LA CONGRÉGATION DE LA JEUNESSE N’AVAIT PLUS À CRAINDRE LA RÉPRESSION, NI LES MEMBRES ET LEUR PERSÉCUTION DIRECTEUR

Au cours de la maladie d’Eugène, Napoléon avait été forcé d’abdiquer et le roi Louis XVIII monta sur le trône. Cet événement marqua la fin de la persécution de l’Église commencée au cours de la Révolution française, et la fin des dangers de la police auxquels ils s’étaient heurtés comme Congrégation de la Jeunesse.

Dans l’intervalle de la dernière séance à celle-ci, il s’était passé bien des événements. La France avait changé de face, et la sainte religion de nos pères reprenant tous ses droits sous la paisible domination de notre légitime Souverain, la Congrégation n’a plus à craindre de revers, ni les congréganistes et leur Directeur de persécution.
Sachons remercier le Seigneur de cette insigne faveur par un renouvellement de zèle et d’application pour remplir tous nos devoirs. Le premier bienfait que nous devons à cette heureuse et inattendue régénération, c’est de pouvoir faire nos exercices religieux sans contraste et à découvert, leur donner plus d’étendue et de publicité

Journal de la Congrégation de la Jeunesse, le 15 mai 1814, E.O. XVI

This entry was posted in JOURNAL and tagged , . Bookmark the permalink.

One Response to LA CONGRÉGATION DE LA JEUNESSE N’AVAIT PLUS À CRAINDRE LA RÉPRESSION, NI LES MEMBRES ET LEUR PERSÉCUTION DIRECTEUR

  1. Denyse Mostert says:

    1789 : Révolution française. Depuis ce jour la France est secouée de toutes parts par le plus sauvage des séismes. Tout doit sauter de l’ancien Régime pour être remplacé par des critères nouveaux… dont une multitude de Français de toutes conditions va faire les frais.

    À l’instar de tant de nobles, Eugène et sa famille ont dû prendre le chemin d’un long exil. C’est un jeune homme de 20 ans qui va rentrer en France et être touché par « les ravages sociaux et moraux » de l’anarchie partout présente. C’est aussi ce qui va donner naissance à la Congrégation de la Jeunesse.

    Le 15 mai 1814, Eugène note simplement : « La France avait changé de face, et la sainte religion de nos pères reprenant tous ses droits sous la paisible domination de notre légitime Souverain, la Congrégation n’a plus à craindre de revers, ni les congréganistes et leur Directeur de persécution ».

    La sobriété des mots m’impressionne. Ils nous disent, avec une évidence incontestable, l’attachement du prêtre envers une religion à laquelle il était dangereux d’afficher son appartenance et le soulagement du missionnaire devant « la paisible domination » qui va permettre à la Congrégation de respirer, enfin à l’abri de tant de dangers desquels elle a eu à se prémunir.

    Je ne peux manquer d’établir un parallèle entre ces mots d’une concision quasiment lapidaire et la manière dont Eugène parle plus haut de sa période de maladie. Il s’étend très peu sur ses difficultés personnelles. C’est surtout le comportement admirable des jeunes de la Congrégation qu’il va décrire. Comme il va tabler sur l’ère de paix qui va permettre à la « sainte religion de nos pères, de reprendre tous ses droits ».

    Et à travers ces récits, se dessinent la persévérance sans failles et le « zèle pour les âmes » de notre Fondateur.

    Ses derniers mots n’ont-ils pas parlé de ce souci des autres, dans la plus grande charité ? Un héritage que nous ne pouvons refuser… avec la grâce de Dieu.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *