LES PÉCHEURS DOIVENT ÊTRE ACCUEILLIS AVEC UN TRÈS BON CŒUR

Lettre du P. Guigues. La mission de Theys qu’il donne en ce moment, avec ses compagnons de la maison de N.-D. de l’Osier, va à merveille. Les missionnaires sont au confessionnal du matin au soir.
Ils ont bien eu le désagrément de voir quelques familles bourgeoises, très mal disposées, se livrer au scandale d’une espèce de charivari provocateur, mais l’indignation publique et le silence des missionnaires en ont fait justice… et que plusieurs des jeunes gens qui s’étaient laissé entraîner se sont présentés pour se confesser.
Sur ce, le p. Guigues me demande s’il ne serait pas à propos de ne point accorder la communion à ces jeunes gens qu’il avoue s’être laissés aller à cette inconvenance par entraînement et point du tout par dessein hostile.
… Dieu veut que cette malheureuse pensée, due à l’inexpérience, n’ait pas porté les jeunes missionnaires à recevoir froidement ces pécheurs, qu’il aurait fallu accueillir avec la plus touchante bonté, d’abord pour qu’ils fussent consolés dans leur démarche toujours pénible à la nature, puis pour qu’ils fussent à même d’encourager les autres qui hésitent encore.  

Eugène de Mazenod, Journal, 19 février 1837, EO XVIII

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Une réponse à LES PÉCHEURS DOIVENT ÊTRE ACCUEILLIS AVEC UN TRÈS BON CŒUR

  1. Denyse Mostert dit :

    LES PÉCHEURS DOIVENT ÊTRE ACCUEILLIS AVEC UN TRÈS BON CŒUR…
    Eugène de Mazenod, Journal, 19 février 1837

    La mission de Theys va bon train, note le Fondateur. « Les missionnaires sont au confessionnal du matin au soir. » Cependant, comme on s’en doute, tout ne va pas toujours sur des roulettes pour les missionnaires. Eugène fait ici mention d’une lettre du P. Guigues qui signale avoir vu «quelques familles bourgeoises, très mal disposées, se livrer au scandale d’une espèce de charivari provocateur… » Le tout se termine bien vite devant « l’indignation publique et le silence des missionnaires et plusieurs qui s’étaient laisser entraînés se présentent pour se confesser.

    Sur ce, intervient une question du P. Guigues que plusieurs aujourd’hui auraient peut-être pensé à poser. Fallait-il ou non « accorder la communion à ces jeunes gens qu’il avoue s’être laissés aller à cette inconvenance par entraînement et point du tout par dessein hostile » ? La réponse d’Eugène est claire : « … Dieu veut que cette malheureuse pensée, due à l’inexpérience, n’ait pas porté les jeunes missionnaires à recevoir froidement ces pécheurs ». Ne faudrait-il pas au contraire se souvenir de la Miséricorde de Dieu pour ses enfants de bonne volonté ? Ainsi consolés dans cette démarche toujours pénible à la nature, ils deviendraient ainsi « à même d’encourager les autres qui hésitent encore… »

    Voici un conseil dont il est bon de se souvenir devant la rigueur de certains de nos jugements.

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