Ô JÉSUS, VIVANT EN MARIE, VIENS VIVRE EN MOI

À propos de la formation spirituelle d’Eugène, Lubowicki écrit :

Jean-Jacques Olier, fondateur du séminaire, a élaboré une spiritualité dans laquelle il mettait en relief le fait que le prêtre est un alter Christus17, et donc quelqu’un qui suit le Christ en tout, même dans sa relation à Marie. Un des principaux motifs qui a porté monsieur Olier à la dévotion mariale a été «le désir d’entrer dans les sentiments de notre Seigneur à l’égard de sa bienheureuse Mère»18. C’est pourquoi les Sulpiciens veillaient à ce que chacun des prêtres formés par eux puisse dire: «Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi» (Ga 2, 20). Marie était présentée comme le modèle de cette attitude, puisque le Christ a habité en elle dans le sens le plus plein du mot. Dans la spiritualité du séminaire, «honorer Marie» signifiait donc contempler en elle la vie de Jésus et voir à ce que Jésus habite en nous comme il habitait en Marie. La meilleure expression de cette spiritualité mariale christocentrique semble être la prière O Jesu vivens in Maria19 qui était récitée après la méditation. On peut dire que les idées qu’elle contient constituent l’essence de la spiritualité mariale sulpicienne et c’est en elle qu’Eugène a été formé.

Casimir Lubowicki, “Marie” dans le Dictionnaire des valeurs oblates, http://www.omiworld.org/dictionary.asp?v=10&vol=1&let=M&ID=1113

Eugène voulut que cette prière fût récitée tous les jours chez les Oblats, et elle est devenue une partie de notre tradition spirituelle :

O Jésus, vivant en Marie,
Viens vivre en nous,
Dans la sainteté de ton Esprit,
Dans la perfection de tes voies,
Dans la vérité de tes vertus,
Dans la communion à tes mystères,
Maîtrise en nous toute puissance ennemie,
En ton Esprit Saint, la gloire du Père. Amen
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Une réponse à Ô JÉSUS, VIVANT EN MARIE, VIENS VIVRE EN MOI

  1. Denyse Mostert dit :

    1808 et suivantes : Séminaire Saint Sulpice

    Le chemin vers Marie est plus qu’amorcé lorsqu’Eugène de Mazenod entre au Séminaire. Avec le P. Olier, elle va prendre une couleur définitive, humaine et divine à la fois. Humaine car il est bien connu que « les amis de nos amis sont nos amis « , et divine, puisqu’ elle introduit dans le mystère du salut.

    Pour le Supérieur du Séminaire, « le prêtre est un alter Christus, et donc quelqu’un qui suit le Christ en tout, même dans sa relation à Marie. » Qui mieux que Jésus peut dire de façon plus éloquente celle qui l’a suivi jusqu’au bout ? Qui plus que Marie peut nous faire connaître celui à qui elle a voué sa vie ?

    Par Jésus à Marie et par Marie à Jésus ! Le Sauveur et celle qu’on appeler co-rédemptrice… Celle qui a dit : « Je suis la servante du Seigneur » et le dernier cri du crucifié : « Que ta volonté soit faite »… Et entre ces deux pôles, des vies qui avancent vers le même but.

    Nous voici loin d’une dévotion douçâtre aux émotions à fleur de peau. Jésus et Marie, c’est quelque chose de fort, de définitif c’est grande joie et douleur profonde. Jésus et Marie, c’est l’histoire d’un amour qui réconcilie terre et ciel. C’est le crucifié nous donnant sa mère parce qu’avec lui et en elle, tout demeure possible.

    Jésus et Marie, c’est difficile à dire l’un sans l’autre … C’est impossible à séparer…

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