TRAVAILLEURS, QUI ÊTES-VOUS?

Après avoir fait retentir la déclaration : « Chrétiens, connaissez votre dignité, avec saint Léon je vais vous appeler participants de la nature divine », Eugène s’adresse maintenant à diverses catégories de pauvres gens en leur montrant comment, à la lumière de ce que Dieu leur apprend à être, ce que le monde pense d’eux, et comment la façon dont elle les traite est contraire à ce qu’ils sont vraiment : « plus précieux aux yeux de Dieu que toutes les richesses de la Terre. »

Interrogeons le monde. Il répondra d’après les préjugés, code insensé qui sert de règle à leur vie, sur lequel, etc., d’après lequel il prononce, etc.
Artisans, qu’êtes-vous selon le monde? Une classe de gens voués à passer leur vie dans l’exercice pénible d’un travail obscur qui vous met dans la dépendance et vous soumet aux caprices de tous ceux de qui vous briguez la pratique.

Instructions familières en provençal, données à la Magdeleine en 1813. [Notes pour l’instruction préliminaire], E.O. XV n. 114

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Une réponse à TRAVAILLEURS, QUI ÊTES-VOUS?

  1. Denyse Mostert dit :

    Au XXième siècle les différences de classe incontournables imposaient encore des règles à respecter absolument.. Si certaines de ces raisons ont pratiquement disparu aujourd’hui, d’autres ont vu le jour pour justifier un ostracisme qui peut faire tant de mal.

    Ségrégation raciale, jugement catégorisé, opinion hâtive basée encore une fois sur des apparences, sur des façons de vivre … pas besoin d’être couverts de haillons pour en être victime… et parfois en devenir protagoniste. On peut être à la fois l’un et l’autre…Une personne jugée et humiliée peut très facilement poser à son tour des jugements sur ceux qui l’ont brimée. Quelqu’un à la dignité blessée va souvent se défendre bec et ongles contre des catégorisations dénuées d’objectivité.

    Il y a des mises-à-part qui se vivent sans bruit et souvent sous couvert d’une belle civilité. Qui n’a pas eu connaissance de ces « clans » qu’on trouve dans des groupes de toutes allégeances ? Qui n’a pas assisté à la –mise-de-côté de personnes qui ont osé exprimer une opinion différente de la majorité ? Qui n’a pas éprouvé un besoin de faire taire celui-là dont, selon des critères bien personnels, l’existence obscure ne permettait pas de faire entendre sa voix à une classe considérée comme supérieure ? La liste pourrait s’allonger à l’infini.

    « Rien n’est nouveau sous le soleil » lorsqu’il s’agit de la nature des humains ? En apparence pas grand- chose…

    Ce qui par contre peut changer, c’est notre manière d’emprunter le regard de Jésus Christ.. Nous pourrons alors nous reconnaître enfants d’un même Père, que tous nous méritons respect et que nous sommes venus à la vie pour « nous aimer les uns les autres ».

    Utopie ? Non. Mais cheminement qui prend toute une existence.

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