FAIRE FACE A DES ENGAGEMENTS SACRES ET CONFORMES D’AILLEURS A NOTRE VOCATION.

La petite congrégation Oblate a été frappée par la perte de deux personnes. Les engagements des missionnaires d’alors ont été réévalués et des décisions ont été prises pour conserver seulement les œuvres qui répondaient au charisme Oblat et à sa vocation.

Quant à moi, j’avoue humblement que je ne puis rien contre les décrets de la Providence. J’avais tout combiné, comptant sur deux sujets qui me sont enlevés; il faut alors que je me replie sur les ressources qui nous restent pour faire face à des engagements sacrés et conformes d’ailleurs à notre vocation. Je ne me dissimule pas qu’il n’y ait bien des choses en souffrance; mais, encore une fois, je ne suis pas au-dessus des événements…

Tous les Oblats sont suppliés de ne perdre ni espoir, ni courage, mais de faire confiance au temps et à la Providence.

Notre devoir à tous est de faire de notre mieux, chacun dans notre sphère, avec les moyens qui nous restent. Ces épreuves ne doivent pas être au-dessus de notre courage. Belle merveille, que le vaisseau marche vent en poupe! Les matelots se croisent les bras. Mais quand on a le vent et la mer contraires, c’est alors qu’ils se donnent du mouvement pour arriver heureusement au port. Prenons donc patience et ayons bon courage; ne nous laissons pas abattre. Combien de fois avons-nous eu le calme après la tempête! Point de faiblesse et bonne contenance; les hommes passent, attendons le moment de Dieu

Lettre à Hippolyte Courtès, le 25 septembre 1836, EO VIII n 589

Un conseil toujours pertinent de nos jours!

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Une réponse à FAIRE FACE A DES ENGAGEMENTS SACRES ET CONFORMES D’AILLEURS A NOTRE VOCATION.

  1. Denyse Mostert dit :

    FAIRE FACE A DES ENGAGEMENTS SACRES ET CONFORMES D’AILLEURS A NOTRE VOCATION… Lettre à Hippolyte Courtès, le 25 septembre 1836

    Dans une Congrégation en devenir, la perte de deux membres compte double. Il faut alors revoir comment donner la préférence aux œuvres répondant à la vocation de chacun. Eugène de Mazenod fait part de sa perplexité à ce sujet.

    « J’avoue humblement que je ne puis rien contre les décrets de la Providence… » écrit-il au P. Hippolyte Courtès. Il ne peut que constater les choses en souffrance pour lesquelles il se reconnaît au-dessous des événements.

    Une fois encore, c’est l’appel à l’acceptation de la Volonté de Dieu et au courage de continuer dans le sens de sa vocation. Il faut pour cela « chacun dans (sa) sphère, œuvrer avec les moyens qui nous restent»

    Le Fondateur prend ici l’image du bateau face au « vent et à la mer contraires» et des matelots qui travaillent de toutes leurs forces « pour arriver heureusement au port ».

    Les mots suivants sont pour tout homme désireux de collaborer à l’œuvre divine « Point de faiblesse et bonne contenance; les hommes passent, attendons le moment de Dieu… »

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