PRIERE: DES QUE LE TORRENT SE SERA ECOULE ET QUE JE COMMENCERAI A ETRE SEUL AVEC MOI-MEME

De façon réaliste, Eugène se rend compte que, pour entrer en prière, il doit s’échapper de l’emprise du travail et ses exigences – sinon ses tentatives de prière seront comme une nage contre un courant rapide impossible à vaincre.

3° Me mettre ensuite dans un repos absolu d’esprit et de corps sans m’efforcer de rien produire. Ce serait vouloir remonter un courant rapide avec beaucoup de peine et peu de succès que d’agir autrement au sortir de ce brouhaha, de cette multitude d’affaires de tout genre où je suis enfoncé habituellement.

Il touche là l’essence-même de la prière : la nécessité de travailler à une relaxation mentale et physique pour  “lâcher et laisser Dieu.”

4° Dès que le torrent se sera écoulé et que je commencerai à être seul avec moi-même, je demanderai à Dieu sa grâce pour faire ma retraite avec fruit. J’invoquerai, avec le plus de ferveur qu’il me sera possible, la ste Vierge, st Joseph, mon bon Ange et autres saints.

Résolutions de Retraite, octobre 1831, EO XV n 162

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Une réponse à PRIERE: DES QUE LE TORRENT SE SERA ECOULE ET QUE JE COMMENCERAI A ETRE SEUL AVEC MOI-MEME

  1. Denyse Mostert dit :

    1831 – Parmi ses résolutions de retraite Eugène a beau préconiser une présence absolue devant le Seigneur, il sait qu’une préparation préalable lui sera nécessaire.

    « Me mettre ensuite dans un repos absolu d’esprit et de corps, sans m’efforcer de rien produire [pour] sortir de ce brouhaha, de cette multitude d’affaires de tout genre où je suis enfoncé habituellement », écrit-il dans son journal.

    Viendra alors le moment de la prière pour vivre cette retraite avec fruit et dans la confiance en Dieu-avec-nous. Vive en ces débuts, il peut arriver que celle-ci se retrouve éclipsée par des retours en arrière où nos faiblesses ont tendance à reprendre le dessus. Je sais par expérience quel relief ces pensées peuvent alors prendre dans ces moments de réflexion intense. Et combien il faut d’effort pour continuer à s’appuyer sur la miséricorde de Dieu.

    Prendre pour soi les mots du psalmiste : « Je me confie dans la bonté de Dieu, éternellement et à jamais. » (Ps 52) et comprendre que cela s’accomplira dès lors que nous y mettions du nôtre.

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