NOUS DEVONS COMBATTRE LES ERREURS MODERNES AVEC DES ARMES MODERNES

En cette ère de «Fake News» fausse nouvelle et subjectivisme, il est très important de relire ce commentaire de Saint Eugène au supérieur du Scolasticat, où des jeunes oblats se préparaient pour leur future mission.

Je ne saurais trop recommander de ne jamais négliger l’étude, je ne dis pas seulement de la théologie et de la philosophie, mais des belles-lettres aussi. Il faut combattre les erreurs du siècle avec les armes du temps. Je suis toujours plus étonné de voir tant de jeunes gens dans les rangs ennemis écrire si bien, avec tant d’art et de talent, pour soutenir le mensonge et les déceptions de toute espèce. Il faut se rompre même à ce genre de combat. Que l’on sache bien sa langue, qu’on s’exerce à la manier. Ce sera un temps bien employé. Faites sortir du feu de la pierre; il faut frapper pour cela, l’étincelle n’est produite que par le choc.

Lettre au P. Jean Baptiste Mille, 3 Janvier 1831, EO VIII n 377

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Une réponse à NOUS DEVONS COMBATTRE LES ERREURS MODERNES AVEC DES ARMES MODERNES

  1. Denyse Mostert dit :

    On ne peut se tromper sur les paroles d’Eugène de Mazenod. « Combattre les erreurs avec les armes du temps…faire sortir du feu de la pierre… frapper pour cela, l’étincelle qui n’est produite que par le choc… », voici les mots adressés au P. Jean-Baptiste Mille alors supérieur de la nouvelle maison de Billens à qui il reproche de prêcher trop souvent et « par conséquent négliger ses devoirs de supérieur et de formateur. » (*)

    Un langage du 19ième siècle pour des situations difficiles qui se répètent d’année en années. Nous voici de plein pied dans un de nos problèmes contemporains. Je pense particulièrement à ces jeunes qui décrochent de leurs études se préparant ainsi un avenir où ils incapables de défendre efficacement des opinions divergentes. Ne voilà-t-il pas une incitation aux parents et autres éducateurs de veiller avec soin sur l’éducation de ceux qui leur sont confiés.

    (*) (Lettres aux Oblats en France, 1831-1836, Écrits oblats I, volume 8, n ° 420, p.

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