DIEU A ÉTÉ GLORIFIÉ PANS LES PRIÈRES PUBLIQUES QUE NOUS AVONS PRESCRITES

Le choléra dévasta Marseille pendant 111 jours, faisant des milliers de morts.

Dieu a été glorifié dans les prières publiques que nous avons prescrites. Les médecins nous avaient annoncé une effroyable recrudescence de la maladie, et voilà que, se moquant de leurs prédictions. Dieu l’a chassée d’un souffle; l’épidémie a entièrement cessé avec la neuvaine d’adoration solennelle du très saint Sacrement. C’est pour moi et pour tous ceux qui ont la foi un miracle évident, plus merveilleux que celui de la résurrection d’un mort. Si le Saint-Père ignore ces choses, vous pouvez lui en parler, assuré que vous serez de demeurer toujours au-dessous de la vérité.
Les deux processions du saint Sacrement, faites le premier et le dernier jour de la neuvaine, durèrent chacune cinq heures. Mon oncle, à cause de ses quatre-vingt-cinq ans, m’a laissé présider ces cérémonies. Il y avait douze mille personnes, des torches à la main, dans la procession; et sur la place, où l’on donna la dernière bénédiction, plus de quatre-vingt mille. Représentez-vous le concert de tant de voix pendant le Tantum ergo, dans cette immense église qui avait le ciel pour coupole, et s’étendait aussi loin que le regard; les larmes inondaient les visages. Dès ce moment, je compris que nous étions exaucés.
… C’est une belle compensation à mes peines que de voir Dieu ainsi glorifié, tant d’âmes converties, et notre ville guérie par ces tout-puissants moyens employés auprès de la miséricorde infinie. 

Lettre à l’évêque Frezza à Rome, le 27 avril 1835, EO XV n 177

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Une réponse à DIEU A ÉTÉ GLORIFIÉ PANS LES PRIÈRES PUBLIQUES QUE NOUS AVONS PRESCRITES

  1. Denyse Mostert dit :

    Les faits sont là qui parlent d’eux-mêmes. Dans une lettre à l’évêque Frezza à Rome, Eugène fait part du typhus qui a de nouveau frappé Marseille depuis 1834, se poursuit en 1835, et la solution que la prière de tout un peuple vient d’y apporter. Il lui demande de faire connaître les faits au Pape si d’aventure ce dernier les ignorait (ce qui entre parenthèse me paraît bien impossible). Et il ajoute : « vous pouvez lui en parler, assuré que vous serez de demeurer toujours au-dessous de la vérité. »

    Et de décrire les deux processions au Saint-Sacrement dont la seconde à duré cinq heures et qu’il a lui-même présidées pour ménager la santé de Mgr Fortuné de Mazenod, son oncle. Il y avait, tient-il à ajouter « onze mille personnes, des torches à la main, dans la procession; et sur la place, où l’on donna la dernière bénédiction, plus de quatre-vingt mille. »

    Et l’invraisemblable se produit : cette recrudescence que les médecins prédisaient si féroce s’arrête dès la fin de la seconde procession au Saint Sacrement.

    « Dieu a été glorifié dans les prières publiques que nous avons prescrites » écrit encore Eugène et Il s’est penché sur la douleur de ses enfants. À la guérison de l’épidémie, s’ajoutent maintenant tant de cœurs convertis en ce Père qui les as sauvés.

    Quelle récompense pour ce prêtre dont la foi n’a jamais démentie et pour ceux qui, un peu partout, ont entendu parler de ce fait. Je pense ici aux Oblats de la Congrégation de Marie Immaculée et à tous ceux à qui, par la suite, la nouvelle sera annoncée.

    Un nouveau Cénacle a eu lieu dont nous, croyants, avons à proclamer les merveilles avec la plus grande assurance.

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