COMMENT FAUDRA-T-IL S’Y PRENDRE POUR PORTER QUELQUE REMEDE A DE SI GRANDS MAUX ?

Eugène continue ainsi ses notes de méditation sur sa retraite dans Règles de vie Oblates :

Mais comment faudra-t-il s’y prendre pour porter quelque remède à de si grands maux, car ce n’est pas assez que d’en avoir la volonté.
            « Ils se sont convaincus que si l’on pouvait former des prêtres zélés, désintéressés, solidement vertueux, des hommes apostoliques en un mot, qui, après s’être pénétrés de la nécessité de se réformer soi-même, travaillassent de tous leur pouvoir à convertir les autres, on pourrait se flatter de ramener bientôt les peuples égarés à leurs devoirs trop longtemps méconnus ». Voilà donc ce qu’il faut être pour espérer de réussir.

Notes de retraite, Octobre 1831, EO XV n. 163

Remplaçons, si vous le voulez, le mot “prêtres” par “chrétiens” et relisons le paragraphe. Il y a pas mal plus à méditer que l’on ne pense dans cette déclaration.

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Une réponse à COMMENT FAUDRA-T-IL S’Y PRENDRE POUR PORTER QUELQUE REMEDE A DE SI GRANDS MAUX ?

  1. Denyse Mostert dit :

    Comment s’y prendre pour aider le monde à sortir de l’impasse où il se trouve ?

    En tout premier, prendre connaissance des problèmes existants et comment le monde devient la cible de gens sans consciences. Comment rester insensible devant les images de guerre, les maisons en ruine et tous ces opprimés y laissant leur vie faute de moyens pour leur venir en aide ? Plus près de nous, le mal est également présent, qu’on l’appelle collusion ou encore tout abus de pouvoir vis-à-vis ceux qui ne peuvent se défendre. C’est le temps de s’ouvrir les yeux et de voler au secours des opprimés que nous rencontrons quotidiennement.

    Comme le mentionne Eugène de Mazenod dans ses notes de retraite, notre Église a besoin de « prêtres zélés, désintéressés, solidement vertueux, des hommes apostoliques … » En d’autres mots, Dieu a besoin d’hommes et de femmes qui vont se consacrer à « faire connaître et aimer Jésus Christ » là où ils vivent, à jeter dans la terre le grain que Dieu saura faire germer. Pas évident de se réclamer de Jésus Christ dans un monde qui a décidé de l’ignorer ! Maintes sévices et railleries attendent celui qui osera avancer résolument dans la voie qu’il s’est tracée, des prétendues amitiés pourront disparaître ainsi que des promotions sur les quelles on comptait.

    C’est à la fois le cœur et certaines ambitions par ailleurs bien logiques qui seront touchés par nos choix pour le Christ. Il nous faut malgré tout continuer en comptant fermement sur le secours divin.

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