UN GROUPE D’ÉLITE

La Congrégation de la Jeunesse était un groupe de jeunes d’élite, mais pas dans le sens snob d’une élite sociale, car elle ouverte à toutes les classes.

Pielorz a recherché la composition de la Congrégation et il écrit à cet effet :

Quant à la composition sociale, on n’y faisait aucune distinction entre nobles, bourgeois et plébéiens; pour les pauvres, les plus riches faisaient des collectes affin de les secourir. En un mot, l’abbé de Mazenod accueillait tout jeune homme, désireux de progresser dans la vertu, sans aucune distinction d’origine ou de position économique de sa famille; l’âge minimum était dix ans

PIELORZ, Les rapports du Fondateur, p. 160.

C’était une élite dans le sens que chacun était particulièrement choisi parce qu’Eugène se rendait compte que ce jeune homme possédait des qualités personnelles qui pourraient être développées, et il ferait en conséquence une différence dans son environnement. [ed. Voir ci-dessus l’entrée du 16 janvier 2012]

Tu connais quelle est mon intention en formant cette réunion: c’est de faire des chrétiens dignes de porter ce nom …

Lettre à Forbin-Janson, Juin 1814, E.O. XV n. 125

« Aussi bien n’y a-t-il pas de distinction entre Juif et Grec; tous ont le même Seigneur, riche envers tous ceux qui l’invoquent. » Romains 10 : 12

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Une réponse à UN GROUPE D’ÉLITE

  1. Denyse Mostert dit :

    Poser la question c’est y répondre. Où Eugène de Mazenod trouve-t-il l’audace de rassembler toutes classes sociales confondues, les futurs membres de la Congrégation de la jeunesse, sinon en Jésus Christ, le premier à proclamer l’égalité de tous ?

    Il n’en reste pas moins vrai que, concilier les enfants de tous ceux qui ont subi les sévices de la Révolution ressemble à un exercice sur corde raide. Car, de ces années de frayeur on peut dire que ‘’tous étaient frappés ». Qu’on se souvienne du célèbre ‘’les Aristocrates à la Bastille’’, des persécutions brutales qui se terminent pour Louis XVI, Marie-Antoinette, et combien d’autres, sur l’échafaud, des bourgeois dépouillés sans vergogne et certains, comme la famille de Mazenod, fuyant dans l’exil. Que dire alors du petit peuple pris dans une telle tourmente et obligé à mille et un expédients pour simplement trouver le moyen de subsister jour après jour !

    En résumé, le ‘’chacun pour soi’’ est de rigueur pendant bien des années. Peut-on raisonnablement supposer qu’aucune séquelle n’est demeurée de cette époque haineuse ? Et que la génération montante n’ait subi aucune retombée de tant de rancœur?

    ‘’Les pères ont mangé des raisins verts, et les dents des enfants ont été agacées’’ constatait un prophète de l’Ancien Testament. (Jr 31 :29) Ce sont des enfants aux blessures encore vives qu’Eugène de Mazenod accueille dans la Congrégation de la Jeunesse, « sans aucune distinction d’origine ou de position économique de [la] famille ». Avec toutes les complications qu’il est facile d’imaginer.

    Oui, Eugène a tablé sur Jésus Christ. Condition absolue pour le candidat : être « désireux de progresser dans la vertu ». But d’Eugène : faire d’eux « des chrétiens dignes de porter ce nom ». Ceci n’est pas un vain mot sous la plume du Fondateur. Parce qu’il prend le temps de découvrir les qualités personnelles de chacun, Eugène peut dire « je connais mes brebis » (Jn 10 :14)

    Il ne pouvait en aller autrement des adolescents guidés par des maîtres tels qu’Eugène et ses missionnaires ! Groupe d’élite en effet que ces Congrénanistes prêts à tous les efforts pour devenir disciples de Jésus Christ… Même celui de se soumettre à cette Règle astreignante que nous examinions dernièrement !

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