SI ON NE TROUVAIT DANS VOTRE MAISON QUE DES PRETRES VIVANT ENSEMBLE, COMME POURRAIENT LE FAIRE DES CURES DU VOISINAGE

Si on ne trouvait dans votre maison que des prêtres vivant ensemble, comme pourraient le faire des curés du voisinage, vous seriez très coupables, à mes yeux, à ceux de la Congrégation et devant Dieu; et ceux à qui vous auriez sacrifié votre vie d’Oblat se retireraient peu édifiés et sans doute trompés dans leur attente.

Je vous recommande donc une grande rigidité sur tout cela. Je ne veux point de politique ni de respect humain. Tout le monde sait qui vous êtes, soyez donc dignes de votre vocation et sachez la relever dans ses moindres pratiques.

Lettre à Bruno Guigues, le 8 octobre 1835, EO VIII n 547

Des mots très forts encore pertinents aujourd’hui. Si un ministère conduit par des Oblats et par des membres de notre famille Mazenodienne ne fait pas montre d’une approche différente, d’une pratique dans l’esprit de notre charisme, alors nous avons manqué le sens de notre vocation.

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One Response to SI ON NE TROUVAIT DANS VOTRE MAISON QUE DES PRETRES VIVANT ENSEMBLE, COMME POURRAIENT LE FAIRE DES CURES DU VOISINAGE

  1. Denyse Mostert says:

    Lettre à Bruno Guigues, le 8 octobre 1835

    SI ON NE TROUVAIT DANS VOTRE MAISON QUE DES PRÊTRES VIVANT ENSEMBLE, COMME POURRAIENT LE FAIRE DES CURES DU VOISINAGE…

    Réflexion sur une probabilité.

    Le titre de cet article sert de motif puissant pour les Oblats d’hier et d’aujourd’hui. À mon avis, ceci ne représente aucune critique envers « les prêtres vivant ensemble » mais une comparaison entre deux vocations différentes. On pourrait en dire autant du clerc vis-à-vis du laïc et encore de la diversité des choix de chaque personne.

    Il est évident que les Oblats s’engagent d’une manière définitive à embrasser une vie plus que parfaite, sans politique ni respect humain. « Je vous recommande donc une grande rigidité sur tout cela », dicte Eugène, et j’y comprends une fidélité dans tous les détails de la vie monastique et missionnaire qu’ils ont choisie.

    Aux religieux qui manquent à leurs vœux le P. Frank Santucci explique bien clairement : « Si un ministère conduit par des Oblats et par des membres de notre famille Mazenodienne ne fait pas montre d’une approche différente, d’une pratique dans l’esprit de notre charisme, alors nous avons manqué le sens de notre vocation » Conclusion : d’autres bontés peuvent en surgir qui ne donneront pas l’idée d’une véritable vocation oblate.

    Laissons Dieu délimiter lui-même les fruits d’une approche missionnaire et contentons-nous «d’être ce que nous sommes » des Oblats et Associés s’efforçant de vivre selon ce à quoi nous nous sommes engagés.

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