LE CHAMP ME SEMBLE SI VASTE ET SI FERTILE, QUOIQUE RECOUVERT DE RONCES

Une fois la décision prise, Eugène écrivit à l’évêque d’Ajaccio pour la communiquer.

Je ne me dédis point de l’engagement que j’ai pris avec vous de vous seconder de tout mon pouvoir dans la grande mission que vous avez à remplir dans le diocèse que la divine Providence vient de confier à vos soins. J’ai remercié Dieu mille fois d’avoir donné à ce peuple un premier pasteur tel que vous, parce que je connais l’étendue du mal et parce que je sais aussi tout ce que l’on peut attendre de votre piété, de votre zèle et de la sollicitude qui vous presse pour vos malheureuses ouailles, abandonnées depuis si longtemps.
Le champ me semble si vaste et si fertile, quoique recouvert de ronces que, si je n’étais encore que simple prêtre, je ne céderais à personne l’honneur de me donner à vous pour vous aider à le défricher; mais ce que je ne puis faire moi-même, d’autres le feront pour moi.

Lettre à Mgr Casanelli d’Istria, 19 septembre 1834, EO XIII n 83

C’est l’appel des plus abandonnés qui continue de motiver la famille Mazenodienne:

C’est l’appel de Jésus Christ, perçu en Église à travers les besoins de salut des hommes, qui réunit les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée. Il les invite à le suivre et à prendre part à sa mission par la parole et par l’action.

Constitutions et règles d’OMI, C 1

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Une réponse à LE CHAMP ME SEMBLE SI VASTE ET SI FERTILE, QUOIQUE RECOUVERT DE RONCES

  1. Denyse Mostert dit :

    « LE CHAMP ME SEMBLE SI VASTE ET SI FERTILE, QUOIQUE RECOUVERT DE RONCES… »

    1834, situation de l’Église en Corse. « Le diocèse surabondait de prêtres, au moins mille pour une population d’à peine deux cent mille habitants. Beaucoup vivaient cependant dans leurs familles, en habits laïques, sans emploi par manque de formation. Le séminaire, fermé pendant la Révolution, n’avait pas été réouvert. » (*)
    1834. Eugène de Mazenod a mille raison de répondre affirmativement à Mgr Casanelli d’Istria. Un grand séminaire s’impose qui permettra de former de meilleurs prêtres pour la mission.

    « Je ne me dédis point, écrit-il, de l’engagement que j’ai pris avec vous de vous seconder de tout mon pouvoir dans la grande mission que vous avez à remplir dans le diocèse que la divine Providence vient de confier à vos soins. »

    Connaissant l’étendue du mal et confiant en l’Évêque d’Istria, il peut anticiper les résultats que la « piété, (le) « zèle et la sollicitude » des séminaires nouveaux apporteront aux « malheureuses ouailles, abandonnées depuis si longtemps. »

    Ses remerciements au Seigneur ne l’empêchent pas d’évoquer l’étendue du mal et d’avouer avec quelle joie il serait entré lui-même dans une bataille que son rang dans l’Église lui interdit. Renoncement encore comme tout ce qu’il offrira à Dieu qui se chargera de le faire fructifier à sa manière.

    Ceci me fait penser aux paroles du Christ souffrant : « Non pas ma volonté, Dieu, mais ta volonté. » (Luc 22:42)

    (*) https://www.omiworld.org/fr/lemma/ajaccio-grand-seminaire-fr/

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