MISSIONS PAROISSIALES: ELLES ONT POUR BUT DE PERMETTRE AU SANG DU SAUVEUR DE COULER DANS LES VEINES DE SON CORPS

En 1859, deux ans avant sa mort, Eugène écrivait sur l’objectif missionnaire auquel il s’était constamment soumis, tout au long de sa vie:

En effet, l’Église ne formant qu’un seul corps dont Jésus-Christ est le chef, ceux qui ne reçoivent pas la vie de ce chef sont membres morts, ils ne tiennent plus au corps par les liens de l’amour divin, le sang de Jésus-Christ ne circule plus, pour ainsi dire, dans leurs veines

Mandement de Monseigneur l’Evêque de Marseille, à l’occasion du Saint Temps de Carême, 1859

La compréhension de l’Église, pour Eugène n’était pas d’abord celle d’une hiérarchie ou d’une structure, mais surtout d’un corps. Quand il parle d’être ému par les souffrances de l’Église, c’est la souffrance de ses membres qui le touche.

Ainsi nous pouvons dire que pour Eugène, tout dans la mission visait à convertir les gens, de manière à permettre au Sang du Sauveur, par lequel ils avaient été rachetés, de couler dans leurs veines.

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Une réponse à MISSIONS PAROISSIALES: ELLES ONT POUR BUT DE PERMETTRE AU SANG DU SAUVEUR DE COULER DANS LES VEINES DE SON CORPS

  1. Denyse Mostert dit :

    Eugène de Mazenod et ses Oblats : des « passionnés de Jésus Christ » et des « hommes d’Église » nous dit le Dictionnaire des Valeurs Oblates.

    Pour bien comprendre la portée de ces mots, j’ai regardé de plus près des biographies et des écrits du Fondateur.

    Ils parlent d’un jeune noble rentré d’exil et que les plaisirs de la vie mondaine ne semblent pas combler. Ils parlent d’un Vendredi Saint où Eugène reçoit la très forte révélation de l’amour du Christ Sauveur.

    Le reste de sa vie, qu’il engage alors passionnément au service de l’Évangile, va être un défi auquel il fera face avec son immense désir de faire de tous ceux-là, ballottés au gré d’une vie sans but, « des humains, des chrétiens et ensuite des saints ». Il va leur parler de l’Église dont ils sont les membres. Il va leur dire que Jésus a demandé pour elle l’unité dans la charité. Il va parler d’espérance à ceux dont « le sang de Jésus-Christ ne circule plus, pour ainsi dire, dans leurs veines » et qu’en lui ils peuvent retrouver la vie en abondance.

    Voici bien là Eugène, le passionné de Jésus Christ qui saura insuffler à ses fils le souci des plus abandonnés en même temps qu’il leur transmettra un attachement profond envers cette Église dont il est « le chef ».

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