DÉFIER UNE MENTALITÉ QUI DÉTRUIT LE BIEN

L’examen de sa vie conduit Eugène à une situation particulière à son temps après la révolution française. Plusieurs ordres religieux ont été détruits, exterminés – et avec eux cette contribution particulière, spirituelle et humanitaire, à cette société qui était la leur.   Eugène voyait les Oblats compenser en partie cette perte par leurs valeurs spirituelles. (cf par exemple,  http://www.Eugènedemazenod.net/fra/?p=1178)

Aujourd’hui, bien que la situation ait changé, la réflexion d’Eugène nous invite à identifier certaines des valeurs divines concernant la dignité de la vie que notre société a détruite ou ignorée  – et à compenser leur absence en les adoptant par notre style de vie et notre spiritualité.

Une seconde considération prise encore dans la fin de notre Institut me mettra à même de découvrir beaucoup d’omissions à ma grande honte. C’est que nous sommes appelés à remplacer autant qu’il est en nous les divers Ordres religieux qui ont été détruits par la Révolution. De là à quelle perfection ne sommes-nous pas appelés? à la perfection propre à chaque Ordre supprimé. Il n’est pas possible d’embrasser la perfection d’une manière plus étendue. Voilà la fin de l’Institut. Quel sujet de confusion pour moi de l’avoir si mal compris. Quelle matière pour mon examen! 

Examen de conscience, octobre 1826, EO XV n 157

Malheureusement, les pages suivantes de ce document révélateur n’existent plus.

 

“ Les idéologies nouvelles, caractérisées par un individualisme diffus, un égocentrisme et un consumérisme matérialiste affaiblissent les liens sociaux, en alimentant cette mentalité du ‘ déchet ‘, qui pousse au mépris et à l’abandon des plus faibles, de ceux qui sont considérés comme ‘ inutiles’.”

Pape François, Message de la Journée Mondiale de la Paix 2014.

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One Response to DÉFIER UNE MENTALITÉ QUI DÉTRUIT LE BIEN

  1. Denyse Mostert says:

    Examen de conscience, octobre 1826

    Pendant la Révolution française, plusieurs ordres religieux ont disparu. Quelle devait être alors l’attitude des congrégations épargnées ? Pour Eugène, la réponse ne fait aucun doute. « …Nous sommes appelés à remplacer autant qu’il est en nous les divers Ordres religieux qui ont été détruits par la Révolution…. « L’avoir si mal compris » devient alors un de ces péchés par omission auxquels accorder l’importance qui leur revient.

    Voilà une situation que je ne peux m’empêcher de comparer à celle qui sévit au Québec. Révolution en moins, il est évident que notre Église traverse elle aussi bien des remous.

    À ce sujet, quelques extraits d’un article de Jérôme Martineau dans la Revue Notre-Dame-du-Cap. Il y est question des fermetures d’églises devenues chez nous monnaie courante. Et il s’interroge : « Est-ce que la foi a disparu pour autant ? »

    Là où le Fondateur appelait les siens à « à remplacer autant qu’il est en [eux]” les divers Ordres religieux qui ont été détruits par la Révolution, Jérôme Martineau conclut : « Ce n’est pas tant l’église qui doit être au coeur de nos préoccupations, mais bien l’Église-communauté des croyants. C’est elle seule qui peut témoigner de la présence vivifiante de Jésus… Seul l’humain a été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. C’est à la survie de l’humanité que nous devons avant tout consacrer nos énergies. »

    Dans un cas comme dans l’autre, il est question de ne pas nous laisser piéger par «les idéologies nouvelles» contre lesquelles le pape François nous met en garde.

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