200 ANS: LE JOUR AVANT L’ORDINATION SACERDOTALE D’EUGENE

Il fait 200 ans que dans les jours précédant son ordination sacerdotale, Eugène était en retraite. Il réfléchit sur ce qu’il souhaite pour la retraite, et pour son sacerdoce: se vider totalement “afin que le Saint-Esprit, une fois qu’Il ne rencontrera plus d’obstacles à ses opérations divine, puisse venir se reposer sur moi dans toute sa plénitude, me remplissant entièrement de l’amour de mon Sauveur JC. Les grâces de son chemin de conversion à Jésus le Sauveur et de sa «expérience du Vendredi-Saint » sont clairement reconnaissables ici pour le futur Coopérateur du Christ le Sauveur. Le point central d’Eugène tourne autour de l’amour du Sauveur.

O mon Seigneur, ô mon Père, ô mon amour, faites donc que je vous aime; je ne demande pas autre chose que cela, car je sais bien que c’est là tout. Donnez-moi votre amour

et

Mon Dieu, ce n’est pas assez, et pourquoi ne voudrais-je pas vous aimer autant que vous vous aimez vous-même? Cela est impossible, je le sais, mais le désir n’en est pas impossible, puisque je le forme dans toute la sincérité de mon cœur, de toute mon âme.
Oui, mon Dieu, je voudrais vous aimer autant que vous vous aimez vous-même; voilà comment je prétends réparer mon ingratitude passée.

Notes de retraite avant son ordination sacerdotale, 1-21 décembre 1811,
E.O. XIV n.95

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Une réponse à 200 ANS: LE JOUR AVANT L’ORDINATION SACERDOTALE D’EUGENE

  1. Denyse Mostert dit :

    « O mon Seigneur, ô mon Père, ô mon amour, faites donc que je vous aime; je ne demande pas autre chose que cela, car je sais bien que c’est là tout. »

    Si cette prière cadre parfaitement avec le fougueux jeune homme qui a pris la décision de tout abandonner de sa vie somme toute confortable pour embrasser le Sacerdoce, il faut avouer que ces quelques mots, pris séparément, pourraient donner l’idée d’une vocation désincarnée.

    Il est bon de revenir sur le cheminement du jeune noble rentré d’exil. Eugène de Mazenod coule maintenant des jours confortables parmi la « bonne société » d’Aix-en-Provence. Son but : « une position sûre et prestigieuse dans la société, et l’accès aux plaisirs et aux amusements de la belle vie… » (*)

    Mais voici que, « peu à peu, les ravages sociaux et moraux qu’avait apportés la Révolution française ont [sur lui] un impact profond. Il est ému par la condition désastreuse du clergé et par la profonde ignorance religieuse du peuple qu’il découvre partout. Doté d’un caractère vif et impétueux et rempli de nobles intentions, Eugène prend la résolution de faire sa part pour répondre aux besoins urgents de l’Église. (*)

    C’est à travers des besoins bien concrets et des situations difficiles que le prêtre ordonné le 21 décembre 1811 sera « le serviteur et le prêtre des pauvres. Et, dans son journal de 31 mars 1839, il peut parler en toute sérénité de sa vocation. « Vocation qui m’appelait à me dévouer au service et au bonheur de mon prochain que j’aimais de l’amour de Jésus-Christ pour les hommes. »

    Oui, Eugène de Mazenod peut rendre grâce à Dieu. Parce que l’ardent désir d’aimer Dieu de la veille de son ordination a pris la dimension de l’amour partagé, de l’amour total. Et qu’il demeure aujourd’hui encore la raison d’être de la grande famille mazenodienne.

    (*)http://omiworld.org/content.asp?sezID=&catID=0&artID=2&pag=2

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