MALGRE SA CONVALESCENCE, EUGENE CONTINUE A S’OCCUPER DE SA FAMILLE OBLATE

J’ai bien de la peine à me relever, tant le coup a été violent. Me voici dans la cinquième semaine de ma convalescence, et à peine ai-je osé aujourd’hui offrir le saint Sacrifice, quelque désir que j’eusse de me procurer ce bonheur…

Lettre à M. Antoine Garnier, supérieur général de St. Sulpice, 26 juillet 1829, EO XV n. 160

Durant sa période de convalescence, Eugène continua à assurer la charge responsable du bien et de la mission des Oblats. Incapable de le faire en personne, il envoya Fr. Tempier passer un certain temps avec chaque Oblat afin de le représenter et d’être son porte-voix. En préparation de sa visite canonique officielle.

Fr. Jeancard, qui était avec Eugène durant sa convalescence, écrivit à Tempier pour lui transmettre les instructions d’Eugène à son égard. L’extrait ci-dessous montre le souci d’Eugène de maintenir l’équilibre entre le respect des personnes et les corrections nécessaires au maintien des aspects pratiques de la mission.

[«Le T. R. Père] me charge de vous dire:

1 – que votre visite des maisons de la Société doit être générale, sans excepter celle du noviciat;
2 – qu’il faut que vous préveniez ces maisons quelques jours avant votre arrivée au milieu de ceux qui les habitent;
3 – de faire peu ou point de règlements;
4 – de vous montrer sévère sur les finances…

(YENVEUX, VII, 97). Cité en note de bas de page dans EO VII n 333

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Une réponse à MALGRE SA CONVALESCENCE, EUGENE CONTINUE A S’OCCUPER DE SA FAMILLE OBLATE

  1. Denyse Mostert dit :

    Eugène compte les heures, les jours, les semaines… Il écrit au supérieur de Saint-Sulpice : «J’ai bien de la peine à me relever, tant le coup a été violent. Me voici dans la cinquième semaine de ma convalescence, et à peine ai-je osé aujourd’hui offrir le saint Sacrifice, quelque désir que j’eusse de me procurer ce bonheur… »

    Une impatience bien compréhensible ! Mais…ce serait mal comprendre le supérieur des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée de penser un seul instant que sa condition physique va monopoliser ses pensées. Rien de surprenant qu’il continue à suivre la vie des missionnaires et que le fidèle Henri Tempier soit délégué pour rencontrer chacun personnellement et leur transmettre des instructions où vont de pair « l’équilibre entre le respect des personnes et les corrections nécessaires au maintien des aspects pratiques de la mission. »

    Le robuste hiver québécois sévit particulièrement ces semaines-ci avec son cortège de refroidissements, de grippes solides etc. Qu’elles sont longues alors les semaines à retrouver la forme d’antan et nombreuses les pensées des choses à laisser temporairement ! Comment discipliner tant de pensées qui se bousculent ?

    On peut alors se demander si nos efforts de guérison ne seraient pas notre « devoir d’état ». Et prier le Père de nous accorder « notre pain quotidien», celui qui nous donnera de vivre au jour le jour nos incapacités dans la confiance d’accomplir ainsi ce qu’Il attend de nous.

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