MON POSTE EST ICI

René Motte décrit, ci-dessous, dans quelle situation se trouve St-Eugène:

“À cette époque, Mgr de Mazenod avait perdu ses droits civils parce qu’il avait accepté l’épiscopat sans l’autorisation du gouvernement français. Il ne réagit pas en termes négatifs, prétextant qu’il n’avait plus d’obligations à Marseille, qu’il aurait pu quitter la ville comme l’avaient fait ceux qui avaient assez d’argent pour se garantir une sécurité à la campagne. Bien au contraire, il est conscient que le Seigneur l’appelle à rester avec les pauvres, «mon poste est ici». De plus, son ministère d’évêque l’invite à conférer la confirmation aux malades qui ne l’ont pas reçue. Sa foi dans le rôle du Saint-Esprit en toute vie chrétienne l’invite à se mettre à la disposition de tous, pour leur assurer le don de l’Esprit Saint. Il est fidèle à cet appel malgré le danger de contagion.”

“Épidémies de choléra” dans https://www.omiworld.org/fr/lemma/epidemies-de-cholera-fr/ 

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One Response to MON POSTE EST ICI

  1. Denyse Mostert says:

    En 1835, seconde attaque de choléra à Marseille, elle sera moins longue mais tout aussi nocive que la précédente. Le biographe Rey situe le nombre des morts à 84 chaque jour et à 25 à 30 000 personnes prises de panique qui s’enfuient de la ville.

    Eugène de Mazenod, qui a perdu ses droits civiques à la suite de sa nomination épiscopale non acceptée par le gouvernement civique aurait pu faire valoir cette situation et quitter Marseille à son tour. Bien au contraire, sa foi lui dicte d’y demeurer pour venir en aide à la population. « Mon poste est ici » pourra-t-il s’écrier, d’autant plus qu’étant évêque, il se sent obligé de secourir les pauvres et, en sa qualité d’évêque, de conférer la confirmation aux malades qui ne l’ont pas reçue.

    Au P. Casimir Aubert, il écrira : « Il a fallu pourvoir aux besoins les plus pressants […] J’ai donné deux missionnaires à Saint-Laurent. Le Calvaire fait plus que le service d’une paroisse; on s’adresse volontiers aux missionnaires. Nos occupations, mon cher fils, se multiplient tous les jours davantage. Je me suis couché hier à deux heures après minuit. Notre sollicitude est à son comble à cause de la recrudescence de l’horrible maladie qui afflige notre ville. Il a fallu pourvoir aux besoins les plus pressants. »

    Ainsi Mgr de Mazenod ne se contente pas de beaux discours, il agit et exhorte à agir. Il a son franc parler qui ne lui attire pas que des sympathies… L’évêque de Marseille ne se contente pas d’ordonner des prières, il organise un dévouement concret pour le soutien effectif des pauvres. (*)

    Une seule chose peut faire qu’Eugène demeure constant dans sa sollicitude, c’est sa grande Confiance au Saint Esprit qui guidera le choix des mesures obligatoires et ramènera bien des âmes à Dieu.

    Il faut ici prendre conscience que se trouver sous la mouvance du Seigneur ne vient en aucune manière édulcorer les difficultés de la tâche. « C’est un authentique pasteur qui a le souci de la vie spirituelle et matérielle de son peuple. » conclut le site Oblat en terminant son étude. On ne peut qu’applaudir à cette affirmation.

    (*)https://www.omiworld.org/fr/lemma/epidemies-de-cholera-fr/

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