ORAISON : EN PRIÈRE AVEC LA FAMILLE MAZENODIENNE

“Dans la prière silencieuse et prolongée de chaque jour, ils se laissent modeler par le Seigneur et trouvent en lui l’inspiration de leur conduite.” (Règle de vie OMI, 33).

La pratique de l’Oraison prenait une part importante dans les prières quotidiennes de Saint-Eugène. C’est par elles qu’il entrait en communion avec sa famille missionnaire. Alors qu’ils étaient tous en France à cette époque, il était facile pour eux de se rassembler en prière à peu près au même moment. Dès lors que les missionnaires Oblats commencèrent à se disperser sur différents continents, il ne fut plus possible de prier ensemble au même moment. Il y eut alors un moment de prière où ils devaient s’arrêter et entrer en union de prière les uns avec les autres, même si ce n’était pas au même instant.

C’était une pratique qu’Eugène voulait maintenir pour l’ensemble des membres de sa communauté religieuse. C’est pour cela que vous êtes invités à prendre part à cette pratique de l’Oraison le Dimanche 17 novembre 2019, date à laquelle nous nous rappelons le martyre de nos Frères Oblats en Espagne plus tard dans le mois.

Les trois ans, de 1936 à 1939 ont été un temps qui a vu beaucoup de martyrs pour l’Église en Espagne. Pendant cette persécution religieuse, il y eut des milliers de gens qui ont subi une mort violente. Dans ce climat général de haine et de fanatisme antireligieux, on peut avec raison situer le martyre des 22 Oblats: prêtres, frères et scolastiques de Pozuelo de Alarcon (Madrid). Le 22 juillet, un important contingent de la milice armée a attaqué la maison des Oblats. Les Oblats ont été faits prisonniers dans leur propre maison. Le 24, vers trois heures du matin, eurent lieu les premières sept exécutions. Le 7 novembre, deux d’entre eux furent exécutés et le 28 novembre, ce fut le tour des 13 derniers. (Extrait du Livre de Prières Oblates pages. 148-149.)

Jean 15: 13-14 

Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande.

Extrait de la Déposition du Père Felipe Diez Rodriguez: 

Dès le premier moment de notre détention, en chacun de nous existait le pressentiment que nous allions être assassinés à cause de notre état de religieux. Cependant, en nous, ce qui surpassait tout était l’esprit de pardon d’une part, et de l’autre le désir d’offrir notre vie pour l’Église, pour la paix de l’Espagne, et pour ceux qui, selon nous, allaient nous fusiller.
Le seul motif qui nous guidait était surnaturel, puisque humainement, nous allions tout perdre. Nous savions que si nous allions être tués, ce serait à cause de la haine pour la foi chrétienne.
Quant au lieu du martyre, les sept premiers de Pozuelo, j’ai déjà dit que nous ne savions pas où ils avaient été tués; les autres, nous savons qu’ils avaient été assassinés à Paracuellos de Jarama. Au moment de leur mort, j’ai entendu que quelqu’un donnait une description qui correspondait à celle du Père Esteban, qui a demandé la permission de donner l’absolution aux compagnons. Et dont les derniers mots ont été: “Nous savons que nous sommes assassinés parce que nous sommes des prêtres et des religieux. Nous vous pardonnons. Vive le Christ Roi.”

St. Eugène de Mazenod:

“La persévérance finale, et même le martyre ou du moins la mort au service des pestiférés, ou tout autre genre de mort pour la gloire de Dieu ou le salut des âmes.

(Une des intentions pour lesquelles il offrit sa première messe, E.O. XIV n.100)

Pour des lectures additionnelles, nous recommandons à votre réflexion sur le site web OMIWORLD:

https://www.omiworld.org/fr/notre-charisme/nos-saints/les-causes-oblates/bienheureux-22-martyrs-oblats-despagne/bref-historique-du-martyre/

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Une réponse à ORAISON : EN PRIÈRE AVEC LA FAMILLE MAZENODIENNE

  1. Denyse Mostert dit :

    FAIRE ORAISON… Dimanche 17 novembre 2019, nous sommes invités à « faire oraison » nous rappelant ainsi la Règle omi no 33. » Dans la prière silencieuse et prolongée, cette Règle nous incite à nous laisser modeler par le Seigneur » chacun chez soi

    C’est ainsi que l’ensemble des Oblats et Associés, lisent l’exhortation du P. Frank Santucci qui ne manque pas de nous amener vers la place du Seigneur dans la vie d’Eugène de Mazenod. La réflexion quotidienne nous offre de préparer nos cœurs à célébrer le martyre de nos frères Oblats en Espagne et amis au cours de 1939 à 1939.

    Ces trois années ont été un temps où beaucoup de martyrs sont morts pour l’Église en Espagne. On nous rappelle que, le 22 juillet, un important contingent de la milice armée a attaqué la maison des Oblats devenus dès lors prisonniers dans leur propre résidence. Le 24, vers trois heures du matin, eurent lieu les premières sept exécutions. « Le 7 novembre, deux d’entre eux furent exécutés et le 28 novembre, ce fut le tour des 13 derniers. (Extrait du Livre de Prières Oblates pages. 148-149) au cours duquel ils ont mis en pratique ce passage de Jean 15: 13-14 : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. » Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. »

    Malgré la longueur de cette description, je n’ai pu la raccourcir tant je la trouvais nécessaire pour comprendre le mieux possible ce que ces hommes qui s’apprêtaient à mourir ont vécu leurs dernières heures.

    L’Extrait de la Déposition du Père Felipe Diez Rodriguez nous en fournit une idée.
     » Dès le premier moment de notre détention, en chacun de nous existait le pressentiment que nous allions être assassinés à cause de notre état de religieux. Cependant, en nous, ce qui surpassait tout était l’esprit de pardon d’une part, et de l’autre le désir d’offrir notre vie pour l’Église, pour la paix de l’Espagne, et pour ceux qui, selon nous, allaient nous fusiller. Le seul motif qui nous guidait était surnaturel, puisque humainement, nous allions tout perdre. Nous savions que si nous allions être tués, ce serait à cause de la haine pour la foi chrétienne.

    Quant au lieu du martyre, les sept premiers de Pozuelo, j’ai déjà dit que nous ne savions pas où ils avaient été tués; les autres, nous savons qu’ils avaient été assassinés à Paracuellos de Jarama. Au moment de leur mort, j’ai entendu que quelqu’un donnait une description qui correspondait à celle du Père Esteban qui aurait demandéla permission de donner l’absolution aux compagnons dont les derniers mots ont été: “Nous savons que nous sommes assassinés parce que nous sommes des prêtres et des religieux. Nous vous pardonnons. Vive le Christ Roi.”

    Il est beau et grand de nous rappeler quelle importance la persévérance revêtait au yeux du Fondateur.

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