IL Y A 200 ANS:   UNE PRIÈRE POUR LE RÉALISME

A la veille de contracter un grand engagement pour le reste de mes jours, je rentre en moi-même…

Ainsi commence le journal d’Eugène pour le jour de prière en préparation de l’oblation pour la vie qu’il s’apprêtait à faire en tant que religieux avec vœux.

En entrant dans une évaluation de lui-même, il effleure le thème constant de ses retraites durant ses années passées : son manque de concentration comme résultat d’être souvent démesurément étendu dans ses engagements et ses activités.

A la veille de contracter un grand engagement pour le reste de mes jours, je rentre en moi-même pour m’humilier devant Dieu du peu de progrès que j’ai fait dans les voies de la perfection, pour gémir amèrement de la difficulté que j’éprouve pour sortir de l’état habituel de tiédeur dans lequel je suis tombé depuis qu’obligé par devoir de m’occuper beaucoup des autres, je me suis presqu’entièrement oublié moi-même.

Retraite d’un jour, pendant la retraite de la communauté, le 30 octobre 1818,
E.O. XV n. 148

Il se sent tiède à la lumière des idéaux de feu exprimés dans les précédents sommets de sa vie – toujours reliés avec la grâce de vouloir être totalement centré sur Dieu.

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Une réponse à IL Y A 200 ANS:   UNE PRIÈRE POUR LE RÉALISME

  1. Denyse Mostert dit :

    On sait avec quel enthousiasme la plupart des chrétiens commencent une retraite préparatoire à un grand événement. Un chemin « sur mesure » va enfin leur être proposé qui les rendra de plus en plus aptes à annoncer le Royaume de Dieu. Mais on sait aussi quel soin lui apporter lorsqu’il préside au choix de toute une vie.

    Eugène ne peut que réfléchir profondément à l’engagement qu’il va prendre. Aimer Dieu et son Église au service des plus démunis n’est certainement pas la route la plus facile à suivre en cette France du 19ième siècle où les persécutions font partie du quotidien.

    Le fondateur sera-t-il capable de vaincre l’état habituel de tiédeur dans lequel il est tombé depuis qu’ «obligé par devoir de [s]’occuper beaucoup des autres, [il considère s’être entièrement] oublié lui-même » ? Peut-être ira-t-il jusqu’à évaluer leur impact réel sur son état intérieur ! Voici là une entreprise bien difficile car qui est capable de répartir justement la part de Dieu et/ou celle des hommes dans ces rapports sinon Dieu lui-même ?

    Seule la Confiance répondra-t-elle à ses inquiétudes. Peut-être Eugène choisira-t-il de se fier aux paroles de Mathieu : « on reconnaît l’arbre à ses fruits » et rendra-t-il grâce à Dieu pour les fruits visibles de l’apostolat des Missionnaires Oblats.

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