LE BONHEUR DE MA DOUBLE PATERNITÉ

Eugène a écrit dans son journal personnel :

Ordination de notre excellent frère Bellon…
Nous ne saurions trop bien augurer du ministère de cet enfant de bénédiction, qui non seulement n’a jamais mérité le moindre reproche depuis qu’il est entré dans la congrégation, mais qui a constamment donné à tous ses confrères, soit dans le cours de son noviciat, soit pendant son oblationnat, l’exemple de la plus exacte régularité, de la fidélité à la règle, et d’une ferveur soutenue.
Nous étions en famille dans la chapelle de l’évêché, où j’ai fait l’ordination, et les sentiments qui animaient cette réunion de frères répondaient au bonheur que me faisait éprouver ma double paternité dans ce moment ineffable où par la communication du don de Dieu et la vertu du Saint-Esprit l’évêque enfante le prêtre.

Eugène de Mazenod, Journal, 25 mars 1837, EO XVIII

Le père des Oblats se réjouit de pouvoir, comme évêque, être l’instrument (« père ») du candidat sur qui on confère l’ordination sacerdotale.

Pour plus de détails sur la vie missionnaire du P. Charles Bellon, consultez https://www.omiworld.org/fr/lemma/bellon-charles-barthelemy-fr/

Ce contenu a été publié dans Uncategorized. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à LE BONHEUR DE MA DOUBLE PATERNITÉ

  1. Denyse Mostert dit :

    Journal d’Eugène de Mazenod, 25 mars 1837. Que du bonheur en ce jour qu’Eugène de Mazenod n’hésite pas à qualifier de : BONHEUR DE MA DOUBLE PATERNITÉ.
    Il s’agit en fait de l’Ordination d’un frère Oblat au nom de Bellon sur lequel les attentes sont des plus encourageantes.

    Eugène possède les mots qu’il faut pour partager la vie de Fr. Bellon qu’il a appris à connaître tout au long de sa vie. « Jamais le moindre reproche… exemple de la plus exacte régularité, de la fidélité à la règle, et d’une ferveur soutenue. » Et Dieu sait les trésors que ce novice hors pair conserve encore dans son cœur !

    C’est un bonheur trop grand pour Eugène semble-t-il. Rien de mieux pour en parler que son affirmation de « double paternité » dont il est si fier. Ce titre qu’il chérit, il le mérite d’autant plus que « son cœur de père » n’est jamais en arrêt pour trouver les paroles de ceux qui vont se confier à lui, comme il l’est aussi pour enseigner et faire aimer le Seigneur et la Congrégation des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée.

    Deux fois père, Eugène de Mazenod mérite ce titre par sa vie remplie de cet Amour de Dieu et sa compréhension à travers les dédales d’une écoute attentive.

    À y regarder d’un peu plus près dans la vie de Charles Barthélemy Bellon, on apprend qu’il « demeura au Calvaire en 1837-1838, comme maître des novices, et aumônier de la maison d’arrêt du palais de justice avant d’être envoyé cette même année au grand séminaire d’Ajaccio où il enseigna le dogme et devint directeur spirituel des séminaristes d’abord, ensuite à Vico où, en 1838-1839, les séminaristes furent envoyés pendant les travaux, puis revient à Ajaccio 1839 à 1843. Il meurt à Bordeaux, le 28 juin 1861.

    On peut dire qu’il fut un « serviteur fidèle » accomplissant de son mieux la tâche de celui qui guide vers leur vocation ceux qui désirent devenir les Messagers du Seigneur. La voie du Seigneur se trouve ainsi reconnaissable dans son obéissance à tout ce qui lui est demandé.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *