+ CH. JOS. EUGENE, EVEQUE D’ICOSIE

La première lettre d’Eugène, immédiatement après son ordination épiscopale, fut pour son oncle l’évêque Fortuné, qui était à l’origine de cette ordination. Signant pour la première fois, “+ Ch. Jos. Eugène, évêque d’Icosie », il exprime son affection pour son vieil oncle.

S’il m’eût été permis de suivre l’impulsion de mon cœur, en descendant de l’autel, j’aurais pris la plume pour vous rendre mon premier hommage et vous répéter les paroles que je venais d’adresser à l’Evêque consécrateur qui me représentait votre personne: ad multos annos. Il me tardait aussi de vous témoigner ma reconnaissance, et de vous exprimer les sentiments de mon affection filiale qui n’a pas pu s’accroître, mais que j’ai sentie bien vivement au milieu même des abondantes consolations spirituelles qu’il a plu au Seigneur de répandre dans mon âme en ce jour mémorable. Oh! ça été un grand chagrin pour moi et le sujet, j’espère, de beaucoup de mérites que d’être privé du bonheur d’être consacré par vous et entouré de toute ma famille et de nos chers amis.
En votre absence réelle, j’ai tâché d’y suppléer en esprit en m’unissant à vous dans les prières que vous avez tous dû faire pour moi.

À Mgr Fortuné de Mazenod, évêque de Marseille, 14 octobre 1832, EO XV n 168

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Une réponse à + CH. JOS. EUGENE, EVEQUE D’ICOSIE

  1. Denyse Mostert dit :

    Voici Fortuné de Mazenod assuré de l’aide officielle de son neveu, devenu évêque d’Icosie. Il sera le premier à recevoir un message du nouvel ordonné.

    « + CH. JOS. EUGENE, EVEQUE D’ICOSIE », Eugène fera dorénavant précéder sa signature d’une +. À l’École libre, comme on appelait l’École paroissiale, nos premiers jambages étaient précédés de ce signe comme d’ailleurs les devoirs écrits des six années primaires. Coutume qui se perdait d’ailleurs dès le début des études secondaires, ce qui ne l’a pas empêchée de demeurer en ma mémoire comme l’offrande à Dieu du travail que nous allions accomplir.

    Comme il en a été pour sa famille, Eugène laisse le champ libre à ses sentiments.
    « Il me tardait aussi de vous témoigner ma reconnaissance, et de vous exprimer les sentiments de mon affection filiale qui n’a pas pu s’accroître, mais que j’ai sentie bien vivement au milieu même des abondantes consolations spirituelles… »

    Dans cette affection, le Seigneur occupe la place qui lui revient. On sait combien oncle et neveu en auront besoin pour traverser un inconnu plutôt menaçant.

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