QU’ILS SE RAPPELLENT CE QUE LA GRACE LEUR INSPIRA

Eugene répond à la question avec les mots de la Préface :

Qu’est-ce qui a déterminé l’établissement de notre Congrégation? Voici ce que m’apprennent nos Constitutions : « L’Église, ce bel héritage du Sauveur…a été ravagée de nos jours d’une manière cruelle. Cette  épouse chérie du fils de Dieu ne lui enfante presque plus que des monstres… Dans cette déplorable situation, l’Église appelle à grands cris les ministres, etc. mais hélas! Il en est peu qui répondent à cette invitation pressante; plusieurs même aggravent ses maux par une conduite répréhensible »
Est-il surprenant que la vue de ces désordres ait inspiré quelque généreuse pensée? Il s’est rencontré des prêtres qui en ont été touchés. «  La vue de ces désordres a touché le cœur de quelques prêtres à qui la gloire de Dieu est chère, qui aiment l’Église ». Qu’ils se rappellent ce que la grâce leur inspira. Il ne s’agissait rien moins que de se dévouer : « ils voudraient se sacrifier, s’il le fallait, pour le salut des âmes ».
Rien n’est au-dessus de ce dévouement, quelle est la conclusion que j’en tire? C’est que rien ne doit paraître difficile, ni trop pénible, quand  on s’est offert pour victimes. Mais comment faudra-t-il s’y prendre pour porter quelque remède à de si grands maux, car ce n’est pas assez que d’en avoir la volonté.

Notes de retraite, 1831 octobre, EO XV n. 163

Ce contenu a été publié dans Uncategorized. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à QU’ILS SE RAPPELLENT CE QUE LA GRACE LEUR INSPIRA

  1. Denyse Mostert dit :

    Le temps a passé. En 1832, Eugène constate la triste situation de l’Église : « cette épouse chérie du fils de Dieu ne lui enfante presque plus que des monstres… » écrit-il. «L’Église appelle à grands cris les ministres, etc. mais hélas! Il en est peu qui répondent à cette invitation pressante; plusieurs même aggravent ses maux par une conduite répréhensible ».

    L’invitation est pourtant bien simple. Consacrés à Jésus Christ, les appelés ont à apporter la vie à tant de gens qui n’ont jamais entendu ou oublié que le seul salut vient de Dieu. Il ne s’agissait rien moins que de se dévouer : « ils voudraient se sacrifier, s’il le fallait, pour le salut des âmes ».

    Mais voilà, rien n’est rarement aussi facile qu’il y paraît. Comment être crédible en annonçant la vie en Jésus Christ si on n’arrive pas à en donner l’exemple ? Telle était la situation des chrétiens en 1832, tel est notre devoir à tous.

    Plus qu’une simple annonce, les chrétiens ont à faire connaître et aimer le Christ qui a tout fait pour eux. Vivre selon les Évangiles signifie se faire proche des gens. Qu’en nous voyant, les gens comprennent que la peur et la cupidité peuvent céder le pas à un amour bien réel à vivre au quotidien. Il y aura des jours où le confort prendra tout même la première place. Ce sera l’heure de la confiance en Dieu et de notre désir de continuer à aimer selon nos forces recouvrées.

Répondre à Denyse Mostert Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *