LA SEMAINE SAINTE AVEC EUGENE: JEUDI SAINT – L’OBLATION ET LA JOIE DE LA COMMUNION

…nous fîmes nos vœux avec une indicible joie. Nous savourâmes notre bonheur pendant toute cette belle nuit en la présence de Notre-Seigneur, au pied du trône magnifique où nous l’avions déposé pour la messe des présanctifiés du lendemain …

Rambert I, p.187

En lisant la description d’Eugène de la nuit de Jeudi sainte et de leurs vœux, l’on est en mesure de goûter la beauté du geste de l’oblation et son importance pour lui. Tout en parlant de la joie et des heures passées à savourer la profondeur du moment, c’est à une expérience d’intimité avec Jésus dans sa présence eucharistique qu’il renvoie dans d’autres écrits.

Le fait de méditer sur la célébration du premier Jeudi Saint des Missionnaires me fait penser à la prière de Jésus à la dernière Cène, dans laquelle il invitait les apôtres à entrer en communion avec son Père : « Je leur ai révélé ton nom et le leur révélerai, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux et moi en eux. » (Jean 17 :26) Dans l’esprit de la promesse de Jésus le premier Jeudi Saint, à Jérusalem : « Demandez et vous recevrez, et votre joie sera parfaite » (Jean 16 :24) – nous pouvons comprendre quelque chose de la plénitude de joie éprouvée le Jeudi Saint 1816 à Aix en Provence, et la notre aujourd’hui.

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Une réponse à LA SEMAINE SAINTE AVEC EUGENE: JEUDI SAINT – L’OBLATION ET LA JOIE DE LA COMMUNION

  1. Denyse Mostert dit :

    Jeudi Saint à Aix-en-Provence.

    « …Nous fîmes nos vœux avec une indicible joie. Nous savourâmes notre bonheur pendant toute cette belle nuit en la présence de Notre-Seigneur… » raconte Eugène alors qu’il vient, avec Henri de prononcer un vœu d’obéissance mutuelle inusité. De quoi jubiler : engagés envers Dieu qui parlera en chacun d’eux, ils ont maintenant l’assurance d’une double lumière à laquelle aucune résistance ne sera possible.

    Elle est en eux en effet cette indicible joie « que nul ne pourra ravir », (Jean 15-11) celle dont Paul Claudel écrira : « Le chrétien n’a qu’un seul devoir, celui d’être heureux ». Le Pape François quant à lui brosse un tableau bien réaliste du bonheur quand il affirme « que la joie ne se vit pas de la même façon à toutes les étapes et dans toutes les circonstances de la vie, parfois très dure. » (*)

    Il est parfois difficile de reconnaître la joie dans les difficultés qui s’abattent sur nous; la porte demeure ouverte pour un doute toujours aux aguets, notre nature humaine s’y laisserait prendre si le souvenir d’un Jeudi Saint pareil à nul autre ne venait à notre secours.

    Cette veillée de prière nous rappellera aussi la nuit où deux futurs missionnaires au cœur de feu se sont engagés d’une manière bien spéciale. L’Histoire nous dit leur foi, leur bonheur et comment un modeste début est devenu une Congrégation missionnaire qui annoncera le Christ par le vaste monde. Unis avec tous ces artisans du passé et avec les chrétiens d’aujourd’hui, notre prière, devenue universelle, portera à Dieu notre désir de le « faire connaître et aimer ».

    (*)https://viateurs.ca/joie-evangile/

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