LA JEUNESSE N’EST PAS UNE EXCUSE POUR MANQUER DE LEADERSHIP

Imaginons un jeune Oblat de 29 ans à qui on demande de prendre en charge un tout nouveau ministère dans un sanctuaire. On le nomme  supérieur religieux d’un Oblat de 26 ans, hyperactif et extrêmement intelligent   (Dassy) et on lui adjoint un Oblat nouvellement ordonné et très talentueux (Vincens) qui a deux ans de plus que lui. C’est en effet une tâche humainement redoutable pour ce cher Guigues inexpérimenté – ajoutons-y les avertissements d’Eugène qui lui rappelle que, bien qu’il soit jeune, il est le supérieur et que cela s’accompagne de sérieuses obligations.

… Je vous enverrai le P. Vincens qui entre aujourd’hui en retraite pour faire son oblation lundi. C’est un grand sacrifice que je fais. J’avais compté sur lui pour aider le Maître des Novices et se préparer, dans la continuation de la grande régularité du noviciat, à devenir supérieur de Billens.
Que le P. Guigues comprenne bien toutes les obligations de sa charge

Lettre aux Pères Guigues et Dassy, le 18 août 1834, EO VIII n 484

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One Response to LA JEUNESSE N’EST PAS UNE EXCUSE POUR MANQUER DE LEADERSHIP

  1. Denyse Mostert says:

    La lettre d’Eugène aux Pères Guigues et Dassy, le 18 août 1834, a de quoi surprendre. En dépit – ou plutôt grâce à – ses qualités, le P. Vincens est désigné pour la Communauté de l’Osier. (Imaginons, écrit Frank Santucci, un jeune Oblat de 29 ans à qui on demande de prendre en charge un tout nouveau ministère…)

    « Apôtre zélé et bon prédicateur, le père Dassy fut apprécié des curés des alentours et gagna la confiance de l’Évêque…Le père Bruno Guigues, nommé supérieur de la future communauté, arriva le 20 mai, suivi du père Ambroise Vincens, le 7 septembre 1834… De la communauté de l’Osier, on dira qu’elle apporta comme une bouffée d’air frais à la Congrégation depuis la rRvolution de juillet 1830» (*)

    Les pères Guigues et Vincens y furent supérieurs pendant dix ans chacun. D’eux on peut dire que « la valeur n’attend pas le nombre des années » et rendre hommage à Eugène de Mazenod qui a su voir la qualité missionnaire là où elle se trouvait.

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