LES RÈGLES COMME UNE FORCE CONTRAIGNANTE

Les Statuts s’étendaient sur 82 pages de long et constituaient un guide très détaillé pour pratiquement chaque aspect de la vie du jeune homme. Aussi exigeants qu’ils étaient, personne n’était forcé de demeurer un membre de la Congrégation de la Jeunesse. Le fait qu’il y eut à peu près 300 membres qui choisirent librement de s’engager à en vivre démontre qu’ils trouvèrent dans ces règles une force exigeante pour leur vie.

ART. 28. La Congrégation a pourvu aux besoins de ses membres par un règlement particulier qu’ils sont tenus d’observer.
ART. 29. Ce règlement s’étend à tous leurs devoirs ; il embrasse toutes les actions de leur journée et de leur vie. S’ils sont fidèles à l’observer, ils peuvent regarder leur salut comme assuré.
ART. 30. Non seulement il fixe les exercices religieux et les devoirs de piété qu’ils doivent remplir, mais il comprend aussi tout ce qui a rapporté l’œuvre ou au travail.

« Statuts de la Congrégation », Missions 145 (1899), p. 25-107.

 Eugène entraînait ces jeunes gens à devenir de bons disciples de Jésus et, une fois qu’ils étaient transformés en personnes et en Chrétiens, à devenir un corps apostolique pour les autres, un levain dans le monde.

La longueur, l’organisation et les détails de ces Règles démontrent qu’Eugène avait la capacité d’organiser des gens, et cette expérience de direction des jeunes allait être bénéfique quand il en vint à la composition de la Règle pour ses Missionnaires.

« Une loi est quelque chose qui doit avoir un fondement moral, de telle sorte qu’on y trouve une force intérieure capable de contraindre tous les citoyens à lui obéir. » Chaim Weizmann, leader sioniste (1874-1952).

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Une réponse à LES RÈGLES COMME UNE FORCE CONTRAIGNANTE

  1. Denyse Mostert dit :

    N’entre pas qui veut dans la Congrégation de la Jeunesse. Quoique présentée par Eugène avec tout l’amour du prêtre au cœur de père, il n’en demeure pas moins que la ligne de conduite contenue dans les Règles se révèle contraignante, drastique même. Comme l’est le fait que quiconque ne les observe pas est prié de se retirer.

    Au fond, ces directives n’apparaissent-elles pas comme très logiques venant d’un Directeur dont le caractère n’accepte aucun compromis ?

    Étonnamment, on constate que les ‘’82 pages de long du guide très détaillé pour pratiquement chaque aspect de la vie des jeunes hommes’’ ne nuisent en aucune façon à l’accroissement de la Congrégation.

    Il y a lieu bien sûr de tenir compte de la pensée du 19ième siècle tellement différente de la nôtre, ainsi que du besoin d’encadrement réel, mais pas toujours exprimé par les jeunes de tous les temps…

    « Ce règlement s’étend à tous leurs devoirs ; il embrasse toutes les actions de leur journée et de leur vie… Non seulement il fixe les exercices religieux et les devoirs de piété qu’ils doivent remplir, mais il comprend aussi tout ce qui a rapport l’œuvre ou au travail. »

    Faut-il en conclure que les jeunes qui décident de s’y soumettre abdiquent du libre arbitre si important à l’adolescence comme il l’est d’ailleurs à toute saison de la vie ?

    En aucune façon puisque c’est en connaissance de cause que chacun décide de se soumettre aux Règles imposées, et reste libre le cas échant de quitter une vie pour laquelle il ne se sent pas appelé.

    Ne serait-ce pas au contraire la vie de foi d’Eugène de Mazenod et des siens qui leur donne le désir de fixer dorénavant leurs yeux sur un idéal élevé ?

    Une chose est certaine, les Congréganistes apprennent combien il est exigeant de suivre Jésus Christ, Et que c’est en se dépassant eux-mêmes qu’ils pourront à leur tour devenir des disciples convaincants.

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