C’EST UNE NÉCESSITÉ QUE DIEU M’IMPOSE, AYONS BON COURAGE ET COMPTONS SUR SA GRÂCE

Les réflexions d’Eugène pendant sa retraite continuent en l’invitant à avoir encore plus confiance en son Sauveur

Tout cela ne coûterait rien, ce me semble, si, pénétré comme je le suis de mes obligations, je pouvais me flatter d’être compris dans un siècle où l’on n’a pas la moindre idée de ce qu’est selon la foi et l’institution de notre divin Seigneur…
Aujourd’hui on relègue un évêque dans le fond de son cabinet, pour délivrer des dispenses ou faire son courrier. Et s’il paraît parfois dans une paroisse c’est pour y administrer la confirmation qu’on ne peut recevoir que de lui. Sans cela, on se passerait de l’y voir…

Il continue à réfléchir sur les difficultés qu’il avait rencontrées auprès du clergé de Marseille alors qu’il y était Vicaire Général pendant plus de 10 ans et il conclut :

Mon Dieu, quand on considère les choses des yeux de la foi et dans la conviction de ses devoirs, à la vue des difficultés qui se rencontrent pour les remplir, il y a de quoi se décourager et rebrousser chemin! Cependant il faut aller de l’avant, c’est une nécessité que Dieu m’impose, ayons bon courage et comptons sur sa grâce.

Retraite préparatoire à la prise de possession de la charge épiscopale de Marseille, mai 1837, EO XV n 185

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Une réponse à C’EST UNE NÉCESSITÉ QUE DIEU M’IMPOSE, AYONS BON COURAGE ET COMPTONS SUR SA GRÂCE

  1. Denyse Mostert dit :

    COURAGE ET CONFIANCE…
    Retraite préparatoire à la prise de possession de la charge épiscopale de Marseille, mai 1837…

    « Tout cela ne coûterait rien, écrit Eugène, si je pouvais me flatter d’être compris dans un siècle… où l’on n’a pas la moindre idée de ce qu’est selon la foi », la charge épiscopale de ceux qui ont été choisis… et qu’il se prépare à accepter. Aux yeux humains, l’évêque de ce 19ième n’est-il pas dans le fond de son cabinet, « pour délivrer des dispenses ou faire son courrier » ? La circonstance où il « parait parfois dans une paroisse » est pour le Sacrement de Confirmation qu’il est seul d’ailleurs à avoir la permission d’administrer.

    À première vue, ce sont là des réflexions bien pessimistes. Deux points sont à examiner dans le chemin d’Eugène. D’abord l’expérience rencontrée pendant les dix années où il fut Vicaire général de Marseille. Le second point ne devient compréhensible qu’en considérant les choses aux yeux de la foi d’Eugène et dans la conviction de ses devoirs. Voici qui explique la persévérance de notre Fondateur tout au long de sa vie.

    Pour terminer : des paroles de Jean-Paul II lors de la canonisation d’Eugène en 1995.
    « La famille de saint Eugène de Mazenod, dès son accession au siège de Marseille, ce fut son diocèse tout entier… Vous savez avec quel soin l’évêque parcourut son diocèse et le réorganisa à la suite de la déchristianisation opérée par la Révolution. Par les visites pastorales, la fondation de paroisses et de séminaires, la réforme du clergé, la célébration de la liturgie, la prédication aux foules, un immense amour des pauvres, il ne cessa de faire du peuple qui lui était confié «une nation sainte, une race choisie, un sacerdoce royal»… Et « Saint Eugène voulait faire en sorte que, dans le Christ, chacun puisse devenir un homme complet, un chrétien authentique, un saint crédible. »

    Une persévérance qui a conduit le Fondateur à mener à bien le projet de Dieu auquel nous sommes aujourd’hui appelés à collaborer.

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