J’AIME, DANS MES AMIS SI DIGNES DE L’ÊTRE, TOUT CE QU’ILS SONT COMME TOUT CE QU’ILS FONT

Ici encore, un autre coup d’œil au cœur de notre Fondateur et Supérieur Général. Eugène aime ses Oblats et il les considère comme ses amis – de la même manière où il écrit par ailleurs que Lazare était l’ami de Jésus.

… en tout quoique je désire vivement de voir se multiplier mes rapports avec ceux que j’aime d’affection, cependant ce sentiment est si doux dans mon âme que je ne saurais me plaindre, ni même blâmer; j’aime dans mes amis si dignes de l’être tout ce qu’ils sont comme tout ce qu’ils font; c’est une rivière qui déborde sans ravage et dont l’abondance des eaux n’est propre qu’à arroser et à fertiliser.

Lettre à Henri Tempier, le 31 Octobre 1833, EO VIII n 472

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1 réponse à J’AIME, DANS MES AMIS SI DIGNES DE L’ÊTRE, TOUT CE QU’ILS SONT COMME TOUT CE QU’ILS FONT

  1. Denyse Mostert dit :

    Au milieu des tourments qui l’assaillent en cette année trouble de 1833, Eugène écrit à Henri Tempier : « J’aime dans mes amis si dignes de l’être tout ce qu’ils sont comme tout ce qu’ils font… »

    J’ai le goût de comprendre qui sont réellement ces hommes que le fondateur juge « dignes » de lui. De deux choses l’une : ou bien ils sont parfaits, ou bien Eugène a pour eux des trésors d’indulgence. Une autre possibilité serait qu’à son contact, certains se rapprochent de la sainteté qui lui est si chère.

    Quoi qu’il en soit, voici une profession d’affection qu’Henri Tempier a l’agréable devoir de transmettre à la Congrégation. Loin des euphémismes et des minauderies, Eugène proclame haut et clair la douceur d’un sentiment « si doux » qu’il ne saurait « ni s’en plaindre ni se blâmer ».

    Au milieu des turbulences qui s’abattent aujourd’hui sur notre Église, il s’avère bien difficile de juger aujourd’hui comment serait interprétée cette liberté d’expression. Que ceci ne nous empêche pas de vivre sereinement nos amitiés fraternelles !

    Eugène a compris l’affection de Jésus pour son ami Lazare, et pour Marthe, et Marie. Il sait que cette union des cœurs vécue devant le Seigneur ne peut qu’ « arroser et fertiliser » les terres de moisson et rendre heureuse notre vie ici-bas…

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