CETTE FÉROCE DÉVOTION AUX TRAVAUX DU MINISTÈRE EXTÉRIEUR EST ABSOLUMENT CONTRAIRE AUX RÈGLES

Dans notre mode de vie inondé par le multimédia et multiples tâches, nous avons besoin d’entendre l’appel d’Eugène pour songer à une vie équilibrée et portée vers la spiritualité.

Je vois avec peine que vous vous surchargez de travaux; je n’approuve pas du tout cette méthode, elle a le double inconvénient d’épuiser vos sujets et de les tenir trop longtemps hors de la maison. Il est absolument contraire aux Règles de faire ce service extérieur continuel.

Eugène rappelle au jeune supérieur la nécessité d’un équilibre entre le zèle missionnaire et la vie religieuse, et « être » « le faire »

Laissons de côté toute pensée trop humaine. Si les missionnaires de Lyon sont appelés, que Dieu bénisse leurs travaux. Mais gardez-vous bien de vous forcer pour soutenir la gageure. Au nom de Dieu que l’on rentre dans l’intérieur de la communauté pour s’y renouveler dans l’esprit de sa vocation, autrement s’en est fait de nos missionnaires, ils ne seront bientôt plus que des cymbales retentissantes.

Le supérieur de la communauté a deux outils importants à sa disposition pour le réaliser. Le premier était les Constitutions et Règles qui sont les normes objectives auxquelles ils se sont soumis. Le deuxième était la conférence théologique hebdomadaire qui était souvent une lecture communautaire d’un livre spirituel avec l’objectif d’une croissance spirituelle de la communauté.

La responsabilité pèse sur vous, mon devoir est de vous en avertir. Tenez beaucoup à l’exacte observance des Règles, faites entre autres choses la conférence théologique, souvenez-vous que c’est de rigueur.

Lettre à Bruno Guigues, 27 Mai 1835, EO VIII n 516

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One Response to CETTE FÉROCE DÉVOTION AUX TRAVAUX DU MINISTÈRE EXTÉRIEUR EST ABSOLUMENT CONTRAIRE AUX RÈGLES

  1. Denyse Mostert says:

    Lettre à Bruno Guigues, 27 Mai 1835

    On peut dire d’Eugène de Mazenod qu’il est à la foi un vrai religieux et un homme complet. On le voit se démener pour rappeler aux Oblats la mission qu’ils se sont engagés à vivre, fut-ce dans les conditions les plus difficiles. Par son cœur tout ouvert à l’écoute, le Supérieur sait tout de la situation des siens. Pour les conduire d’une main ferme, il cultive une grande attention aux besoins de ses fils leur rappelant ainsi les vœux auxquels ils ont souscrit lors de leur ordination.

    « Mais gardez-vous bien, leur dit-il, de vous forcer pour soutenir la gageure. Au nom de Dieu que l’on rentre dans l’intérieur de la communauté pour s’y renouveler dans l’esprit de sa vocation… » Et de rappeler la triste image évangélique des cymbales retentissantes…

    Pour ceux qui travaillent à combattre l’épidémie, Eugène préconise les Constitutions et Règles ainsi que la conférence théologique hebdomadaire pour renforcer la spiritualité de chacun. La responsabilité en pèse sur chacun, continue-t-il, et le « devoir personnel du Supérieur est de vous en avertir » continue Eugène parlant alors de lui-même. Que de foi et d’humanité chez cet homme qui a compris que Dieu ne lâchera pas ceux qui comptent sur Lui. « Que je marche ou me repose, tu le vois, tous mes chemins te sont familiers » peut-on lire dans le Psaume 138.

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