L’OBLATION : CRÉER UN LIEN DE COMMUNION ENTRE DES PERSONNES SUIVANT LE MÊME CHEMIN VERS DIEU

Ma pensée fixe fut toujours que notre petite famille devait se consacrer à Dieu et au service de l’Église par les vœux de religion.

La difficulté était de faire goûter à mes premiers compagnons cette doctrine un peu sévère pour des commençants, dans un temps surtout où l’on avait perdu la trace de cette tradition, au sortir aune révolution qui avait dispersé, et je dirai presque détruit, tous les ordres religieux.
Je m’en ouvris pourtant au premier d’entre eux, le P. Tempier, que j’avais choisi pour mon directeur et qui m’avait pris pour le sien. Il fut charmé de cette proposition, qui répondait à ses propres pensées, et nous convînmes, M. Tempier et moi, de donner suite à ce projet.
Je ne trouvai pas M. Deblieu si docile à cette bonne inspiration; l’indigne Icard avait été chassé dès le retour de notre première mission; je ne sais où se trouvait en ce moment le bon Mye, vraisemblablement en mission quelque part, car c’était pour lui un besoin d’être toujours en action.

Rambert I, p. 187

La consécration offrait un lien avec Dieu, un lien et un attachement entre ceux qui avaient franchi ce pas.

Dans la « petite famille » d’Eugène, son idéal élevé était partagé par Henri Tempier, mais pas par les autres au début. Ses premiers compagnons n’avaient certainement pas encore atteint l’état idéal de perfection qu’il souhaitait pour eux maintenant et alors (Voir ci-dessus les entrées du 12 février et du 3 mars 2011)

L’impatient Eugène allait avoir à attendre encore deux autres années avant que les autres fussent prêts à faire ce pas immense !

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Une réponse à L’OBLATION : CRÉER UN LIEN DE COMMUNION ENTRE DES PERSONNES SUIVANT LE MÊME CHEMIN VERS DIEU

  1. Denyse Mostert dit :

    Comme il en est pour le commun des mortels, rien ne fut offert à Eugène de Mazenod sur un plateau d’argent . Fonder une Congrégation unie par des vœux religieux à une époque « où l’on avait perdu la trace de cette tradition … [et] presque détruit, tous les ordres religieux » était loin d’être œuvre de tout repos.

    Situation unique dans l’histoire que cette Révolution française marquée par sa violence et ses bains de sang ! Qui me fait toutefois penser à une autre Révolution dite tranquille vécue dans notre Québec au cours du 20ième siècle si proche encore et qui, elle aussi, a laissé bien des traces.

    Chez nous, on peut parler de baisse de pratique religieuse, de vocations de plus en plus rares en même temps que d’une orientation générale tournée vers le matérialisme le plus effréné. Inutile d’élaborer sur un sujet que nous ne connaissons que trop bien.

    Sans applaudir aux difficultés qui ont présidé la formation de « la petite famille » des Missionnaires de Provence, n’y a-t-il pas lieu de s’émerveiller de la ténacité d’Eugène et de son ami Henri Tempier « à faire goûter à [leurs] premiers compagnons cette doctrine un peu sévère » ?

    On peut dire du 4ième vœu de persévérance des Oblats de Marie Immaculée qu’il a pris sa source dans une expérience souvent très difficile. Comme eux, n’avons-nous pas, nous chrétiens de 2011, le même besoin d’idéal partagé pour demeurer fidèles dans notre cheminement vers Dieu ?

    N’est pas alors le temps de redire avec saint Paul : « la valeur éprouvée produit l’espérance ; et l’espérance ne trompe pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos coeurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. » (Rom. 5.4,5)

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