À L’ÉCOUTE DU CRI DES PLUS ABANDONNÉS DE CORSE

En envoyant des missionnaires en Corse, Eugène répondait à ce qu’il jugeait être le besoin des plus abandonnés.

Beaucoup trop de prêtres en Corse avaient reçu une formation académique et pastorale très médiocre et ce sont leurs paroissiens qui en souffraient. Les Oblats furent envoyés à Ajaccio pour rectifier la situation, principalement en créant un grand séminaire pour assurer une formation solide aux futurs prêtres.

L’évêque d’Ajaccio, nouvellement nommé, profita de l’occasion pour demander que certains de ses prêtres retournent au séminaire pour y recevoir une formation adéquate. Dans son journal privé, Eugène se penche sur cette coopération des Oblats:

Lettre du p. Moreau d’Ajaccio. Nouvelles les plus satisfaisantes du grand séminaire de ce diocèse. Le travail y est excessif pour les directeurs à cause du grand nombre d’élèves, mais leur conduite parfaite encourage et dédommage les maîtres.

Le deuxième groupe qui demanda de l’aide fut celui des habitants pauvres des villages de Corse. Les Oblats répondirent en s’établissant à Vico et en faisant de cette communauté apostolique un centre de mission à partir duquel ils servirent la population et allèrent prêcher des missions dans les villages isolés. Les Oblats occupés au séminaire rejoignaient pendant leurs pauses la communauté de Vico pour participer aux missions.

Ils ont toujours le projet de donner la mission à Ajaccio en français et en italien. Tous nos pères y seront employés.

Une troisième réponse est venue de l’ordination sacerdotale prévue de deux jeunes Oblats destinés à devenir d’excellents missionnaires pour leur vie, dont l’un en Corse. Ils étaient tous deux en dessous de l’âge canonique de l’ordination et avaient dû faire une demande de dérogation pour pouvoir recevoir une ordination précoce.

Lettre de Rome. Dispense d’âge pour nos frères Rolleri et Bellon.

Journal d’Eugène de Mazenod, 1er février 1837, EO XVIII

Aujourd’hui, cet esprit perdure alors que la famille mazenodienne continue à écouter l’appel de «nouveaux pauvres» dans notre monde en rapide mutation.

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Une réponse à À L’ÉCOUTE DU CRI DES PLUS ABANDONNÉS DE CORSE

  1. Denyse Mostert dit :

    À L’ÉCOUTE DES PLUS ABANDONNÉS DE CORSE…
    Journal d’Eugène de Mazenod, 1er février 1837, EO XVIII

    Le Journal que tenait Eugène était un récit complet des événements vécus par la Congrégation d’abord et nous donner aussi des détails sur la vie intérieure du Fondateur. En cette année 1837, il est d’abord question de la situation de l’Église en Corse où la formation des prêtres laisse beaucoup à désirer. Ceci a des répercussions sur l’état des fidèles qui ne peuvent laisser les Oblats indifférents.

    La pauvreté des habitants de la Corse sera paillée par l’action d’Eugène de Mazenod et de ses religieux. Viendra l’idée d’un grand séminaire qui assurera une formation solide aux futurs prêtres. Le P. Moreau d’Ajaccio envoie des nouvelles plus que satisfaisantes des Oblats venus aider tout en soulignant le travail excessif des directeurs vu le grand nombre d’élèves. Il relève aussi « leur conduite parfaite, encourage et dédommage les maîtres. » Le deuxième groupe qui demanda de l’aide fut celui des habitants pauvres des villages de Corse et le troisième vit le jour avec l’ordination sacerdotale de deux jeunes Oblats à qui leur âge tendre avait fait demander une dérogation. Le libellé titrait : Lettre de Rome. Dispense d’âge pour nos frères Rolleri et Bellon.

    Depuis, rien n’a changé du soin particulier des Oblats et des Associés envers les plus pauvres. Ils font retentir aux oreilles de ceux qui souffrent l’invite particulière de Jésus Christ : « Venez à moi vous qui peinez… » ((Matthieu 11, 28)

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