UN DÉSIR DE DEVENIR MISSIONNAIRE PARMI MES CONFRÈRES ÊVEQUES

Mgr de Mazenod, ne pouvant plus rester à Marseille à cause d’un conflit avec le gouvernement, continue à voir le monde avec le regard d’un missionnaire.
À cette époque, c’était seulement les évêques qui pouvaient administrer le sacrement de confirmation, et ainsi, si l’évêque diocésain était malade ou trop âgé pour se rendre dans les endroits les plus reculés, les fidèles étaient laissés sans son soin pastoral.

… J’ai trouvé ici, entre autres un prêtre du diocèse de Valence. Il me disait que l’Évêque n’a pas visité sa vallée depuis douze ans. Mon oncle n’est pas ainsi en arrière. Cela m’a fait naître le désir d’être en quelque sorte missionnaire parmi les évêques mes collègues.

Lettre à Henri Tempier, 22 Mai 1834, EO VIII n 481

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Une réponse à UN DÉSIR DE DEVENIR MISSIONNAIRE PARMI MES CONFRÈRES ÊVEQUES

  1. Denyse Mostert dit :

    Voici une vocation qui sait faire face aux contretemps. Dieu sait pourtant si Eugène en avait son content des difficultés et qu’il aurait pu rester tranquille dans une retraite avant que se tassent les difficultés avec le Gouvernement français. Beaucoup à sa place auraient choisi cette ligne de conduite, mais c’est mal connaître l’évêque d’Icosie dont le cœur et l’esprit continuent à se préoccuper du sort de son Église…

    Dans les limites qui lui sont assignées, il sait remarquer les actions qui pourraient améliorer la vie religieuse des fidèles. Ainsi en est-il de Valence, ville d’Espagne fondée en 138 av. J.C. qui deviendra au Moyen-Àge la capitale du Royaume qui portera son nom. (*) Voici l’endroit où Mgr d’Icosie apprendra l’absence d’un enseignement religieux suivi.

    Le 22 Mai 1834, il rapporte à Henri Tempier les propos d’un prêtre diocésain : « Il me disait, écrit-il, que l’Évêque n’a pas visité sa vallée depuis douze ans… » Il n’en fallait pas davantage pour inspirer le missionnaire que sera toujours avant tout Eugène de Mazenod. Au confident de toujours il va parler de son désir d’être en quelque sorte missionnaire, parmi les évêques (ses) collègues. Sans savoir ce qui se sera passé par la suite, on ne peut qu’admirer une telle pensée.

    Il fallait que j’établisse un parallèle avec le P. Olivier Tremblay, recteur du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, où il avait pu constater le manque de prêtres et sans doute réfléchi au bien qu’il pourrait faire en acceptant la consécration d’ évêque auxiliaire de Trois-Rivières, tout en demeurant Recteur du Sanctuaire.

    La même pensée me vient au sujet de ceux et celles qui voudraient voir leur Église prendre un nouvel essor. Ouvrant leurs yeux et leur cœur, tous pourront comprendre alors la part qui pourrait être la leur au quotidien et/ou dans de plus grandes réalisations.

    (*)https://fr.wikipedia.org/wiki/Valence_(Espagne)

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