DEMEURER CENTRÉS

Eugène visait à former ces jeunes hommes en un corps qui serait une force pour le bien dans la ville. Aussi longtemps qu’ils étaient impressionnables, durant leurs années de formation, il était important qu’ils soient protégés des gens qui pourraient avoir une influence négative sur eux. Aussitôt qu’ils étaient capables de se tenir sur leurs propres pieds, ils pourraient alors affronter avec courage le pouvoir du mal et devenir une force pour le bien dans leur société.

ils éviteront aussi, autant qu’ils le pourront, la compagnie des méchants, persuadés qu’il n’y a qu’à perdre beaucoup avec des gens qui ne craignent point Dieu, leurs mauvais exemples étant souvent pernicieux, ou au moins, étant propres à refroidir la charité et l’esprit de piété.

Règlements et Statuts de la Congrégation de la Jeunesse, 1813, p. 20

 

Il leur dit aussi une parabole: « Un aveugle peut-il guider un aveugle? Ne tomberont-ils pas tous les deux dans un trou? »   Luc 6:39

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Une réponse à DEMEURER CENTRÉS

  1. Denyse Mostert dit :

    Eugène de Mazenod le sait, l’exemple est entraînant. Et il est extrêmement logique de recommander aux Congréganistes encore débutants d’éviter le plus possible les influences pernicieuses.

    Voici des jeunes gens qui veulent donner un solide coup de barre à leur vie. Ils ont découvert Jésus Christ et la beauté de son message . Ils vont se plier désormais à une existence régulière, à des rencontres formelles, à des enseignements et à un Règlement qui n’a rien d’une sinécure. De tout ce programme, les effets ne peuvent qu’être bénéfiques. Ensemble, ils vont grandir, viser toujours plus haut.

    De là à ressentir le besoin normal et parfois prématuré d’annoncer Jésus Christ à ceux-là dont la vie est désordonnée et sans but, il n’y a qu’un pas. Mais qu’ils retrouvent au-dehors d’anciens camarades à la conduite douteuse et les voici susceptibles de se transformer en moutons de Panurge. Eugène de Mazenod le sait : tout comme le bon, le mauvais exemple entraîne et la pente ascendante parcourue peut tout à coup se muer en chute plus profonde encore qu’elle ne l’était. D’où ce conseil express d’éviter « autant qu’ils le pourront, la compagnie des méchants ».

    Un conseil pour tous les temps dont nous pouvons faire notre profit ! Ne demeurons-nous pas toute notre vie des chrétiens en devenir, fragiles en face des tendances envahissantes ? Tout comme c’était le cas en 1813, notre société foisonne de tentations subtiles et invitantes. Que devient notre foi dans un environnement plus souvent hostile qu’à son tour à toute question religieuse ? Avons-nous le courage de nous singulariser par une vie que nous essayons de rendre conforme à l’Évangile ? Ne serait-il pas au contraire facile, voire même agréable, de se laisser aller à un relativisme nonchalant qui pourrait déboucher sur une véritable asphyxie spirituelle ?

    Pas question pour autant de tenir pieusement notre foi à l’abri de tout risque venant du dehors. Pas question de nous dérober à Jésus qui nous envoie faire « de toutes les nations des disciples… ». Simplement faire de notre mieux pour garder notre vie cohérente avec son enseignement… Tout en sachant qu’il est avec nous « tous les jours jusqu’à la fin du monde. (Mt 28 :19-20)

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