L’IDENTITÉ DE LA FAMILLE MAZENODIENNE : TOUT POUR DIEU AU SERVICE DES AUTRES

Le temps qu’Eugène a passé à Paris correspondait au moment où le gouvernement du roi Louis XVIII était impliqué dans la réparation de la destruction infligée à l’Eglise par la Révolution et par Napoléon. Une des tâches des gouvernants était de rétablir certains des diocèses qui avaient été supprimés, et ils cherchaient donc des candidats disponibles pour remplir les postes vacants. Eugène y avait pleinement droit ; il a alors reçu de nombreuses offres qu’il a rejeté parce qu’il était convaincu que sa destinée était liée à celle des Missionnaires. Ces invitations lui ont donné l’opportunité de réfléchir sur ce qu’il y avait de spécial dans sa famille religieuse.

Mais qui sommes-nous donc pour que le bon Dieu écoute nos vœux?
Nous sommes, ou nous devons être de saints prêtres qui s’estiment heureux et très heureux de consacrer leur fortune, leur santé, leur vie au service et pour la gloire de notre Dieu.

A cette époque, les Missionnaires étaient tous des prêtres, mais plus tard, des Frères feront partie de l’aventure en vivant « tout pour Dieu » à travers leur oblation. Une fois encore, Eugène martèle le thème : « être » afin de « faire » :

Nous sommes placés sur la terre, et particulièrement dans notre maison, pour nous sanctifier en nous entraidant par nos exemples, nos paroles et nos prières.

Lettre à Henri Tempier, le 22 août 1817, E.O. VI n. 21

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Une réponse à L’IDENTITÉ DE LA FAMILLE MAZENODIENNE : TOUT POUR DIEU AU SERVICE DES AUTRES

  1. Denyse Mostert dit :

    «Aucun regret chez Eugène de Mazenod d’avoir refusé des propositions avantageuses lors de son séjour à Paris.

    Quelques mots résument bien sa vision du bonheur : « Tout pour Dieu au service des autres ». Pour lui et ses compagnons le bonheur consiste à « être de saints prêtres qui s’estiment heureux et très heureux de consacrer leur fortune, leur santé, leur vie au service et pour la gloire de notre Dieu ».

    En 1815, il leur dit : « Soyez résolument des saints ! » (*) Un « résolument » qui rejoint le conseil de Jésus invitant ses disciples à passer « par la porte étroite », là où il faut répondre aux épreuves par une grande persévérance… On le sait, dès sa petite enfance, Eugène a vécu bien des situations difficiles. Celles-ci n’ont pas non plus été épargnées à la petite communauté. Tous connaissent la signification du ‘’tenir bon’’.

    Le temps n’a eu aucune prise sur la conviction du Fondateur. En 1817, il écrit : « Nous sommes placés sur la terre, et particulièrement dans notre maison, pour nous sanctifier en nous entraidant par nos exemples, nos paroles et nos prières ».

    J’y vois avec soulagement l’exigence bien concrète d’une entente fraternelle fondée sur une vie exemplaire qui ne s’acquiert que petit à petit au prix d’efforts quotidiens soutenus par la prière.

    Quelle joie de réaliser que Dieu nous offre chaque jour le moyen d’accéder à une sainteté qu’il nous arrive de croire inaccessible ! La sainteté de la persévérance pour laquelle il nous faut sans cesse, comme le dit un proverbe connu ‘’cent fois sur le métier [remettre notre] notre ouvrage. Et quel réconfort de penser que les membres de la grande famille d’Eugène de Mazenod travaillent ensemble à devenir ce pourquoi ils sont «placés sur terre » !

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