MISSIONS PAROISSIALES: LEUR BUT – RAMENER LES ÉGARÉS

La Règle décrit le but principal des missions, comme moyen de ramener à l’Église ceux qui s’étaient égarés:

Il est donc bien important, il est pressant de faire rentrer dans le bercail tant de brebis égarées; d’apprendre à ces chrétiens dégénérés ce que c’est que Jésus Christ, de les arracher à l’héritage du démon et leur montrer le chemin du ciel.

Règle de 1818, Chapitre premier §3

Répétant ceci en ces autres termes :

rendre les hommes raisonnables, puis chrétiens, enfin les aider à devenir des saints
Règle de 1818, Chapitre premier §3

L’objectif était précisément de les amener à la même expérience de salut qu’ Eugène lui-même avait vécu dans sa propre vie, qu’il avait partagée avec ses Oblats et, à travers eux, aux bénéficiaires de leur ministère. Aujourd’hui, c’est ce même esprit d’Eugène qui doit propulser la mission:

“Malheur à moi si je n’évangélise pas!” (1 Cor. 9,16)
Par Jésus Christ, sa parole, Dieu veut se dire au monde comme son sauveur. Il nous appelle à être ses cooperateurs dans cette démarche d’amour. Nous entendons cet appel, et nous sommes envoyés annoncer la Bonne Nouvelle aux plus abandonnés. Comment vivons-nous ? Comment sommes-nous inventifs face aux situations d’aujourd’hui et aux cultures émergentes ?

Lettre du Chapitre général de 1998 : Évangéliser les pauvres à l’aube du troisième millénaire, article 9

Dans notre monde pluraliste qui flotte avec le vent et les vagues, cette clarté de la part d’Eugène pourrait bien nous inviter à nous arrêter un instant pour nous demander : « Quelle est exactement la mission que Dieu m’a donnée dans mon monde? Suis-je capable d’être précis sur mes objectifs, en tant que membre de la famille mazenodienne? « 

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Une réponse à MISSIONS PAROISSIALES: LEUR BUT – RAMENER LES ÉGARÉS

  1. Denyse Mostert dit :

    « Rendre les hommes raisonnables, puis chrétiens, enfin les aider à devenir des saints». Quelle logique dans la Règle de 1818 ! D’abord réveiller la « raison » chez ces gens au passé douloureux encore si proche. Leur réapprendre les petits gestes de la vie, que leurs efforts vont être récompensés, que la confiance peut désormais remplacer la suspicion des temps de la Révolution. Leur réapprendre la liberté. Et voici des hommes et des femmes qui vont comprendre que cette paix retrouvée est faite pour être partagée. Des êtres humains qui vont désirer que dure cette vie « raisonnable » enfin retrouvée.

    Alors les Missionnaires de Provence, vont leur apprendre Jésus Christ. Ils vont leur dire que tous ceux-là «les pauvres de cœur, les doux, ceux qui pleurent, ceux qui ont faim et soif de justice » (Mtt 5) tous ceux qui ont traversé tant de souffrance, trouveront en Lui le bonheur. Ils vont savoir que chacun d’eux est unique, connu par son nom et aimé de Dieu. Et que Dieu compte sur eux pour que son fils Jésus transparaisse à travers leur vie. Ils vont alors être en marche vers la sainteté, en comptant tout comme nous sur la Miséricorde divine toujours présente.

    ’’ Quelle est exactement la mission que Dieu m’a donnée dans mon monde? ’’ Question à 1000 dollars, diraient mes petits-enfants ! Je crois avoir reçu de Dieu une mission faite sur mesure pour moi, à vivre là où je suis, au milieu des miens et de tous ceux que je rencontre d’une manière ou de l’autre. C’est la mission de dire ma foi en Jésus Christ plus par des attitudes que par des paroles qui pourraient sonner creux. C’est une mission à vivre dans le respect des différences.

    “ Suis-je capable d’être précise sur mes objectifs, en tant que membre de la famille mazenodienne? “ Depuis 1996, mes objectifs ont évidemment revêtus plusieurs aspects. Il y a un an, tout en restant fondamentalement reliés au charisme d’Eugène de Mazenod, ils ont pris une direction résolument moderne.

    Dans une récente entrevue, réalisée par Guillaume Asselin le pape constate qu’ « il existe un style chrétien de présence également dans le monde numérique » et appelle le chrétien à « un témoignage de l’Évangile dans l’ère numérique ». Ces mots de Benoît XVI viennent synthétiser la direction nouvelle de mon engagement de Laïque associée aux Oblats.

    Après quelques hésitations et beaucoup d’encouragements, je me suis ouverte à Facebook. Ma page personnelle, avec ses réflexions cueillies un peu partout, dans la liturgie, l’actualité et autres commentaires personnels, porte-t-elle du fruit ? Je peux dire qu’il en ressort de temps à autres des échanges d’une profondeur enrichissante. J’aime les vivre comme une invitation à continuer.

    Sans oublier que je ne suis que le semeur. Et que ces petites graines, Dieu seul peut les faire germer, à son heure à lui..

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