IL Y A 200 ANS: GARDER EN VIE L’IDÉAL DES MONASTÈRES DÉTRUITS

Autour de l’année 415 AD, Jean Cassien avait institué le premier ensemble monastique en Europe occidentale à Marseille – une idée qui allait inspirer Benoît à faire la même chose au siècle suivant. Eugène, originaire de Provence, aurait été justement fier de cet évènement et du développement, des succès d’innombrables monastères en France. Mais alors, le Révolution française vint détruire tout cela.

C’est dans le cadre de ce vide qu’Eugène voulait que ses Missionnaires remplissent ce vacuum, et il posa alors comme le deuxième but de la Société :

Article 1. La fin de cette réunion est aussi de suppléer autant que possible au défaut de tant de belles institutions qui ont disparu depuis la Révolution et qui ont laissé un vide affreux dont la religion s’aperçoit tous les jours davantage..

1818 Règle, Première partie, Chapitre premier. De la fin de l’Institut. § 2.
Missions, 78 (1951) p.13-14

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Une réponse à IL Y A 200 ANS: GARDER EN VIE L’IDÉAL DES MONASTÈRES DÉTRUITS

  1. Denyse Mostert dit :

    1818 Règle, Première partie, Chapitre premier. De la fin de l’Institut. § 2.
    Missions, 78 (1951) p.13-14

    Pour saisir toute la portée de l’Article 1 des CC&RR, il importe de le remettre dans son époque alors que le Gouvernement de France livre une bataille féroce contre tout ce qui a trait à la religion. Églises, monastères et écoles confessionnelles figurent évidemment parmi les organismes à détruire. Ceux qui parviennent à garder intact leur attachement à leur religion le font à leurs risques et périls. Eugène de Mazenod a connu toutes les phases de cette persécution. On sait combien il s’est dévoué pour rendre au Seigneur ce qui lui appartenait.

    On sait aussi qu’à un certain moment de sa vie il s’est senti appelé par la vie contemplative. Une attirance vers la vie intérieure qui ne le quittera jamais. Comme en témoigne l’Article 1 des CC&RR de 1818, les Missionnaires de Provence seront donc invités à « suppléer autant que possible au défaut de tant de belles institutions qui ont disparu depuis la Révolution et qui ont laissé un vide affreux dont la religion s’aperçoit tous les jours davantage… » Une mission dans laquelle le spirituel et les services temporels leur seront demandés. C’en est fini du clivage entre pères et frères. Chacun y consacrera sa vie à rétablir le Règne de Dieu.

    Aujourd’hui, tous les Oblats Missionnaires de Marie Immaculée continuent à vivre ainsi leur vie donnée à Dieu. N’est-ce pas là aussi le lot des Associés dont la vie est témoignage de Jésus Christ avec nous ?

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