AVOIR UNE CORRECTION FERME ET GUIDER AVEC AMOUR

Eugène fait état de ses soucis et de son cœur de père: sévère quand une correction se doit d’être appliquée, mais encore et toujours plein d’amour. Les deux jeunes oblats sur lesquels il écrit viennent d’être ordonnés prêtres depuis quelques mois.

Secouez sans miséricorde G[ignoux]. Quel dommage qu’avec tant de talent il se laisse aller à cette mysticité oiseuse qui finira par lui faire perdre la tête, qui neutralise en attendant tous les moyens qu’il aurait de faire le bien.
Que l’on prenne garde de ne pas décourager Marcellin ; il ne faut pas trop lui faire sentir sa médiocrité, on le rendrait incapable pour tout; il a de bonnes qualités, qu’on le mette à même d’en faire usage.

Lettre à Henri Tempier, le 29 octobre 1833, EO VIII n 471

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1 réponse à AVOIR UNE CORRECTION FERME ET GUIDER AVEC AMOUR

  1. Denyse Mostert dit :

    Que les novices fassent preuve de mysticité, cela va de soi. Mais il semble que deux d’entre eux ont dépassé le raisonnable. Eugène de Mazenod doit intervenir.

    À Henri Tempier, toujours fidèle au poste, il donne des instructions bien précises. Il faut empêcher le novice Guignoux de laisser s’enfoncer davantage dans un état d’esprit qui pourrait lui faire « perdre la tête » et lui masquer ainsi les moyens à sa portée de faire le bien. Pour le novice Marcellin, il recommande la délicatesse. De quoi s’est rendu coupable ce dernier ? le passage de cette lettre ne le dit pas. Ce qui importe c’est la manière de remettre sans dommage le jeune homme dans le bon chemin. « Il ne faut pas trop lui faire sentir sa médiocrité, écrit le fondateur, on le rendrait incapable pour tout; il a de bonnes qualités, qu’on le mette à même d’en faire usage… » écrit-il montrant ainsi que le « berger connaît ses brebis ».

    On peut appliquer à Eugène le proverbe bien connu « qui aime bien châtie bien ». Rien d’extraordinaire là-dedans, pourrait-on penser, ce devrait être le cas de qui est chargé de l’éducation d’autrui… Il ne faut cependant pas oublier l’exil du Vicaire général et ses démêlés avec le Gouvernement français. Loin de se laisser submerger par ces problèmes « hors-les-murs », il sait que son premier devoir est de prendre soin de sa Congrégation. Ce qu’il fera en bon père de famille qu’il ne cessera jamais d’être.

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