NOTRE VISION FONDATRICE AUJOURD’HUI: PROPHETES ET LUMIERES D’UN MONDE NOUVEAU

Membres de l’Église prophétique,… tout en reconnaissant leur propre besoin de conversion. Ils annoncent la présence libératrice du Christ et le monde nouveau, né de sa résurrection.

CC&RR, Constitution 9

Eugène regarda la Croix et se vit comme il était réellement: confus, en perdition et sans direction. Sa conversion lui permit de trouver enfin une direction à suivre. C’est en se regardant lui-même avec les yeux du Sauveur crucifié qu’il put trouver cette direction. Ces yeux lui permirent de commencer à voir le monde comme le Christ le voit et de comprendre le but de la vie comme étant celui de devenir “coopérateur du Christ Sauveur.”

A travers les yeux du Christ crucifié, il devint conscient de la présence d’une foule de pauvres gens perdus au pied de la Croix, repliés sur eux-mêmes et sur leur misère, comme les femmes présentes devant le tombeau vide et ramenées à la réalité par l’ange qui leur dit: “Il vous précède en Galilée.  C’est là que vous le verrez.”

La “Galilée” est le lieu de notre vie quotidienne. Le message du Sauveur crucifié est un appel à nous immerger entièrement dans notre vie quotidienne pour y découvrir la presence libératrice de Jésus-Christ et un monde renouvelé par sa résurrection. Comme Eugène, dès que nous entrons dans cette démarche personnelle en tant que disciples missionnaires, nous nous retrouvons toujours plus conscients du sort de ceux qui nous entourent et qui ont le plus besoin de ce changement de vision.

 

Voilà le message oblat, la mission oblate: marcher avec les pauvres et les délaissés, dans leur humanité, et découvrir la présence libératrice de Jésus-Christ et un monde renouvelé par sa résurrection dans leurs combats et leurs joies, puis les accompagner dans leur croissance comme chrétiens et saints.

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One Response to NOTRE VISION FONDATRICE AUJOURD’HUI: PROPHETES ET LUMIERES D’UN MONDE NOUVEAU

  1. Denyse Mostert says:

    C’est devenu refrain courant que de s’apitoyer sur notre « pauvre monde où tout va si mal ». Hélas, rien de plus vrai. Chaque jour nous en apporte de nouveaux exemples.

    La vie n’était pas plus rose pour Eugène de Mazenod à son retour d’exil. En France, pour lui, rien ne va plus. Pas de fiancée en vue, il se retrouve désoeuvré et désabusé des plaisirs de la mondanité. La déprime est à l’horizon.

    Mais il s’en sortira. Cela ne va pas se faire par un retour magique du goût de vivre. D’ailleurs ne sait-on pas qu’une évolution a besoin d’être appuyée par le temps ? Ne sait-on pas aussi qu’une riche nature finit le plus souvent par reprendre ses droits ? « Peu à peu, les ravages sociaux et moraux qu’avait apportés la Révolution française le touchent profondément. Il est ému par la condition désastreuse du clergé et par la profonde ignorance religieuse du peuple qu’il découvre partout. » (*)

    Le Vendredi Saint 1807, sera le grand tournant de la vie du jeune homme. Il réalise d’abord la frivolité de sa vie. « A travers les yeux du Christ crucifié, il devient conscient de la présence d’une foule de pauvres gens perdus au pied de la Croix, repliés sur eux-mêmes et sur leur misère, comme les femmes présentes devant le tombeau vide et ramenées à la réalité par l’ange qui leur dit: “Il vous précède en Galilée. C’est là que vous le verrez.” » (**) Le prêtre des pauvres se dessine…

    « Des pauvres, il y en aura toujours… » Et nous en sommes. Bienheureuse découverte qui nous révèle en même temps toute la miséricorde divine et combien Dieu a besoin de nous pour le faire connaître et aimer. Voici notre Galilée…

    (*) Hervé Aubin – Le Fondateur des Oblats – p. 19
    (**) Frank Santucci, o.m.i.

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