LA RELIGION ONT PRIS L’INITIATIVE D’AIDER LES PAUVRES MALADES

Le choléra faisant toujours plus de ravages, j’ai pensé qu’il fallait que la religion eût l’initiative dans le soulagement qu’il serait à propos de procurer aux pauvres malades. J’ai donc assemblé à l’évêché les chefs de nos institutions religieuses…

Ils ont décidé d’installer cinq hôpitaux mobiles dans différentes parties de la cité qui étaient gérés par les religieux et les religieuses. L’intérêt politique du maire s’y est mêlé, et ce dernier a empêché le projet d’être réalisé.

Les prêtres diocésains et les Oblats ont continué de servir les malades jours et nuits.

Le dévouement des prêtres du diocèse ne s’est pas démenti cette troisième fois, pas plus que les deux autres. Nos pères du Calvaire sont sans cesse appelés auprès de cholériques, ils se prêtent de jour et de nuit à ce ministère de charité comme il est de leur devoir de le faire, mais ils le font de grand cœur et avec le zèle qu’eux et leurs confrères d’Aix montrèrent dans les autres invasions du fléau. Nous avons indiqué des prières publiques qui seront terminées par la procession générale de saint Lazare qui fera station à l’église du saint.

Eugène de Mazenod, Le Journal, 30 Août 1837, EO XVIII

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Une réponse à LA RELIGION ONT PRIS L’INITIATIVE D’AIDER LES PAUVRES MALADES

  1. Denyse Mostert dit :

    AIDER D’ABORD LES PLUS PAUVRES…
    Eugène de Mazenod, Le Journal, 30 Août 1837,

    Pour faire face à ce choléra qui n’en finit pas, Eugène et les décideurs sous sa juridiction ont choisi d’installer cinq hôpitaux mobiles dans différentes parties de la cité. Cependant, le fait que les terrains soient gérés par les religieux suffit à déclencher la colère du Maire qui en empêche la réalisation. On ne peut comprendre une telle bassesse qui emmènera automatiquement le décès de bien des Français ! (Frank Santucci) « La suite des événements est d’une terrible incompréhension alors que le Maire, protégeant son propre prestige, en défend la réalisation et que « de leur côté, prêtres diocésains et Oblats ont continué de servir les malades jours et nuits. »

    « Le dévouement des prêtres du diocèse, note encore le Fondateur dans son Journal, ne s’est pas démenti … Nos pères du Calvaire sont sans cesse appelés auprès de cholériques, ils se prêtent de jour et de nuit à ce ministère de charité comme il est de leur devoir de le faire, mais ils le font de grand cœur et avec le zèle qu’eux et leurs confrères d’Aix montrèrent dans les autres invasions du fléau. »

    LA FOI d’Eugène ne s’ne s’est pas attiédie. La prière demeure l’arme supérieure qui fera triompher les efforts de ceux qui se dévouent. Ainsi pouvons-nous lire : « Nous avons indiqué des prières publiques qui seront terminées par la procession générale de saint Lazare qui fera station à l’église du saint. »

    Bien des points retiennent l’attention dans cet épisode. Il est facile de s’indigner devant les décisions du Maire comme de prendre en exemple le travail des Oblats que rien n’a fait reculer. On peut aussi se questionner sur l’attitude que nous aurions eue si d’aventure nous avions eu à partager cette tranche de la vie des Oblats…

    Mais n’étions pas là… Ce qu’il nous reste vraiment aujourd’hui, c’est de nous tourner vers LA LOUANGE pour la bravoure de nos frères religieux et de ceux qui les accompagnaient et la MISÉRICORDE avec laquelle LE SEIGNEUR les a ccompagnés en des jours si troubles.

    Petit examen personnel : Parabole de la paille et la poutre. Notre Foi aurait-elle réellement été d’une telle solidité ?

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