QUELQUES PERSONNES BIEN INTENTIONNEES PEUVENT CHANGER LE MONDE

Lorsqu’Eugène nous fonda en 1816, nous étions un groupe de prêtres missionnaires. Deux années plus tard il discerna que Dieu nous appelait à devenir une société de missionnaires religieux prononçant des voeux. Cela signifiait qu’en tant que religieux nous serions frères et prêtres. Certains jeunes hommes discernèrent que Dieu les appelait à être missionnaires en tant que frères et non en tant que prêtres (cf. http://www.eugenedemazenod.net/fra/?p=2683) . Le premier à prononcer ses voeux fut Jean Bernard Ferrand, à l’âge de 23 ans. (cf. http://www.omiworld.org/en/dictionary/historical-dictionary_vol-1_f/721/ferrand-jean-bernard/ )

Eugène écrivit à son sujet durant sa grave maladie. La première fois, ce fut pour évoquer, non sans un certain humour, les saines habitudes de sommeil de Frère Ferrand:

il n’en fallut pas moins pour réveiller le bon frère Ferrand  qui couchait dans la pièce qui précède mon petit réduit; c’est en vain que je l’avais appelé, que j’avais sifflé, frappé le mur; il est monté pour me faire préparer un peu de tilleul comme le médecin l’avait ordonné; mais comme dans l’intervalle la douleur est devenue plus supportable, j’ai pensé que je devais l’endurer pour n’être pas privé du bonheur de dire la sainte messe.

Lettre à Henri Tempier, 15 mai 1829, EO VII n 330

Après avoir récupéré de sa très grave maladie, Eugène exprima sa gratitude pour le soin qu’il avait reçu de Frère Ferrand. Rey raconte:

Parmi ces derniers, on remarquait le Frère Ferrand, qui avait prodigue au Fondateur les témoignages d’un dévouement absolu, veillant auprès de lui jour et nuit et s’étant offert en victime pour détourner les coups de la mort. Au plus fort de la crise qui faillit l’emporter, le Fondateur se vit en songe comme moitié descendu dans la tombe: il allait disparaître à tous les regards lorsqu’il lui sembla que les bras du Frère Ferrand l’enlaçaient énergiquement, et par un puissant effort que dirigeait et secondait, la Très Sainte Vierge, le ramenaient en pleine santé hors du tombeau. Le Fondateur se plaisait plus tard à rappeler ce rêve au Frère Ferrand et à attribuer à l’efficacité des innombrables rosaires qu’il avait récités, la grâce de sa guérison.   Rey 1 p. 471

Lorsque nous considérons les 200 ans de notre existence, chaque page de notre histoire missionnaire est remplie de la présence efficace des Frères dont le zèle et le soin évangélique apportèrent une chaleur fervente et une proximité que les prêtres seuls n’auraient jamais pu assurer.

 

« Ne crois jamais qu’une poignée d’hommes attentifs ne peuvent changer le monde. Car, en réalité, c’est toujours comme cela que c’est arrivé. »   Margaret Mead

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Une réponse à QUELQUES PERSONNES BIEN INTENTIONNEES PEUVENT CHANGER LE MONDE

  1. Denyse Mostert dit :

    Être frère dans une communauté ne constitue en aucun cas une vocation de second ordre. Simplement, l’accent est mis sur «les services techniques, professionnels… [tout comme] le témoignage de leur vie constituent leur ministère d’évangélisation ».

    Qui est ce frère Jean Bernard Ferrand qui prend soin du supérieur malade ? Entré chez les Missionnaires de Provence à l’age de 22 ans, il sera, précise Frank Santucci, le premier à prononcer ses vœux . « Ses premières années de vie religieuse se sont été passées à Aix, sous la direction du Père Hippolyte Courtes, un supérieur exigeant qui a formé de bons religieux ». (*)

    Le frère Ferrand, un bon religieux dont le P. Courtès doit sans doute se féliciter. Le biographe Rey se plaît à évoquer un récit d’Eugène. « Au plus fort de la crise qui faillit l’emporter, le Fondateur se vit en songe comme moitié descendu dans la tombe: il allait disparaître à tous les regards lorsqu’il lui sembla que les bras du
    Frère Ferrand l’enlaçaient énergiquement, et par un puissant effort que dirigeait et secondait, la Très Sainte Vierge, le ramenaient en pleine santé hors du tombeau. » Les rêves, dit-on, peuvent puiser des éléments dans la vie diurne… Voici qui en dit long sur les attentions de Jean Bernard Ferrand au bien-être du malade. Et sur la spontanéité du fondateur qui « se plaisait plus tard à lui rappeler ce rêve en attribuant sa guérison à l’efficacité des innombrables rosaires récités » par le dévoué frère.

    Un hommage à ces frères religieux dont la présence chaleureuse et le zèle sont si précieux pour tous les membres d’une communauté.

    Une pensée aussi pour toutes ces personnes qui me facilitent une vie devenue un peu pénible. Comme cette préposée du C.L.S.C. qui vient chaque semaine…et cette autre dame qui, depuis plusieurs années se charge d’un nettoyage qui m’est devenu impossible… Il faudrait aussi inclure dans cette réflexion tant d’autres dévouements effacés … Tous ceux-là savent pailler les difficultés des autres avec cœur, discrétion et efficacité qui méritent admiration et reconnaissance.

    (*) http://www.omiworld.org/en/dictionary/historical-dictionary_vol-1_f/721/ferrand-jean-bernard/

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