I n 37

Comme les temps ont changé ! L’abbé Pierre Aubert est informé de sa nomination au Canada le 4 juin et dispose de six jours pour se préparer et rejoindre l’abbé Guigues afin de s’embarquer pour le Canada.

Mon cher père Aubert, j’étais loin de penser, lorsque je vous écrivis l’autre jour, que je serais sitôt dans le cas de vous écrire de nouveau pour vous confier une mission très importante. Je viens de recevoir plusieurs lettres du Canada. L’horizon s’étend pour nous toujours davantage. Aux établissements déjà formés dans le diocèse de Montréal il faut ajouter ceux que l’on offre dans celui de Kingston, soit pour le service des Sauvages, soit pour celui des grands chantiers. Il n’est pas possible d’abandonner les Townships où nos Pères font déjà tant de bien. Et voilà qu’inopinément M. L’Évêque de Québec demande à grands cris nos missionnaires pour son immense diocèse. Il importe d’autant plus de répondre à son invitation que nous sommes les premiers qu’il appelle. D’après ce nouvel état de choses, je ne puis plus me contenter d’envoyer le p. Guigue[s] tout seul, il faut que d’autres Pères arrivent en même temps que lui, en attendant que je puisse en acheminer d’autres encore vers ces régions de bénédiction qui soupirent après la Bonne Nouvelle.

Je vais ordonner le f. Garin diacre pour accompagner le p. Guigues et vous que je destine à cette belle mission. Mettez-vous en devoir de partir mercredi pour vous trouver à Lyon le Jeudi matin à l’adresse que vous a donnée le p. Guigues. Ce Père arrivera en même temps que vous avec son autre compagnon et vous continuerez votre route ensemble vers Paris et le Havre où vous vous embarquerez.

Je vous accompagne de mes vœux et de ma bénédiction paternelle en regrettant de ne pouvoir pas être de la partie. Adieu, mon cher fils, je vous embrasse de tout mon cœur.

Lettre à l’abbé Pierre Aubert, 4 juin 1844, EO I n 36

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