EN COMMUNION AVEC CEUX QUI NOUS ONT PRECEDES

Les constitutions et les règles d’un groupe approuvé dans l’Église sont les moyens par lesquels ce groupe exprime l’Évangile selon le charisme donné par Dieu. C’est pourquoi ils sont souvent qualifiés de «règle de vie». Eugène était convaincu que tous ceux qui vivaient fidèlement selon la règle, notre expression oblate de l’Évangile, se trouvaient dans la plénitude du Royaume de Dieu après leur mort.

Anniversaire douloureux de la mort de notre cher p. Suzanne. J’avais dit hier, jour semi-double, messe de requiem pour lui. C’était plutôt un soulagement à mon chagrin, et pour la consolation de faire cet acte solennel de communion avec ceux qui nous ont précédés, que par la pensée que ce bienheureux missionnaire, mort en prédestiné, eût besoin de mes suffrages. J’en dirais autant de tous ceux que j’ai vu mourir dans la congrégation

Journal d’Eugène de Mazenod, 31 janvier 1837, EO XVIII

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Une réponse à EN COMMUNION AVEC CEUX QUI NOUS ONT PRECEDES

  1. Denyse Mostert dit :

    EN COMMUNION AVEC CEUX QUI NOUS ONT PRECEDES…
    « Eugène était convaincu que tous ceux qui vivaient fidèlement selon la règle, notre expression oblate de l’Évangile, se trouvaient dans la plénitude du Royaume de Dieu après leur mort. » (Frank Santuci)

    Journal d’Eugène de Mazenod, 31 janvier 1837

    On sait combien Eugène a été bouleversé par la mort de Marius Suzanne. La mention qu’il en fait dans son Journal traduit la peine encore vive lors du premier anniversaire de décès de même que le soulagement apporté par la messe de Requiem en communion avec les Oblats défunts de la Congrégation qu’il tient déjà pour sauvés.

    Cette manière d’envisager l’après-deuil ressemble fort à ce qui se vivait dans les villages de jadis. Une foule nombreuse était présente à la Messe de Requiem ainsi nommée car on y chantait le célèbre « Dies irae, dies illa » qu’il fallait vraiment envisager dans la foi pour ne pas sombrer dans le désespoir. Il fallait se rendre à la fin de l’hymne pour reprendre courage avec l’invocation : « dona eis requiem » implorant le repos pour tous nos défunts.

    J’aime penser au chemin que prend aujourd’hui la méditation chrétienne. La mort, toujours le passage obligé pour tous les humains, s’envisage maintenant sur un fond de Confiance qui rend moins dure la séparation.

    Au fil du temps, j’ai appris à l’apprivoiser. Jamais facile en aucune circonstance, le grand vide de l’absence se vit différemment pour chacun. Le deuil de Pierre, mon mari ne s’effacera jamais mais il s’est coloré des couleurs de la tendresse et de sa présence à mes côtés. Non, je n’ai pas tenté de la conversation post mortem; mon bon sens m’a toujours retenue loin des recherches morbides à ce sujet.

    La méditation me fait communier au Seigneur, au ciel, à la terre et à tout ce qui existe dans notre monde. En Église, nous redevenons un seul corps avec lequel il est juste et bon de louer Dieu et d’équilibrer certaines facettes de nos vies. L’Espérance chrétienne est au bout du chemin.

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