MA VOCATION EST D’ÊTRE LE SERVITEUR ET LE PRÊTRE DES PAUVRES AU SERVICE DESQUELLES JE VOUDRAIS ÊTRE EN MESURE DE CONSACRER TOUTE MA VIE

Quatre semaines plus tard, Eugène commence son sermon du dimanche de carême pour les pauvres, dans l’Église de la Madeleine, avec une expression de sincère gratitude à ses auditeurs pour la façon dont ils ont été réceptifs au message qu’il a prêché.

Quand nous montâmes pour la première fois sur cette chaire de vérité nous vous témoignâmes les craintes que nous avions que notre peu d’habitude de la langue provençale ne fût un obstacle au fruit de nos instructions.
Enhardis cependant par le désir de vous être utile, nous mîmes toute notre confiance dans le Seigneur et notre espérance n’a pas été trompée, puisque l’expérience nous prouve que la parole s[ain]te qui vous est transmise par notre ministère est accueillie avec empressement.
Que Dieu en soit béni, mes frères, et la joie que j’en ressens est si grande que je ne puis m’empêcher de vous la témoigner.
Est-ce pour m’en glorifier? À Dieu ne plaise, et périsse à jamais une pensée aussi injurieuse à Dieu, seul auteur de tout Bien, que nuisible et pernicieuse à l’insensé qui pourrait s’y complaire. Je n’ai d’autre droit qu’à vos prières, et tout ce que je mérite c’est d’être montré [du] doigt comme un misérable pécheur. Mais appelé par ma vocation à être le serviteur et le prêtre des pauvres au service desquels je voudrais être à même d’employer ma vie toute entière, je ne puis pas être insensible en voyant l’empressement des pauvres pour entendre ma voix;

Instruction familière sur la confession, prêchée en pro­vençal, le quatrième dimanche de carême, [28 mars] de l’année 1813 E.O. XV n. 115

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Une réponse à MA VOCATION EST D’ÊTRE LE SERVITEUR ET LE PRÊTRE DES PAUVRES AU SERVICE DESQUELLES JE VOUDRAIS ÊTRE EN MESURE DE CONSACRER TOUTE MA VIE

  1. Mostert Denyse dit :

    Qui aurait cru qu’un homme au caractère entier, aux initiatives inédites et à la persévérance reconnus pourrait, comme la plupart d’entre nous, s’être posé des questions sur ses entreprises ?

    Voici pourtant bien Eugène de Mazenod tel qu’il apparaît dans les mots adressés en 1813, à des gens dans le besoin de comprendre la Parole de Dieu qui leur est destinée. C’est en toute simplicité qu’il avoue : « Quand nous montâmes pour la première fois sur cette chaire de vérité nous vous témoignâmes les craintes que nous avions que notre peu d’habitude de la langue provençale ne fût un obstacle au fruit de nos instructions. »

    Et c’est aussi clairement, qu’il exprime ensuite « une joie si grande » d’avoir été non seulement compris, mais encore reçu avec « empressement ».

    Nous voici loin de l’attitude silencieuse et effacée qu’on nous recommandait devant toute réussite ! Sans cesse, nos maîtres dressaient devant nous le spectre de ce funeste orgueil toujours rôdant pour nous conduire à notre perte éternelle !

    Dans un très beau poème, Charlie Chaplin écrit : « Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment… Aujourd’hui je sais que ça s’appelle Estime de soi ».

    Jésus lui-même ne nous parle-t-il pas de lumière dont la fonction est d’éclairer ? On peut donc en conclure que tout don reçu est fait pour reconnu et être partagé.

    Alors, la « grande joie », « l’estime de soi » qu’ils nous procurent ne pourraient-elles se muer en prière de reconnaissance pour l’action divine en nous ? Une prière qui, à la suite de saint Eugène, nous ferait dire : « Que Dieu en soit béni »

    Qui aurait cru qu’un homme au caractère entier, aux initiatives inédites et à la persévérance reconnus pourrait, comme la plupart d’entre nous, s’être posé des questions sur ses entreprises ?
    Voici pourtant bien Eugène de Mazenod tel qu’il apparaît dans les mots adressés en 1813, à des gens dans le besoin de comprendre la Parole de Dieu qui leur est destinée. C’est en toute simplicité qu’il avoue : « Quand nous montâmes pour la première fois sur cette chaire de vérité nous vous témoignâmes les craintes que nous avions que notre peu d’habitude de la langue provençale ne fût un obstacle au fruit de nos instructions. »

    Et c’est aussi clairement, qu’il exprime ensuite « une joie si grande » d’avoir été non seulement compris, mais encore reçu avec « empressement ».
    Nous voici loin de l’attitude silencieuse et effacée qu’on nous recommandait devant toute réussite ! Sans cesse, nos maîtres dressaient devant nous le spectre de ce funeste orgueil toujours rôdant pour nous conduire à notre perte éternelle !
    Dans un très beau poème, Charlie Chaplin écrit : « Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment… Aujourd’hui je sais que ça s’appelle Estime de soi ».
    Jésus lui-même ne nous parle-t-il pas de lumière dont la fonction est d’éclairer ? On peut donc en conclure que tout don reçu est fait pour être partagé.
    Alors, la « grande joie », « l’estime de soi » qu’ils nous procurent ne pourraient-elles se muer en prière de reconnaissance pour l’action divine en nous ? Une prière qui, à la suite de saint Eugène, nous ferait dire : « Que Dieu en soit béni »

    Qui aurait cru qu’un homme au caractère entier, aux initiatives inédites et à la persévérance reconnus pourrait, comme la plupart d’entre nous, s’être posé des questions sur ses entreprises ?
    Voici pourtant bien Eugène de Mazenod tel qu’il apparaît dans les mots adressés en 1813, à des gens dans le besoin de comprendre la Parole de Dieu qui leur est destinée. C’est en toute simplicité qu’il avoue : « Quand nous montâmes pour la première fois sur cette chaire de vérité nous vous témoignâmes les craintes que nous avions que notre peu d’habitude de la langue provençale ne fût un obstacle au fruit de nos instructions. »

    Et c’est aussi clairement, qu’il exprime ensuite « une joie si grande » d’avoir été non seulement compris, mais encore reçu avec « empressement ».
    Nous voici loin de l’attitude silencieuse et effacée qu’on nous recommandait devant toute réussite ! Sans cesse, nos maîtres dressaient devant nous le spectre de ce funeste orgueil toujours rôdant pour nous conduire à notre perte éternelle !
    Dans un très beau poème, Charlie Chaplin écrit : « Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment… Aujourd’hui je sais que ça s’appelle Estime de soi ».
    Jésus lui-même ne nous parle-t-il pas de lumière dont la fonction est d’éclairer ? On peut donc en conclure que tout don reçu est fait pour être partagé.
    Alors, la « grande joie », « l’estime de soi » qu’ils nous procurent ne pourraient-elles se muer en prière de reconnaissance pour l’action divine en nous ? Une prière qui, à la suite de saint Eugène, nous ferait dire : « Que Dieu en soit béni »

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