QUEL QU’EN SOIT LE COÛT

Tandis qu’Eugène insiste que l’aspect le plus important de la vie de ces jeunes gens est de suivre Jésus Christ, il leur rappelle de reconnaître cela, quelles qu’en soient les conséquences. Il nous rappelle ainsi comment, durant deux cents ans, plusieurs des fils oblats d’Eugène allaient mettre ces mots en pratique jusqu’au prix du martyre.

Art. 22. Et reconnaissant que le titre le plus honorable pour eux est celui d’être chrétiens, ils braveront courageusement le respect humain, défaut des âmes basses, et bien loin de rougir jamais de faire hautement profession de leur foi, ils ne laisseront échapper aucune occasion d’édifier toujours et en tout temps tous ceux qui seront à même de les considérer.

Statuts, Chapitre XII §1

Au moment où nous célébrons le martyre des jeunes Oblats espagnols de Pozuelo, nous ne pouvons nous empêcher de constater à quel point cet enseignement d’Eugène était prophétique. Ces Oblats nous enseignent la pleine signification du concept d’oblation.

 

Pour plus d’information au sujet de ces martyrs, voir http://postulationomifr.weebly.com/martyrs-espagnols.html

Ce contenu a été publié dans RÈGLE, avec comme mot(s)-clé(s) , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à QUEL QU’EN SOIT LE COÛT

  1. Denyse Mostert dit :

    On ne peut qu’être d’accord avec Eugène de Mazenod : « la qualité la plus honorable… est d’être chrétien ». Une réalité que nous essayons d’assumer vraiment… même et surtout en terrain défavorable.

    Il est un fait que les chrétiens de tous les temps ont été appelés à un choix sans équivoque. Les témoins de la vie de Jésus ont payé le prix fort en se réclamant de lui. Sous le règne de l’empereur Néron, les persécutions les plus sanglantes faisaient partie du quotidien… Et cela continue… Combien de croyants furent exécutés au nom du Christ au cours des siècles ! Tout récemment encore l’Église proclamait bienheureux les 22 Oblats espagnols qui ont perdu la vie en demeurant simplement fidèles à leur vocation.

    Le martyre ! Rien que ce mot me fait frémir tant il évoque de barbarie d’une part et de souffrance de l’autre. Ma foi serait-elle assez puissante pour me conduire jusque là? J’ai peur de la réponse… Et j’en arrive à me réjouir de vivre dans un pays où les répressions sanglantes n’ont pas cours.

    Il n’en reste pas moins que tous les chrétiens sont tenus de braver « courageusement le respect humain… de faire hautement profession de leur foi » et de ne laisser « échapper aucune occasion d’édifier toujours et en tout temps… ». (*)

    Le P. Vital Grandin, o.m.i. évêque et missionnaire du Grand Nord et décédé en 1902 écrivait. « Ma mission n’est pas poétique. La prose, une horrible prose, y abonde. Je n’ai pas le martyr à promettre, mais je promets les fatigues sans relâche, des neiges sans limites, des nuits prolongées, des marais, des fanges, enfin des poux… ».

    Le banal et parfois difficile quotidien nous offre sans cesse « de choisir ou la vie et le bonheur, ou la mort et le malheur » (Dt 30), ou bien nos aises ou bien la fidélité à notre mission.

    Un discernement et une force à demander tout au long de ce Carême 2012.

    (*) Statuts, Chapitre XII §1

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *