JE DÉSIRE PEU DE CHOSES ET JE DÉSIRE FAIBLEMENT LE PEU DE CHOSES QUE JE DÉSIRE

Deux semaines plus tôt, Eugène avait écrit au sujet de ses activités interminables de Vicaire Général de Marseille. Il n’aimait pas ce travail et c’était : “une des plus difficiles pénitences” – Cependant, il fallait le faire et il voyait qu’il devait le faire pour Dieu.  Ceci n’était qu’une ombre passagère qui lui permettait de mieux soutenir la lumière de Dieu.

…Je n’y pense plus parce que, grâce à Dieu, sans être un saint François de Sales ni une sainte Thérèse, je désire peu de choses et je désire faiblement le peu de choses que je désire. Ce n’est pas d’aujourd’hui que la figure de ce monde ne m’apparaît que comme une ombre; il me semble habituellement que je n’ai que quelques jours à vivre, et obligé comme je le suis d’agir du matin au soir, je ne le fais que par devoir, dans la disposition d’un homme à qui une pénitence des plus pénibles est imposée par le Maître à qui toute obéissance est due.

Lettre à Hippolyte Courtès, le 18 février 1832, EO VIII n 415

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Une réponse à JE DÉSIRE PEU DE CHOSES ET JE DÉSIRE FAIBLEMENT LE PEU DE CHOSES QUE JE DÉSIRE

  1. Mostert Denyse dit :

    Le début de ce titre m’a semblé contestable tant est qu’Eugène de Mazenod a désiré et accompli de grandes choses.

    En fait, tout ce qu’il a fait peut se classer parmi les réussites. Fonder une communauté dans un monde où, plus souvent qu’à son tour, la religion est persécutée, tenir tête à la jalousie de son environnement ecclésial, se rendre à Rome pour y recevoir l’Approbation des CC&RR, remplir la promesse à l’Évêque de Rome de le seconder en tout, envoyer des missionnaires en mission ad gentes, voici ce qu’on peut qualifier de réussite. Pourtant, Eugène se trace un bien humble portrait de lui-même.

    « Je désire peu de choses et je désire faiblement le peu de choses que je désire… » écrit-il au P. Hippolyte dans une lettre du 18 février 1832. Trouvez l’erreur car il en y a une. Peut-on accomplir sans enthousiasme de telles réalisations ? La réponse est non. Il faut en avoir une bonne dose pour faire face aux dangers des mille et unes situations qui se présentent. D’autre part, un homme tel que le fondateur ne peut être soupçonné de paroles creuses.

    La réponse se trouve une fois pour tous dans le « fiat » prononcé en même temps que ses vœux religieux, dans le « tout pour Dieu » auquel Eugène ne cesse de se rapporter. Ceci va l’assurer que ces réalisations sont d’origine divine. Ce qui ne lui offre nullement mers et mondes mais au contraire de se sentir « obligé comme je le suis d’agir du matin au soir, je ne le fais que par devoir. » Un devoir devant lequel il ne reculera pas quoi qu’il arrive.

    Réflexion d’un saint mais qui ne doit nous détourner de notre chemin dans l’assurance de l’aide du Seigneur toujours : l’apôtre Paul en était convaincu. Dans sa première Lettre aux Corinthiens, il affirme « Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu » (Paul Corinthiens (1 10.31)

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