LA FORCE DANS L’ÉPREUVE

Malgré toutes les mauvaises nouvelles venant de France, sa préoccupation pour la sécurité de ses proches et l’état précaire de sa santé, c’était la relation d’Eugène avec Jésus qui était la source de sa force.

J’ai trouvé, mon cher ami, votre lettre du 17, en revenant de ma petite course. Quoique je m’attende chaque jour à de plus mauvaises nouvelles, quand elles arrivent il est impossible de se défendre d’une profonde impression de tristesse, surtout quand les chagrins domestiques viennent surcharger le fardeau déjà si lourd à porter. Je vous dirai pourtant que je ne me décourage pas, et que je suis affligé sans être abattu. Il me semble que Notre Seigneur nous aidera par sa grâce à supporter toutes nos peines.

Lettre au P. Tempier, 23 août 1830, EO VII n 359

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Une réponse à LA FORCE DANS L’ÉPREUVE

  1. Denyse Mostert dit :

    Eugène ne se cache pas la réalité. Situation en France difficile, « soucis domestiques » et santé défaillante sont au centre de ses préoccupations.

    Comment en effet ne pas être inquiet alors qu’on appréhende les nouvelles à venir, qu’on craint pour la sécurité des siens et que la maladie condamne à l’immobilité ? Humainement le découragement menace.

    Il faut prier, dira-t-on alors. Prier oui, mais tourner ses regards vers le Seigneur tout en sachant bien qu’il ne se manifestera pas comme un coup de baguette magique. Accepter la manière dont il viendra à notre secours. Croire qu’il sera à nos côtés pour nous aider « par sa grâce à supporter toutes nos peines ».

    En fait, la confiance est un travail en commun. Dieu n’attend que notre appel à l’aide et il nous faut être docile aux intuitions qu’il nous inspire.

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