JE N’EN SUIS PAS A DEVENIR MEILLEUR MAIS A DEVENIR BON

Pourquoi entrer en période de retraite ? Le zèle et le désir d’Eugène d’être « tout à Dieu » ne pouvaient pas s’arrêter à une demi-mesure de devenir meilleur. C’était du tout ou rien pour lui : une conversion totale à Dieu. Pour lui, la vie était un processus de conversion continue  – et un temps de retraite destiné à renouveler totalement le sacrifice de sa propre personne.

5° Je partirai de ce principe qu’il s’agit cette fois d’une retraite de conversion et non point de perfection, c’est-à-dire que je n’en suis pas à devenir meilleur mais à devenir bon.

Résolutions de Retraite, octobre 1831, EO XV n 162

Il était en train de renouveler la résolution qu’il avait prise vingt années plus tôt, à l’époque de son ordination sacerdotale :

Vous plaire, agir pour votre gloire, sera mon occupation journalière, l’occupation de tous les instants de ma vie. Je ne veux vivre que pour vous, je ne veux aimer que vous et tout le reste en vous et par vous.

Notes prises au cours de la retraite de préparation à l’ordination sacerdotale, décembre 1-21, E.O. XIV n.95

C’est ce que nous entendons par “oblation” dans notre famille mazenodienne.

Ce contenu a été publié dans Uncategorized. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à JE N’EN SUIS PAS A DEVENIR MEILLEUR MAIS A DEVENIR BON

  1. Denyse Mostert dit :

    « Je partirai de ce principe qu’il s’agit cette fois d’une retraite de conversion et non point de perfection, c’est-à-dire que je n’en suis pas à devenir meilleur mais à devenir bon. » Eugène de Mazenod : Résolutions de Retraite, octobre 1831.

    En quelques mots, il m’enlève un grand souci. Dans le Lévitique 11 on peut lire « Car je suis l’Eternel, votre Dieu; vous vous sanctifierez, et vous serez saints, car je suis saint ». Même conseil dans Luc 6: « Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. » qui se retrouve un peu partout au travers des Écritures.

    Ce fut pendant longtemps un idéal inatteignable pour moi. Je partais munie du désir le plus sincère d’accéder à la sainteté. Petit à petit, des imperfections s’y glissaient quelque effort que j’ai pu faire. Parfois je pleurais « comme une madeleine », disait une chanson de mon enfance. À d’autres, je traînais un élan battant de l’aile. Jusqu’au jour où j’ai pris conscience que Dieu ne demandait rien d’impossible à ses enfants. Armée d’une patience qui se bâtissait jour après jour, j’ai appris la confiance. Foi, humilité et persévérance, voici bien les critères à intégrer dans nos efforts quotidiens.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *