NOS ACTIONS, NOS SERVICES N’ONT DE PRIX QU’AUTANT QUE NOUS FAISONS CE QUE LE MAITRE DEMANDE DE NOUS

Ce n’est qu’en considérant nos désirs à la lumière de la parole et de la volonté de Dieu que nous aurons la paix et porterons du fruit.

Rien de plus commun, hélas! je le dis en frissonnant que de rencontrer de très grands pécheurs parmi les prédicateurs, les confesseurs et tous ces ministres qui sont livrés aux caprices de leur volonté. Les saints se trouvent parmi les obéissants qui reçoivent modestement leurs missions à d’autres conditions. Au nom de Dieu, exercez-vous dans ces pensées.
Qui que nous soyons, nous sommes des serviteurs inutiles dans la maison du Père de famille. Nos actions, nos services n’ont de prix qu’autant que nous faisons ce que le Maître demande de nous.
Malheur à celui qui dédaignerait les moindres services, parce qu’il se croirait propre aux plus relevés. Son compte serait vite payé. Je dis plus, il aurait bientôt changé de maître: Lucifer pour Jésus-Christ. Croyez-en mon expérience. J’en pourrais citer plus que je n’ai de doigts pour les compter.

A Jean Baptiste Mille, 30 mai 1832, EO VIII n 423

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One Response to NOS ACTIONS, NOS SERVICES N’ONT DE PRIX QU’AUTANT QUE NOUS FAISONS CE QUE LE MAITRE DEMANDE DE NOUS

  1. Denyse Mostert says:

    « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites… » Voici qui me rappelle l’admonestation de Jésus à ceux qui ne jugent la valeur d’un service que sur le « flambant » qui peut en découler. (Math 23)

    Pour le chrétien la clarté s’impose afin que nous rejoigne vraiment la Parole de Jésus. Ce que le pape François vient corroborer. « Dès que quelqu’un se sent un peu plus sûr de lui, écrit-il, il commence à s’emparer de facultés qui ne sont pas les siennes, mais celles du Seigneur. » Pour ajouter aussitôt : « Parfois, je me suis surpris à penser qu’une bonne glissade ferait du bien à certains personnages si rigides. » (*)

    Ne sourions pas de ces propos. Laissons-les plutôt nous habiter. Force sera peut-être de nous y reconnaître. « Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme; mais ce qui sort de la bouche, c’est ce qui souille l’homme ». (Mathieu 15)
    Enseigner Dieu est en effet une merveilleuse faveur. Nous n’en sommes ni plus ni moins dignes que tant d’autres, simplement le Seigneur nous a envoyés. « C’est écrit dans le ciel » dit une chanson populaire. Pas question de s’y dérober mais garder conscience de la faiblesse humaine et que, quelque part, cette vérité est bien susceptible de rejoindre nos attitudes.

    C’est à la fois simple et compliqué. Simple notre condition d’enfant de Dieu qui nous pousse à l’Action de Grâce et compliqué d’y reconnaître que la gloriole peut être aussi notre lot. Nous efforcer d’agir en enfant de Dieu et pour cela remonter à la source, pour encore et encore purifier nos actions.

    (*) Le nom de Dieu est miséricorde – Pape François.

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